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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mai 2015 14:13

    @niQolas_d
     

    L’exemple des Maliens est intéressant. Comme celui des Islandais d’ailleurs. Mais avec tout le respect qui leur est dû, ce ne sont pas des pays qui ont grand-chose à perdre. Je veux dire par là que la France a aussi un rang à tenir, c’est un pays hautement développé et en même temps très populeux, impliqué dans tous les cercles de décision au niveau international. On a beau se plaindre constamment, nous ne sommes pas au Darfour.

    Je ne suis pas contre le fait, par exemple, de tirer les décisionnaires au sort dans tous les compartiments de la politique, mais il faudra s’attendre - au moins pour un temps - à ce que la France chute de son piédestal. Sans compter que les investisseurs la lâcheront comme trop aventurière. Bref, les gens devront aussi s’y préparer. Je ne dis pas que c’est totalement insurmontable, je dis que, sachant cela, peu de gens vous suivront. Et c’est selon moi une évidence.



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 22 mai 2015 09:58

    @alibaba007
     

    1. Sur mes "tics" : c’est un premier essai, et j’espère que ce n’est pas le dernier. Devant une caméra, je ne peux pas encore me hisser au niveau de Chouard et de ces 3456 interventions filmées. Lui-même n’était pas très à l’aise chez Taddéi, et c’est tout-à-fait normal (je ne lui jette pas la pierre), surtout face à Maître Hibou. On ne vient pas parler de l’inanité de notre régime politique comme on vient parler des bienfaits de la cuisine au soja. C’est un sujet que nos "élites" ne tiennent surtout pas à prendre au sérieux, on est facilement ridiculisé et il faut être costaud (en rhétorique notamment... que l’on doit encore à Aristote, désolé) pour l’imposer. Chouard a échoué face à Attali, c’est manifeste.

     

    2. Ce n’est pas tant PY Rougeyron que j’ai défendu dans mes propos que ce qu’il initie, ce qu’il promeut. Consultez le nombre de gens qui lui font confiance et viennent donner une conférence au Cercle Aristote, parcourez un peu les différents champs d’expertise des uns et des autres et essayez donc de trouver le même éclectisme (diversité + profondeur) ailleurs. Quant à la suffisance... il me semble que Monsieur Asselineau n’en est pas dénué.

     

    3. Et puisqu’il faut fatalement parler d’Étienne Chouard : c’est une personne qui m’a l’air tout à fait sympathique, qui a le grand mérite d’éveiller des consciences, et je suis prêt à parier beaucoup sur sa parfaite probité. Au-delà de ça, il fait beaucoup d’impasses, ce qui le déconnecte totalement des réalités. Lui, pour le coup, n’a jamais lu Aristote, c’est une évidence. Il ne s’en réclame que pour certifier que le tirage au sort est d’essence démocratique, point barre. En-dehors de ça, Aristote et son maître sont des "affreux". C’est un peu léger... mais les gens en face de lui sont tout à fait disposés à l’entendre, et c’est le principal. Pourquoi personne ne débat avec Chouard ? Pourquoi ? J’aimerais beaucoup le faire car j’ai beaucoup, beaucoup de choses à lui dire. Et à dire aux gens. Beau-coup. Et puis cela me permettrait par la même occasion d’inciter les gens à lire... à lire de tout, et de la philosophie en particulier. Hansen, Manin et Alain, c’est sympa (je laisse de côté Guillemin, c’est encore autre chose), mais il n’y a pas que ça. Pour comprendre Rousseau, Montesquieu ou Aristote, on ne s’en tient pas à Manin, et surtout pas à ce que dit Chouard de Manin. On les lit directement, dans le texte. C’est chiant, c’est sûr, mais il faut savoir ce que l’on veut : comprendre le monde ou consacrer un nouveau gourou (fût-ce malgré lui).

     

    À vous lire,

    EG



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 21 mai 2015 17:52

    @niQolas_d
     

    Ce n’est pas ce que je veux faire. Nous vivons dans un monde de plus en plus complexifié et les intrications entre champs d’activités sont manifestes. Il est déjà difficile pour un "expert" de cacher qu’il est loin de maîtriser son sujet et vous voudriez me faire croire que c’est à la portée du premier venu, moyennant une bonne formation et un peu de temps devant soi ?

    Comme vous le disiez à peu près, la prise de décision requiert une mise en condition, mais également un savoir particulier. Ce savoir ne doit pas être l’apanage de professionnels, surtout pas (!), mais laisser entendre que le tout-venant, dans nos conditions actuelles de choix de vie libéral, peut s’y adonner sans distinction, c’est pour moi tendre vers l’extrême opposé. Et c’est dangereux. Louable, mais dangereux.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 21 mai 2015 14:38

    @niQolas_d
     

    Pour être plus clair, et en quelques mots, je pense qu’il est important de prendre en compte trois choses :

    1. le vécu, la vie sociale, l’importance des rapports entre les êtres ;

    2. le savoir, la réflexion, à l’abri des empiètements médiatiques ;

    3. le lien d’essence politique entre les deux.

     

    Aujourd’hui, nous subissons le règne des technocrates. C’est une sorte de (2) livré à lui-même, mais appauvri par l’influence des médias et du clientélisme (sans compter le lobbyisme).

    Certains mouvements de contestations - trop radicaux selon moi - prônent un virement de bord vers le (1) exclusif (Chouard), soit par réaction une large confiance dans la base.

    Or les deux importent ! C’est le lien entre les deux qu’il faut renouer, fonder. Nous ne devons pas avoir à choisir entre des gouvernants disposant d’un savoir mais enclins à la malhonnêteté d’un côté, et de l’autre la "décence ordinaire" du peuple qui, devant certains dossiers, se retrouveraient intellectuellement désarmés.

    Je m’y emploie. Dans mon ouvrage.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 21 mai 2015 14:11

    @Gaston Lagaffe
     

    C’est bien noté. Je vous remercie pour cette réponse propre à apaiser les esprits (le mien comme les autres). Je vous souhaite à mon tour une très bonne journée et vous dis à bientôt.

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