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    Étirév 28 septembre 10:56

    ROBESPIERRE (1758 - 1794)
    Présenté à Mme Roland par Brissot, longtemps il fréquenta son salon, s’inspirant de ses grandes idées, mais avec la pensée secrète d’en faire sa gloire personnelle, un marchepied pour arriver au pouvoir, et nul pressentiment ne semble avertir Mme Roland qu’elle recueille un traître, qu’elle réchauffe un ennemi dans son sein, un homme qui, après avoir conspiré avec elle, conspirera contre elle, renversera la puissance de son parti et prendra sa place, et l’enverra elle-même à l’échafaud. Le contraste est frappant entre la bonté de la femme et la perfidie de l’homme.
    Le 10 août, Mme Roland se livra à un mouvement de générosité pour sauver Robespierre.
    Après la journée du Champ de Mars, il fut accusé d’avoir conspiré avec les rédacteurs de la pétition de déchéance, et, menacé comme factieux de la vengeance de la garde nationale, il fut obligé de se cacher. Mme Roland, accompagnée de son mari, se fit conduire à onze heures du soir dans sa retraite pour lui offrir un asile plus sûr, dans sa propre maison ; il avait déjà fui ce domicile ; elle supplia Buzot d’aller aux Feuillants disculper Robespierre, pour elle, pour la liberté qu’ils défendaient ensemble ; il y alla, après avoir hésité un moment.
    Ces trois amis dévoués devaient tomber victimes de l’homme qu’ils s’efforçaient de sauver.
    Quand Mme Roland fut arrêtée et enfermée à Sainte-Pélagie, elle eut l’idée d’écrire à Robespierre, se rappelant l’ancienne amitié qui avait existé entre elle et lui ; elle était malade à l’infirmerie de la prison, pensait à sa fille, à son mari, eut un moment de faiblesse ; un médecin qui se disait ami de Robespierre était venu la voir, il lui parla de lui, peut-être pour lui rapporter les propos qu’il entendrait.
    Elle lui répondit : « Robespierre, je l’ai beaucoup connu et beaucoup estimé. Je l’ai cru un sincère et ardent ami de la liberté. Je crains aujourd’hui qu’il n’aime la domination et peut-être la vengeance. Je le crois susceptible de prévention, facile à passionner, lent à revenir de ses jugements, jugeant trop vite coupables ceux qui ne partagent pas ses opinions. Je l’ai vu beaucoup : demandez-lui de mettre sa main sur sa conscience et de vous dire s’il pense mal de moi. »
    Et cette noble femme, qui ignorait la nature perverse de l’homme, faisait appel à des bons sentiments qu’il n’avait pas, à une conscience droite comme la sienne...
    Elle eut jusqu’à la naïveté de lui écrire, mais elle déchira sa lettre et ne l’envoya pas, mais elle en garda les morceaux ; sa dignité de femme l’avertit à temps qu’on n’implore pas un traître.
    « Robespierre, homme de volonté, sans lumière, ayant toute sa force dans l’instinct, doit être regardé comme l’expression d’une tyrannie populaire dont l’action se réfléchissait dans les moindres comités révolutionnaires ; il n’existait pas d’opinion publique hors de lui, ceux qui avaient le malheur de s’y confier étaient perdus. Tyran subalterne… » (Fabre d’Olivet, De l’étal social de l’homme, p. 334).
    NB : DANTON (1759 - 1794)
    Voyons ce qu’était cet homme que le peuple a glorifié.
    Hippolyte Taine a fait son portrait. Voici ce qu’il en dit :
    « Sans naissance, sans protection, sans fortune, trouvant les places prises et le barreau de Paris inabordable, reçu avocat après des efforts, il a longtemps vagué et attendu sur le pavé ou dans les cafés, comme aujourd’hui ses pareils dans les brasseries. Au café de l’École, le patron, bonhomme en petite perruque ronde, en habit gris, la serviette sous le bras, circulait autour des tables avec un sourire, et sa fille siégeait au fond, comme demoiselle de comptoir. Danton a causé avec elle et l’a demandée en mariage ; pour l’obtenir, il a dû se ranger, acheter une charge d’avocat au Conseil du roi, trouver dans sa petite ville natale des répondants et des bailleurs de fonds. Une fois marié, logé dans le triste passage du Commerce, chargé de dettes plus que de causes, confiné dans une profession sédentaire où l’assiduité, la correction, le ton modéré, le style décent et la tenue irréprochable étaient de rigueur, confiné dans un ménage étroit qui, sans le secours d’un louis avancé chaque semaine par le beau-père limonadier, n’aurait pu joindre les deux bouts, ses goûts larges, ses besoins alternatifs de fougue et d’indolence, ses appétits de jouissance et de domination, ses rudes et violents instincts d’expansion, d’initiative et d’action se sont révoltés ; il est impropre à la routine paisible de nos carrières civiles ; ce qui lui convient, ce n’est pas la discipline régulière d’une vieille société qui dure, mais la brutalité tumultueuse d’une société qui se défait ou d’une société qui se fait…
    « ... Avec de telles dispositions pour jouer un rôle, on est bien tenté de jouer sitôt que le théâtre s’ouvre, quel que soit le théâtre, interlope ou fangeux, quels que soient les acteurs, polissons, chenapans et filles perdues, quel que soit le rôle, ignoble, meurtrier et finalement mortel pour celui qui le prendra. Pour résister à la tentation, il faudrait les répugnances que la culture fine ou profonde développe dans les sens ou dans l’âme ; et, chez Danton, ces répugnances manquent. Ni au physique, ni au moral, il n’a de dégoûts…
    « Supprimez la Révolution, et il y avait des chances pour que Danton devînt un flibustier du barreau, malandrin ou brave dans quelque affaire interlope, finalement égorgé et peut-être pendu. »
    Danton avait tous les défauts des politiciens. C’était un agité, un arriviste, se jetant dans toutes les aventures pour faire parler de lui, faisant de beaux discours avec les idées des autres, donnant au peuple de belles phrases et de belles promesses, attaquant ceux qui étaient tombés, flattant la force, fomentant la plus terrible des révolutions tout en disant dans un fameux discours en latin : Malheur à ceux qui provoquent les révolutions, malheur à ceux qui les font. C’étaient des mots entendus et répétés, et qui étaient en complet désaccord avec ses actes. Il n’avait du reste aucun courage réel, car, lorsque éclata la Révolution, il se montra modéré par prudence, s’absenta lors de la pétition au Champ de Mars pour ne pas la signer, et ne se manifesta que quand il crut pouvoir le faire avec sécurité, prêchant la défense nationale, poussant les autres, préparant les luttes, les laissant réaliser aux autres. Les hommes de ce genre arrivent toujours à gagner une grande popularité. Ce sont des acteurs jouant les héros, et les naïfs s’y laissent prendre.
    Danton était un homme sans idées, ne comprenant pas le grand mouvement de la pensée qui se faisait, mais cherchant cependant à s’en attribuer la gloire. Il ne comprenait pas le grand souffle de liberté qui animait les Girondins ; d’un caractère despotique, comme tous les inférieurs arrivés à des positions supérieures, il flattait les passions du peuple plutôt qu’il ne les dirigeait. C’était un vrai politique, tout le contraire d’un philosophe ; sa liberté, c’est la révolte d’en bas, non l’émancipation de l’Esprit ; c’est pour cela qu’il l’aime à sa manière et se trouve en contradiction avec les Girondins qui la veulent autrement.
    Il n’est pas étonnant, après cela, que Mme Roland ait refusé le concours de cet homme. Elle repoussa la main qu’il lui tendait, disant : « Cette main est tachée des massacres de Septembre… », ces massacres qu’il n’a pas inspirés, dit-on pour le défendre, mais qu’il n’a pas empêchés, alors qu’il pouvait le faire, étant ministre.
    « Danton, écrira Lamartine, on l’achetait tous les jours et le lendemain, il était encore à vendre. »
    Mme Roland avait une antipathie instinctive pour cet homme « d’une laideur repoussante » et dont tout le physique annonce une âme basse et un caractère despotique ; du reste, elle avait été la victime de ses calomnies, car il était, comme tous les médiocres, un envieux, et c’est toujours en avilissant les autres que les inférieurs se vengent de leur infériorité ; il avait, faisant allusion, à la tribune, à l’influence de Mme Roland, insinué qu’elle la devait à son sexe, non à son esprit. Calomnie grossière qui peint l’homme dégénéré.
    Mme Roland ne pardonna pas l’outrage, elle préféra la ruine de son parti au sacrifice de sa dignité. Du reste, les Girondins étaient destinés a être vaincus dans la lutte des partis à cause même de cette aristocratie de l’Esprit qu’ils représentaient…
    (…)
    En relisant cette terrible histoire, on est frappé de deux choses :
    - L’erreur des masses qui glorifient le traître, car Danton trahit l’idée révolutionnaire.
    - L’ingratitude des hommes pour la grande femme qui fit la Révolution.
    Les hommes du XIXème siècle tombés dans la décadence morale et intellectuelle ont statufié Danton, ont perpétué l’horrible masque de l’homme pervers, et ont élevé son image près de l’Abbaye où Mme Roland fut enfermée, alors qu’elle, la grande citoyenne, la plus belle figure de notre histoire moderne, n’a pas sa statue sur cette place où elle souffrit pour la liberté. C’est là une des ironies de l’esprit masculin.
    Donc, ce sont toujours les monstres qui renversent une idée qui sont glorifiés pour l’idée qu’ils ont massacrée. Danton est debout, les générations nouvelles le regardent comme un héros. Mme Roland n’est pas représentée, elle qui fut le plus beau caractère de la Révolution.
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    Étirév 24 septembre 13:36

    « Ce que les catholiques attendent vraiment de la venue du pape en France »
    Qu’on leur disent la vérité !
    L’histoire réelle du Christianisme n’a rien de commun avec le récit qui nous a été donné sous le nom de Nouveau Testament.
    Derrière ce Livre, caché par lui, est l’histoire d’un mouvement de rénovation sociale, grandiose, extraordinaire, d’une haute portée, qui brilla sur le monde pendant deux ou trois siècles, mais qui fut renversé, dénaturé et caché par des faussaires qui en firent une caricature grotesque et voulurent avec cela dominer le monde.
    Dans ce vaste réseau d’intrigues, presque toutes les personnalités ont été dénaturées. Le mensonge a triomphé et la réalité a disparu sous l’amas d’absurdités qu’on lui a substituées.
    La science religieuse des falsificateurs n’a été qu’une collection de mystères, jamais expliqués clairement, mais remplis de sous-entendus et de malentendus, de paraboles obscures, de rapprochements de termes sans signification, de jeux de mots pour les foules avides d’erreurs.
    Il y a cependant, sous ce fatras, quelque chose de grand à étudier.
    Origines et histoire du Christianisme



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    Étirév 22 septembre 18:21

    LES CATHARES (Les Purs)
    La doctrine professée par les Cathares, dans les anciennes provinces de Macédoine et de Thrace, avait été importée par les Pauliciens, Manichéens venus de l’Asie Mineure.
    Ces sectaires firent leur apparition en France au commencement du deuxième millénaire et bientôt se répandirent dans toutes les directions. On les trouve en Aquitaine dès l’an 1010 ; en 1023, on en brûlait 11 à Orléans ; vers 1035, on en trouva une petite communauté à Montfort ; on les brûla. Cent ans plus tard, on en trouvait partout.
    On leur donnait différents noms. Un de leurs principaux centre était Albi ; on les appela Albigeois. Ils furent impitoyablement poursuivis de 1210 à 1228.
    Le Catharisme était une révolte de la conscience et de la raison contre le désordre catholique. S’il ressemble au Manichéisme, c’est qu’il a la même origine : un soulèvement des bons instincts contre l’excès du mal, une réaction contre le désordre social généré par le pouvoir du prêtre.
    L’oppression continue de la meilleure partie de la société sous la tyrannie des grands soulevait (déjà et toujours) l’exaspération des gens intelligents et bons. L’iniquité des lois appuyées par la force aveugle entretenait la pire des souffrances, celle des plus nobles instincts. Les femmes révoltées et outragées refusaient d’être mères pour ne pas donner de nouvelles victimes à la tyrannie.
    En 1025, on trouva des Cathares à Arras. Interrogés par l’évêque sur leur doctrine, ils répondirent « qu’elle consistait à se détacher du monde, à réprimer les désirs de la chair, à vivre du travail de ses mains, à ne faire de tort à personne et à exercer la charité. Nous croyons, ajoutèrent-ils, que, en gardant ainsi la justice, on n’a pas besoin de baptême, et que, si on la viole, le baptême ne sert de rien pour le salut. Ils ajoutèrent que leur religion excluait tout culte extérieur, les bonnes œuvres étant le seul hommage que Dieu agrée ; qu’ils se mettaient fort peu en peine qu’on les enterrât n’importe où et n’importe de quelle manière », les cérémonies des funérailles n’étant, du reste, qu’une invention de l’avarice des prêtres. Quant au mariage, ils ne l’admettaient pas comme sacrement, se passant, pour les unions, de la bénédiction du prêtre. »
    On le voit, à toutes les époques il y a eu des gens sensés. Malheureusement, ce ne sont pas eux qui ont écrit l’histoire ; ils étaient les humbles, les petits, ils étaient même les ignorants, car ils ne savaient pas le latin, ils ne savaient même pas lire, ni écrire, talents rares alors. La science de l’époque, c’était la théologie ; tout le monde appelé savant était perverti par les idées dites chrétiennes, la raison et le courage s’étaient réfugiés chez les ignorants de cette science vaine.
    On prit ces êtres courageux pour des monstres humains. A Orléans, dix chanoines furent convaincus de Manichéisme.
    « Orléans était devenu le séminaire de la secte », dit le moine Glaber.
    Partout ils renaissaient sous différents noms : c’étaient les Bogomiles en Bulgarie.
    Les Cathares dans la Flandre.
    Les Vaudois à Lyon.
    Les Coteaux et les Ruptariens à Bourges.
    Les Publicains dans les Pyrénées.
    Les Bonshommes dans le Bourbonnais.
    Les Agenais à Toulouse.
    Les Brabançons, Navarrois, Basques, Aragonais, etc., et surtout les Albigeois, qui avaient la ville d’Albi pour métropole.
    Pierre, un moine qui écrivit l’histoire des Albigeois, rapporte ainsi l’acte de renonciation qu’on exigeait pour faire partie de la secte des Cathares :
    « Quand quelqu’un se livre aux hérétiques, celui qui le reçoit s’écrie : « Ami, si tu veux être des nôtres, il faut que tu renonces à ta foi entière qu’occupe l’Église romaine. » Lui répond : « J’y renonce. » — « Donc, reçois l’esprit saint des Bons hommes. »
    Ainsi, le néophyte accepte le baptême des hérétiques et renonce au baptême de l’Église. A partir de ce moment, il devient membre de la secte.
    Les Cathares furent condamnés par les Conciles de Toulouse en 1119, de Latran en 1139, de Tours en 1163.
    LES CATHARES AU XIIIème SIÈCLE
    Les Albigeois, par la haine et le mépris qu’ils ressentaient et qu’ils savaient inspirer pour le despotisme catholique, portèrent un coup fatal à l’autorité du pape.
    Une circonstance inattendue donna plus de force encore à l’hérésie des Cathares. Les écrits d’Aristote, récemment retrouvés, commençaient à jeter un jour nouveau dans les esprits et un grand trouble dans les consciences. Cela donna naissance à des idées nouvelles, fort peu conformes à l’esprit de l’Église, et très favorables à la belle doctrine des hérétiques qui envahissaient le Midi de la France.
    Les Cathares auraient certainement triomphé si les armées du Nord n’étaient venues soutenir l’Église et l’aider à noyer dans le sang les doctrines qui avaient si énergiquement résisté jusque-là aux plus affreuses tortures.
    Innocent III, nom ironique, porté par le monstre qui devait faire assassiner tout un peuple d’Albigeois et organiser l’Inquisition ! Il occupa le trône pontifical de 1198 à 1216.
    Dans la croisade contre les Albigeois, il commandait le pillage et le vol, le viol et les orgies des soudards ; cela valut des sommes énormes à la trésorerie romaine.
    C’est pour cette belle entreprise qu’il appela Philippe-Auguste et les armées du Nord à son secours, excitant par la promesse de riche butin le zèle de ces Français du Nord contre leurs frères du Midi.
    Le siège et la prise de la ville de Béziers en 1204, où furent égorgées 60.000 personnes, hommes, femmes et enfants, est une des pages les plus lugubres de l’histoire de l’Église. On égorgeait tout le monde pour être sûr d’atteindre les hérétiques.
    C’est là que fut prononcée par Arnauld Amauri (ou Amalric), abbé de Cîteaux, cette horrible parole : « Tuez, tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. »
    C’est un moine de l’époque, Césaire d’Heisterbach, qui rapporte cette phrase, restée célèbre.
    Simon de Montfort, dans cette terrible guerre, prenait les premiers venus ; il lui fallait des victimes pour assouvir sa rage sanguinaire, et il les exterminait « pour les préserver de l’infection de l’hérésie ». En 10 ans, plus de 400.000 périrent.
    Au fond de ceci se retrouve encore une guerre de sexes. « Béatrice révèle le ciel », disait-on. Simon de Montfort, une brute, trouve que la femme révèle l’enfer. Il meurt d’une pierre lancée par une femme.
    Après Béziers vint Carcassonne. Et c’est ainsi que la Provence, où commençait à se développer une civilisation naissante, où la poésie florissait déjà et promettait tant, se trouva violemment rejetée en arrière.
    Mais, pendant que les prêtres faisaient rage ainsi dans le Midi, l’hérésie remontait vers le Nord. La même année (1204), l’Église condamna, dans le diocèse de Chartres, Amaury de Bène, professeur à la Faculté de Théologie, comme convaincu d’enseigner les idées nouvelles. Mais, s’il succomba, la doctrine qu’il avait répandue ne périt point, et son école alla grandissant.
    Cinq ans plus tard, de nouvelles persécutions furent dirigées contre les Cathares du Nord, et de nouvelles sentences furent prononcées contre eux par le Concile de Paris.
    Ce fut le premier grand drame sanglant dont l’Église donna le spectacle au monde épouvanté.
    C’était du reste la première révolte sérieuse contre les absurdités de la doctrine dite chrétienne et contre le joug de Rome ; ce fut aussi la première tentative d’un retour à la Vérité antique et à la vie simple, suivant les lois de la Nature et de la vraie morale. Si les Cathares avaient triomphé, l’humanité serait entrée alors dans une ère nouvelle, et les huit siècles de souffrances et d’ignorance qui se sont écoulés depuis auraient été un temps de paix et de rénovation.
    Au lieu de cela, l’Église entra dans la période la plus sombre et fonda l’Inquisition.
    Il fallait, dans le sang et la cendre des bûchers, détruire à jamais les bienfaits d’une civilisation douce et affinée qui assurait aux hommes, avec la liberté et la prospérité, la tranquillité d’esprit et le bonheur de vivre.
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    Étirév 22 septembre 10:11

    Supprimer la mémoire collective dissout la nation, laquelle fait alors place au troupeau. Peut-être est-ce cela que cherchent les meneurs occultes du jeu, aux fins d’assurer plus facilement leur domination sur les ilotes modernes dont ils rêvent ?
    « Naomie Klein, dans son livre “La Stratégie du choc”, explique qu’un état de choc ne survient pas seulement après un drame, mais également quand on perd nos repères, notre mémoire collective, ce qui nous a charpentés et qui nous permet de rester vigilants. Or, depuis des années en Europe occidentale, on est prié d’oublier l’État-nation en même temps que notre héritage commun que sont l’hellénisme, la romanité et le christianisme, sous peine d’être suspectés de fascisme ou de racisme par une pseudo-intelligentsia qui roule pour nos prédateurs, les seuls qui ont un intérêt dans le mondialisme.
    « Coupés de Dieu, de la nature, de la famille et du savoir, que nous reste-il comme certitude pour tenir debout ? Les travaux de l’armée américaine sur la privation sensorielle prouve que cela produit une monotonie extrême qui entraîne la perte de toute capacité critique. Donald Hebb, qui a dirigé ces recherches, dira plus tard : “Je n’avais aucune idée de l’arme vicieuse que ça allait devenir.” Le Dr Cameron a poursuivi ces travaux en cherchant à déstructurer l’esprit de ses patients, effaçant tout leur passé, de façon à pouvoir le reconstruire à partir de zéro et y implanter de nouvelles idées. Évidemment, il n’a pas fallu longtemps à la CIA pour s’emparer des résultats et les mettre en pratique !
    « Et il n’est pas besoin d’être Einstein pour se rendre compte que c’est exactement le régime qui nous est appliqué de plus en plus ouvertement. » (Claire Séverac, La Guerre secrète contre les peuples)
    Annick de Souzenelle écrivait que « Pour le plus grand nombre d’hommes et de femmes, la rupture quasi-radicale avec rites, mythes et songes est gravement pathogène. Il me semble que le plus tragique chez l’Homme moderne est d’avoir consommé cette rupture en injectant des informations artificielles dans la mémoire génétique des nouvelles générations : ceci par la voie d’une déculturation systématique et par celle d’une suppression presque totale de la relation de l’Homme au cosmos en tant que personne vivante, mais plus encore par la voie d’une alimentation dénaturée, par un abus de toutes les chimiothérapies (des antibiotiques en particulier) et par l’accumulation des vaccinations (ces dernières empêchant l’enfant de faire les maladies nécessaires à la constitution de son immunité, donc de son identité). À tous les niveaux de réalité s’applique en effet la loi selon laquelle la vie est intégration d’un potentiel d’énergie. L’adulte conscient qui se retourne vers son orient construit son nom et acquiert sa force en réalisant ce potentiel dans ses rencontres avec l’« Adversaire » ; l’enfant, lui, construit son premier « moi » encore inconscient, en même temps que son immunité, en traversant les maladies qui, dans cette optique, le constituent physiquement et psychiquement, et en assumant les épreuves initiatiques qui devraient faire partie de son éducation. Les vaccins se situent alors dans le prolongement meurtrier de l’abolition des rites initiatiques. »
    NB : Le 25 février 2014, un document appelé « Kubark Counterintelligence Interrogation » de 1963 (Interrogatoire de contre-espionnage Kubark), fut déclassifié. Ce document parle de toutes sortes de techniques qui ont été (ou devraient être) utilisées lors des interrogations des « espions ennemis ». Ce qui est intéressant, c’est que le terme « KUBARK » était un cryptonyme utilisé par la Central Intelligence Agency des États-Unis pour désigner la CIA elle-même.
    Ce document contient plus ou moins l’ensemble des conclusions des expériences, faites sur la conscience et la cognition humaine. C’est une sorte de résumé des très nombreuses expériences que nous connaissons sous le nom « MK Ultra », qui trouve ses origines dans les camps nazis des années 30 du siècle dernier.
    Rappelons que la création du programme « MK-Ultra » date du début des années 50. L’ancien nazi, Josef Mengele fut l’un des cerveaux directeurs du projet aux USA. Précisons que dans « MK-Ultra », le M est pour « Mind » (mental), ULTRA pour « Ultra-secret » et K pour « Kontrolle », en référence au fait que ce sont les Allemands qui ont conçu ce programme, financé sous le parrainage de personnages comme John Foster Dulles, l’ancien secrétaire d’État américain, et son frère Allan, ex-directeur de la CIA congédié par le président Kennedy peu avant son assassinat… c’est ce même Allan Dulles que l’on retrouva plus tard sur la Commission Warren qui, après enquête sur « Dallas », conclura au « tireur isolé ».
    Dans ce document « Kubark Counterintelligence Interrogation », on trouve une méthode d’interrogation de la CIA, appelée « La Technique d’Alice au Pays des Merveilles ».
    Le but de la technique dite « Alice au pays des merveilles » ou technique de confusion est de déjouer les attentes et les réactions conditionnées de l’interrogé. Celui-ci est habitué à un monde qui a un certain sens, du moins pour lui : un monde de continuité et de logique, un monde prévisible. Il s’accroche à ce monde pour renforcer son identité et sa capacité de résistance.
    La technique de confusion est conçue non seulement pour effacer ce qui est familier, mais aussi pour le remplacer par l’étrange…
    Cette technique est la même qui est utilisée par la Scientologie. Le fondateur de la Scientologie, L. Ron Hubbard, a beaucoup écrit sur les mécanismes cognitifs impactés par l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles et le voyage à travers la confusion que cette histoire propose. L. Ron Hubbard a fini par poser toute la méthode de recrutement de la Scientologie sur la stratégie de la confusion. Pourquoi ? Car une fois qu’une personne se trouve dans la confusion, elle est beaucoup plus susceptible à se soumettre pleinement à des autorités extérieures, même quand ces dernières sont totalement « fictives ». (Cf site « Y-Files »)
    « Comprenez-le d’avance. Nous allons vous écraser jusqu’au point où il n’y a pas de retour. Vous ne guérirez jamais de ce qui vous arrivera, dussiez-vous vivre un millier d’années. Jamais plus vous ne serez capable de sentiments humains ordinaires. Tout sera mort en vous. Vous ne serez plus jamais capable d’amour, d’amitié, de joie de vivre, de rire, de curiosité, de courage, d’intégrité. Vous serez creux. Nous allons vous presser jusqu’à ce que vous soyez vide puis nous vous emplirons de nous-mêmes. » (George Orwell, 1984)
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