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Étirév

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    Étirév 21 août 15:47

    La matière ou... constitution géologique de la Terre.
    La terre a la même origine que les autres corps célestes. Elle a été d’abord une nébuleuse occupant une immense étendue dans l’espace. Peu à peu, les matériaux qui formaient le centre de la nébuleuse planétaire se sont condensés et le noyau primitif a été sans cesse recouvert de nouvelles couches qui se sont superposées aux plus anciennes.
    Cette formation des astres se renouvelle incessamment. Le ciel est peuplé de nébuleuse, cet état embryonnaire d’un monde.
    Il faut donc renoncer à l’ancienne théorie de Laplace qui expliquait la formation des planètes par une hypothèse qu’aucun fait actuel ne confirme. Or, il ne peut pas y avoir d’exception dans l’Univers, ce qui a eu lieu une fois doit se renouveler souvent.
    La science nous donne des preuves de la formation des astres obscurs par la condensation des matières nébulaires. Un des faits les plus décisifs, à cet égard, c’est la constitution géologique de la terre même. Dans tous les tableaux des formations géologiques, on nous montre que les couches les plus profondes sont formées des matières les moins denses.
    Il y a donc une diminution progressive du degré de condensation des matières du centre à la surface
    Cette progression devrait être en sens inverse si la terre avait été formée par des matières incandescentes refroidies peu à peu et si son centre était encore rempli de matières en fusion.
    Si nous descendons, par la pensée, aussi profondément qu’il soit possible de le faire, vers l’intérieur du globe, nous rencontrons le granit ; c’est la pierre qui règne sous toutes les autres, c’est la plus ancienne de celles qu’il ait été donné de voir, et c’est, en même temps, la plus dure. Les roches feuilletées s’appuient sur ses flancs. Viennent ensuite des chistes, des porphyres, des grés, enfin des marbres à grains salins et autres calcaires sans coquille s’appuyant sur les chistes.
    Telle est la composition des échelons inférieurs de cette terre primitive, sans habitant.
    Il est bien évident que la compression des couches profondes de la terre est due à un mouvement mécanique continu qui s’est exercé, sur elle, pendant qu’elles se formaient, et qui s’exerce encore. Ce formidable mouvement dure depuis l’origine de la terre, par conséquent le noyau central doit être d’autant plus comprimé que, depuis plus longtemps, il subit cette pression.
    En se rapprochant de la surface actuelle on peut observer que les couches les plus récentes sont moins comprimées. Enfin, la couche la plus récente de toutes, la couche superficielle est tout à fait meuble : c’est la terre végétale. Les poussières atmosphériques qui s’y déposent continuent la formation cosmique de la terre, en formant une couche nouvelle qui recouvrira celle sur laquelle nous vivons. Ces matières cosmiques, qui augmentent le volume de la terre, sont les particules qui se déposent dans les habitations sur toutes les surfaces planes. Et si nous n’enlevions cette poussière qui se renouvelle incessamment, nous pourrions, au bout d’un certain temps, mesurer la hauteur de la couche qu’elle formerait, dans un temps donné ; nous pourrions ainsi calculer l’augmentation graduelle de la masse terrestre et, de là, conclure au temps qu’il a fallu pour qu’elle soit arrivée à son volume actuel.
    Cette couche de poussière n’est pas la dernière zone terrestre, après elle nous avons la couche gazeuse qui forme notre atmosphère et dont les molécules, quoique plus éloignées les unes des autres que celles qui composent la matière solide, n’en sont pas moins soumises aussi à la pression des radiations. Cette action est incessante. Si ces effets semblent lents ils n’en produisent pas moins, à la longue, des accumulations considérables.
    Les fossiles incrustés dans les marbres, dans les grès, sont une preuve évidente de la compression constante de la matière sans cette repoussée vers le centre de la terre, et, venant remplir tous les intervalles, tous les interstices, toutes les lacunes.
    Dans les temps modernes on a attribué un grand rôle aux bouleversements terrestres dans les formations géologiques.
    L’esprit de l’homme, perdant de vue l’Univers, s’est confiné dans son petit monde et a voulu y trouver la cause de tout ce qui existe. C’est là une méthode mesquine que la science de l’Univers détruira.
    Les bouleversements terrestres peuvent changer les matériaux de place, mais non pas en augmenter la quantité ; ils dérangent l’harmonie du monde, mais leurs effets portent toujours l’empreinte de leur violence et de leur irrégularité. Aussi ne peut-on jamais reporter à une cause de ce genre les actions régulières comme la formation des couches géologiques.
    L’augmentation lente du volume de la terre par annexion de matières extra-terrestres est un fait qu’on ne peut pas nier. La couche houillère, qui nous représente la surface terrestre d’une époque passée, occupe partout une grande profondeur. Donc, toutes les couches qui la recouvrent sont des formations postérieures, des dépôts de matières accumulées lentement pendant les siècles les plus récents de notre histoire.
    Aussi, du moment où la vie apparaît, ce n’est plus seulement la matière inorganique qui, en se déposant régulièrement et constamment augmente le volume de la terre, c’est encore la substance organisée qui se forme incessamment aux dépens de la matière atomique que la radiation ne cesse de nous apporter et que les êtres vivants absorbent avant qu’elle ait changé d’état.
    Lien : Le Cosmos expliqué par la femme ; étymologiquement « Cosmogonie »



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    Étirév 18 août 08:31

    Le Féminisme bien compris : exemple des Pythagoriciennes et des collèges d’Hétaïre en Grèce.
    Le mot Hétaïre signifie Prêtresse.
    Les Pythagoriciennes destinées à l’Hétaïrisme recevaient une éducation soignée. Les honneurs rendus à ces femmes prouvent qu’elles se rattachaient à une institution sacerdotale, qu’elles possédaient la haute direction morale de la nation et rendaient la Justice. Les modernes ont traduit le mot Hétaïre par Courtisane, mot qui date de François 1er, et ont jeté sur ces femmes remarquables l’outrage et l’infamie, système que les prêtres des religions masculines de la Grèce avaient inauguré les premiers, parce que, prenant leur place pour enseigner les erreurs de leur mythologie qu’elles condamnaient, ils avaient en elles des ennemies implacables.
    La morale de ces hommes vantait l’éphéborastie, en même temps que l’assujettissement sexuel de la femme. Les Prêtresses accusaient les propagateurs de ces mœurs nouvelles de se livrer à des débauches entre eux au lieu d’étudier, avec elles, les lois de la Nature. Cela les irritait, et, comme toujours en pareil cas, ils renvoyaient aux femmes les accusations portées contre eux.
    A l’époque qui nous occupe, l’île de Lesbos était un centre féministe où l’antique science était conservée et enseignée dans un célèbre Collège : Lesbos, centre du monde, disait-on.
    C’est pour discréditer cet enseignement que les hommes en feront un foyer de débauche féminine. La plus célèbre des colonies Ioniennes, Milet, patrie d’Aspasie, partagea avec Lesbos, patrie de Sappho, la célébrité féministe et le privilège de fournir à toute la Grèce de savantes Prêtresses.
    De Lesbos venaient surtout les Hétaïres lettrées et poètes, de Milet les musiciennes et les artistes. L’éducation qu’elles recevaient dans ces Collèges spécialement destinés aux femmes, était remarquable à tous égards. On la divisait en deux branches. On s’y occupait de ce qui concernait le corps (la physiologie), science appelée Gymnastique ; et de ce qui concernait l’esprit, symbolisé par les Muses, de là le nom de Musique donné à tout ce qui est intellectuel, nom qui resta seulement à la musique quand les travaux de l’esprit sombrèrent dans le néant des religions masculines.
    Le mot musique exprimait toutes les sciences des Muses, la philosophie qui comprend l’étude de la Nature, l’histoire, la poésie, l’éloquence et la musique elle-même. Tout cela entrait dans l’éducation sévère des jeunes filles lacédémoniennes, instruites par les Hétaïres qui sortaient des Collèges de Lesbos et de Milet.
    Les hommes de mauvaise foi accusèrent ces savantes de « cultiver la philosophie cynique » parce qu’elles enseignaient la physiologie sexuelle.
    C’est en s’assimilant la loi qui régit le sexe féminin que les hommes produisirent, plus tard, le système épicurien qui ruina la Grèce.
    En Egypte, les Hétaïres étaient des Almechs ; aux Indes, des balladières (d’où bayadères).
    Les Prêtresses d’Egypte avaient une réputation brillante qu’elles s’efforçaient de maintenir dans le monde entier, et c’est ce qui donna tant d’éclat à la science égyptienne.
    Les Hétaïres d’Athènes habitaient le quartier appelé le Céramique, qui était un faubourg qui renfermait le jardin de l’Académie. Là, régnaient des bosquets d’arbres verts, des portiques ornés de statues et d’inscriptions entre lesquels ces Femmes venaient s’asseoir. Les hommes d’élite venaient les y trouver. C’était, en plein air, les salons philosophiques de la Grèce. C’est là que les idées s’échangeaient, que les sentiments se manifestaient, que la vie élégante se déroulait ; elles se promenaient magnifiquement vêtues et résumaient la vie supérieure et élégante de leur époque.
    C’est leur prestige qui rayonnait sur Athènes, où l’on venait comme dans les temps modernes on vient à Paris.
    L’homme qui aimait une femme, n’osant pas le lui dire, inscrivait son nom sur l’un des portiques, en y ajoutant une épithète flatteuse, une phrase courte, et l’on savait ce que cela voulait dire.
    Les Hétaïres n’étaient donc pas les ennemies des hommes, elles étaient des intellectuelles qui voulaient faire respecter leur liberté individuelle, mais elles savaient mêler les sentiments aux choses de l’esprit, elles n’étaient rebelles à aucune manifestation de la nature. Elles ne combattaient que le vice, le mensonge et l’oppression.
    Les hommes politiques, les philosophes, s’attachaient à ces femmes qui les mettaient en valeur. C’est ainsi que Périclès prit pour Maîtresse (c’est-à-dire directrice) Aspasie, une des plus brillantes Hétaïres de la Grèce.
    Périclès voulait briller par la parole, mais le talent lui manquait et c’est Aspasie qui lui préparait ses discours.
    C’est ainsi que les Hétaïres devinrent pour les hommes des Amies, des Compagnes, nom resté comme synonyme de Maîtresse.
    Les Hétaïres étaient les femmes supérieures, et la religion avait institué une fête solennelle en leur honneur, pour glorifier leur mérite.
    Il y avait à Athènes un temple superbe consacré à la Déesse Hétaïra.
    On voit aujourd’hui que les dernières forces de ceux qui tentent de se river à un pouvoir qui leur échappe de plus en plus, sont toutes livrées au brouillard de la confusions dans les esprits et à l’espoir d’une gigantesque guerre mondiale.
    La Grèce antique

    Livres de Femmes



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    Étirév 16 août 10:19

    Réponse à M. Alexandre Astier qui demande « Est-ce que la vie est un scénario très particulier à notre planète ou est-ce que la vie est un truc un peu virale... »
    Voyons donc ce qu’est la vie sur notre planète, quelles en sont les origines, et tentons de savoir si la vie peut exister ailleurs, « près » de nous ou aux confins de l’Univers, et quelles conditions, éventuellement différentes des nôtres, peuvent en permettre la possibilité.
    La Vie



  • 1 vote
    Étirév 15 août 16:19

    Il n’y a pas de « vraie » démocratie.
    Il ne doit y avoir qu’une « élite » intègre et savante, véritable guide de l’humanité.
    Rappelons rapidement les principe de la démocratie pour comprendre pourquoi, sous ce régime, les masses et l’opinion sont plus facilement manipulables.
    La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.
    À propos de la démocratie, René Guénon écrivait : « il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique » qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acception légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, comme nous le disions plus haut, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie », qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue. » (La crise du monde moderne).
    L’égalité c’est la fin d’une race, « tous dégénérés », « tous fous », tous égaux dans la bêtise ou dans la bassesse.
    Envisageons un instant l’histoire des Cathares dont on peut facilement faire un parallèle avec les Gilets Jaunes.
    Alors que la persécution, se déchaîna contre eux, certains furent arrêtés à Vézelay. Le représentant du ministère public, l’abbé Guillaume, se tournant vers le peuple, lui demanda ce qu’on devait faire d’eux : « Qu’on les brûle ! », répondit en chœur cette foule stupide. Après cela, qu’on nous parle de la « vox populi, vox Dei », à moins que ce ne soit du bien et du mal qu’il s’agisse !



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    Étirév 6 août 14:20

    «  Il (Charles Martel) est connu pour sa victoire à Poitiers sur les Arabes qui avaient envahi l’Aquitaine (732). »
    Victoire sur quoi, pour qui ?
    Honoré de Balzac disait : « Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements. ».
    Rappelons que c’est entre 500 et 800 que la civilisation arabe prit un grand développement. On vit s’élever des écoles nombreuses à Damas, Baghdad, Alexandrie, Tripoli, Cordoue et Grenade. L’industrie, le commerce, l’agriculture suivirent le progrès des sciences et s’étendaient partout, en Syrie, en Egypte, dans le Nord de l’Afrique et le Midi de l’Espagne.
    Les Arabes avaient une philosophie qui se développait et qui s’inspirait de la philosophie indienne et de la philosophie grecque.
    C’est à l’influence des Arabes que l’on doit en partie l’exquise éducation du peuple espagnol, qui, pendant la domination arabe, réagit contre la brutalité que le régime masculiniste des Suèves et l’infiltration romaine avaient essayé d’introduire.
    Par conséquent, ces progrès seraient venus vers le Nord s’ils n’avaient été arrêtés à Poitiers par Charles Martel.
    Ce n’est que plus tard que l’influence de l’Orient qui, remontant vers le Nord, vint apporter aux écoles de Paris le germe de toutes les grandes idées nées et cultivées autrefois en Orient.
    C’est ainsi que les écrits d’Aristote, connus et enseignés depuis longtemps dans les écoles de Cordoue et de Séville, furent introduits en France en 1215 par un Espagnol nommé Maurice. C’est à la civilisation arabe que la France doit ses arts, ses sciences, ses mathématiques, son architecture.
    FIN DU 4ÈME SIÈCLE : DU MOYEN-ÂGE À LA RÉVOLUTION

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