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  • Premier article le 04/03/2019
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Derniers commentaires




  • vote
    ezechiel ezechiel 22 avril 2025 21:56

    @yoananda2 "vous condamnez son bûché ou pas ?"

    Oui’ je condamne son bûcher.



  • vote
    ezechiel ezechiel 22 avril 2025 21:53

    @Gollum "En complément sur les parallélismes mq et orientalisme : https://www.persee.fr/doc/intel_0769-4113_2019_num_71_2_1919 https://www.revue3emillenaire.com/blog/tao-de-la-physique-physique-du-tao-entretien-avec-fritjof-capra/"

    "Nous savons maintenant en physique, depuis Heisenberg, que l’idéal classique de l’objectivité scientifique ne peut plus être maintenu. La recherche scientifique implique l’observateur en tant que partici­pant, et cela implique la cons­cience de l’observateur humain."

    Complètement délirant.

    Dans aucun ouvrage scientifique universitaire, l’observateur ou sa conscience n’est nécessaire dans une mesure faite sur un objet quantique, que ce soit dans l’interprétation de Copenhague ou de Bohm !

    Encore un exemple flagrant de détournement de la science pour en faire un enseignement ésotérique exploité par des charlatans afin de tromper les ignares et les crédules !

    Un retour de 1000 ans en arrière dans les croyances à base de magie ésotérique !



  • 1 vote
    ezechiel ezechiel 22 avril 2025 21:34

    @yoananda2 "Quand on pense à toutes les questions ineptes et absurdes que les théologiens et la scholastique se sont posé pendant des siècles..."

    La scolastique a mis fin à l’ésotérisme moniste qui gangrénait les progrès de la science depuis des siècles.

    La science moderne telle qu’on la définit aujourd’hui n’est pas née en Mésopotamie, ni dans la civilisation trois fois millénaire égyptienne, ni dans la Grèce antique, pas même chez les romains, encore moins chez les arabo-musulmans, les perses ou en Chine.

    Elle est née au Moyen-Âge dans les universités catholiques du XIVème siècle. Les premiers à bouleverser l’univers figé d’Aristote sont les calculateurs de Merton, une génération de philosophes et de mathématicien du XIVème siècle formés dans les universités catholiques, en particulier au Merton College à Oxford.

    Thomas Bradwardine (qui deviendra archevêque de Canterbury), John Dumbleton, William Heytesbury et Richard Swineshead, formés au Merton College à Oxford, distinguèrent la cinématique de la dynamique (en mettant l’accent sur la première), et étudièrent la notion de vitesse instantanée. Ils furent les premiers à formuler et à démontrer le théorème de vitesse moyenne (fondement de la loi de la chute des corps) : « un corps se déplaçant à vitesse constante parcourt la même distance qu’un corps uniformément accéléré si sa vitesse est la moitié de la vitesse finale du corps accéléré », longtemps avant Galilée, auquel on continue généralement à l’attribuer.

    Nicole Oresme, évêque de Lisieux et élève de Buridan, est un des premiers à concevoir le principe et l’utilité des coordonnées cartésiennes pour la représentation graphique de phénomènes quantitatifs. La démonstration d’Oresme est le premier exemple connu d’un problème physique modélisé sous forme graphique d’une fonction mathématique

    Le découpage de la trajectoire d’un mobile en petits rectangles est tout à fait révolutionnaire, et annonce l’avènement du calcul infinitésimal appliqué aux sciences, qui ne sera élaboré sous sa forme définitive que trois siècles plus tard, au XVIIème siècle par Newton et Leibniz.

    Ces penseurs du Moyen-Âge ont donc élaboré les prémisses de la science moderne où tous les phénomènes physiques sont décrits par des équations différentielles du calcul infinitésimal (électromagnétisme, mécanique quantique, mécanique du point, physique statistique, relativité, et...).

    Donc c’est bien dans le christianisme catholique du Moyen-Âge, qui n’a donc rien "d’obscurantiste", que la science moderne a commencé à exister, même si elle a subi un énorme coup d’arrêt dans la deuxième moitié du XIVème siècle, lié à la peste noire qui a décimé un tiers de la population européenne.



  • 1 vote
    ezechiel ezechiel 22 avril 2025 21:09

    @yoananda2 "Bruno s’est fait brûler au nom du Dieu d’amour et de miséricorde (ca rappelle une certaine religion de paix et d’amour) pour avoir spéculer sur la magie et les mondes extraterrestres, dont on site aujourd’hui qu’ils existent."

    Giordano Bruno était adepte de l’ésotérisme gnostique de la kabbale juive, un ancien prêtre dominicain hérétique ayant vécu à la fin du XVIème siècle qui a blasphémé contre la Sainte Trinité, Jésus Christ et la Vierge Marie.

    Excommunié de l’Église catholique, il a cependant continué à propager ses hérésies pendant plus d’une dizaine d’années à travers toute l’Europe malgré les avertissements répétés de l’Église.

    Giordano Bruno n’était ni mathématicien, ni physicien, il rejette la trigonométrie naissante, et considérait la rigueur des mathématiques appliquées aux astres et à la nature comme une hérésie et un mensonge.

    Bruno paraît donc d’accord avec Aristote pour faire des mathématiques une science facilement accessible à l’esprit humain mais abstraite, qui ne permet pas de connaître les choses naturelles, et dont la pratique est vaine pour qui cherche à comprendre la substance des chose. Le Cantus Circaeus affirme ainsi l’inutilité de l’abstraction mathématique :

    « Les sujets purement mathématiques ne peuvent être d’aucune utilité, dans la mesure où ils sont abstraits ».

    Pour Giordano Bruno, l’Univers se caractérise par des rapports et des liens magiques, mêlant alchimie et ésotérisme, héritage de théories hermétiques absurdes sans queue ni tête et évidemment non rationnelles, qu’il utilise pour discréditer l’Église Catholique et tromper les bonnes âmes en Europe, dans des ouvrages tout aussi délirants les uns que les autres, comme « De la magie », où il explique comment les démons nous parlent, tout en propageant une doctrine moniste où tous les objets, des pierres aux plantes ont une âme. Ce qui empêche tout raisonnement rationnel et scientifique :

    « Il y a analogie avec la situation de qui désire éveiller l’attention : à une certaine distance, il doit élever la voix, afin que ses propos parviennent par la voie auditive au sens interne de l’autre : alors que de près, il suffit de murmurer à l’oreille. Un démon n’a pas besoin de la voix, ni même du murmure : il pénètre directement le sens interne, comme on l’a dit. C’est ainsi que les démons envoient des songes, font entendre des voix et voir des choses étranges, mais aussi suggèrent à l’état de veille certaines pensées dont nous ignorons qu’elles nous sont dictées par une force extérieure, tantôt inculquant une vérité par énigmes, tantôt la signifiant plus nettement ; s’appliquant peut-être, d’autres fois, à nous tromper. »

    « Venons-en maintenant à des questions plus précises. Les mages ont pour axiome qu’il faut, en toute œuvre, garder à l’esprit que Dieu influe sur les dieux ; les dieux, sur les corps célestes ou astres, qui sont des divinités corporelles ; les astres sur les démons qui sont gardiens et habitants des astres - au nombre desquels est la Terre ; les démons sur les éléments, les éléments sur les corps composés, les corps composés sur les sens, les sens sur l’animus, et l’animus sur l’être vivant tout entier : ainsi descend-on l’échelle. »

    Giordano Bruno n’est donc pas un scientifique, il propagera tout un tas de théories irrationnelles en mélangeant science et religion, qu’il voudra faire passer non pas comme des hypothèses, mais comme une vérité absolue.

    Les thèses de Giordano Bruno peuvent aujourd’hui prêter à sourire, mais à l’époque, elles constituaient un obstacle considérable à l’avancée de la connaissance scientifique.

    Il est tout à fait ironique de constater que Giordano Bruno, icône censée incarner auprès des franc-maçons, athées le combat de l’esprit scientifique contre l’obscurantisme de l’Église catholique, « un génie, martyr de la liberté de penser », soit en fait un véritable adorateur des mages, pratiquant l’alchimie, l’ésotérisme et la sorcellerie, ant l’alchimie, l’ésotérisme et la sorcellerie.

    Giordano Bruno est aujourd’hui une représentation caractéristique de l’errance de l’athéisme.



  • 1 vote
    ezechiel ezechiel 22 avril 2025 14:51

    @yoananda2

    Qu’est-ce que les magiciens, les alchimistes et les druides ont apporté à la science ?

    Ce sont les universités catholiques du Moyen-âge qui ont enterré tout ça pour faire naître la science moderne.

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