Déjà, l’ultra-majorité des coopératives ont un poste de direction.
De plus, dire autogestion = coopérative est faux : il y a de nombreuses formes économique de l’autogestion, association, SARL, SCOP,...etc.
A vrai dire, l’autogestion me semble un mot sans contenu précis. Suffit pas de clamer un mot pour que cela ait du sens : encore faut-il définir précisément comme on l’entend.
Grave erreur Matthius en effet. Je m’étonnais que Cheminade ait changé à ce point de discours.
Cependant, je dirais qu’Aristote reste un auteur bien plus intéressant que tout ce qu’arrive à nous pondre l’élite actuelle. Il faut voir que si Aristote a pu ainsi formuler une axiomatique aussi précise, qui reste très largement pertinente, c’est parce qu’il vient après Socrate : Socrate a déblayé le terrain avant lui, il a fait place nette, en extirpant des âmes l’amoncellement de sophismes qui s’étaient accumulés pendant des décennies de démagogie en usant d’un questionnement systématique.
Il y a, à vrai dire, deux mouvements de pensée : - l’un déductif qui part de vérités générales que l’on conçoit pour établir les vérités (plus restreintes) qu’elles impliquent [mouvement du général vers le particulier]. - l’autre inductif, qui part de vérités particulières que l’on constate, pour établir des vérités plus étendues qui les expliquent [mouvement du particulier vers le général].
Aristote est pertinent pour ce qui est d’une pensée déductive. Il est un maître en cette matière.
Socrate est pertinent pour ce qui est d’une pensée inductive. Il est un maître en cette matière.
L’histoire montre que parfois, il faut remettre en question quelques croyances, car les implications de celles-ci se montrent contraire aux réalités factuelles.
C’est la raison pour laquelle des épisodes Socratiques sont nécessaires, pour rénover les vérités premières qui ont été conçues. Mais entre ces épisodes Socratiques, il n’y a pas de raison de ne pas utiliser la puissance déductive de l’intellect. L’erreur n’est que de l’utiliser à mauvais escient, c’est-à-dire quand manifestement le système de déduction en vient à contredire les évidences : alors, en effet, il convient de s’interroger sur ce que l’on tient à priori pour vrai.
Claude-michel : Non, il ne me semble pas avoir connu une grande réussite, donc je ne vois pas en quoi il peut être tenu responsable de la déconfiture actuelle, puisqu’il n’est à l’origine d’aucune décision politique.
À moins que vous considériez que la déconfiture actuelle ne soit pas le fruit d’une certaine politique menée par les élites, auquel cas, en effet, toute personne qui a échoué dans ses entreprises est en partie responsable de cette déconfiture.
Personnellement, je ne me plaçais pas dans ce point de vue. Il me semble que si on élit des gens, c’est pour qu’ils soient responsables politiquement. Attali ne fut pas élu, certes, mais il a souvent été écouté par les élus.
Luc (22, 24-27) : "Il
s’éleva aussi parmi les apôtres une contestation : lequel d’entre eux devait
être estimé le plus grand ? Jésus leur dit : Les
rois des nations maîtrisent les hommes, et ceux qui les dominent sont appelés bienfaiteurs. Qu’il
n’en soit pas de même pour vous. Mais
que le plus grand parmi vous soit comme le plus petit, et celui qui gouverne comme celui qui sert."
-> C’est le critère de qui peut gouverner, quelqu’un doté d’humilité et serviable. Mais l’anarchie, c’est l’absence de gouvernement. Donc l’anarchie et le christianisme sont contradictoires.