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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 21 juin 2014 14:12

    A un stimulus donné vous avez une réaction donnée que vous pouvez reproduire

    30% ce n’est pas 100%, voyez-vous. Dès qu’il s’agit de l’homme, ça devient des statistiques. C’est vrai en sociologie, comme en politique. D’ailleurs, ces 30%, ça dépend de l’état moral, de l’âge, de la culture,...etc
     
    On n’a pas besoin d’autre chose pour contrer les manipulations que la connaissance de ces phénomènes.
     
    C’est comme si vous me disiez que pour soulever des haltères très lourdes, il suffirait de s’assoir sur un canapé et analyser tout plein de vidéo d’haltérophiles. Mais non. Il faut s’exercer les bras. La force des bras ne vient pas par une connaissance objective, mais par un travail de ses muscles.
     
    C’est comme si vous me disiez que pour devenir un excellent footballeur, il suffirait de regarder des matchs à la télé et de les analyser. Mais non. Il faut s’entrainer. L’habileté du pied ne vient pas par une connaissance objective, mais par l’exercice.
     
    C’est comme si vous me disiez que pour devenir un excellent guitariste, il suffirait d’avoir une grande connaissance objective de la guitare. Mais non. Il faut répéter. L’habileté de la main ne vient pas par une connaissance objective, mais par de l’exercice.
     
    Et bien c’est pareil pour l’intellect que pour le muscle, le pied, ou la main : la connaissance objective d’un phénomène ne suffit pas, ce ne serait que remplir sa mémoire. Ce qui est nécessaire, c’est l’habileté de l’intellect en situation, et ça ça ne s’apprend pas avec des discours objectifs. C’est un exercice de l’intellect lui-même, donc un exercice sur la subjectivité, ce qui implique des mises en situation répétées, réelles ou symboliques.
     
    Celui qui n’a jamais eu peur est démuni face à une peur qui l’envahit.
     
    Cette croyance que seule les sciences objectives importeraient est non seulement scientiste, mais naïve. L’homme a un moral, il doit donc apprendre à s’en servir. C’est un fait objectif. Il y a donc des sciences subjectives qui regardent à l’habileté du sujet quant à son moral.
     
    Si vous voulez reprendre la définition de l’intelligence :
    Organisation du réel en pensées et en actes.
     
    Une connaissance objective est accessible à la conscience, elle peut donc être pensée par des concepts ; c’est la partie rationnelle de l’intelligence, qui peut organiser le réel en pensées.
     
    Mais que signifie organiser le réel en acte ? Il n’y a pas là de place pour le concept, c’est un quasi-réflexe, sans pensée verbale, qui se passe dans le feu de l’action. Organiser le réel en acte ne dépend donc pas d’une connaissance objective, mais d’une sorte de prestance subjective, et relève donc du savoir-être en situation. C’est une intelligence pratique du sujet, et non une intelligence théorique de l’objet par le sujet.
     
    L’intelligence théorique de l’objet par le sujet, ne suffit pas à l’intelligence pratique du sujet, et de très loin !
     
    En fait, vous me semblez hésiter ici : vous semblez comprendre d’un certain point de vue que la connaissance théorique ne suffit pas, vous penchez donc à vous en remettre à un pur empirisme en insistant sur le phénomène et récusant toute théorie, cependant, comme vous voulez en déduire des parades, mais que vous avez un penchant scientiste, vous cherchez une solution du coté d’une conceptualisation théorique et objective du phénomène...
     
    Vous naviguez à vu entre empirisme et conceptualisme, au gré de ce qui vous arrange dans la situation, c’est votre danse du ventre habituelle.
     
    C’est juste qu’il vous manque l’idée qu’il y a des sciences subjectives, dont l’objet est de former l’intelligence pratique du sujet, ses manières d’être, son savoir-être en situation.



  • vote
    ffi 21 juin 2014 01:40

    Quelqu’un pourrait-il citer un seul pays dans le monde où le peuple gouverne réellement ? Si personne n’y parvient, c’est que la démocratie est une utopie.



  • vote
    ffi 21 juin 2014 01:16

    Ensuite chacun peut emmètre des hypothèses pour expliquer pourquoi les individus réagissent de telle ou telle façon, comme vous avez essayé de le faire [...]
    Peu importe, les interprétations ne sont pas intéressante de mon point de vue, le phénomène lui l’est car du point de vue expérimental,
    le psychisme humain ne se distinguant pas substantiellement d’une machine...
     
    Quand vous dîtes que le psychisme humain ne se distingue pas d’une machine, c’est déjà une certaine prise de hauteur par rapport au phénomène, n’est-ce-pas ? C’est même un axiome que vous posez là. Mais vous partez d’encore plus bas que Descartes...
     
    Pour ma part, cette "machine"
    psychique, je l’appelle l’intelligence, et je pose l’intelligence en tant qu’inconnue, d’une structure multidimensionnelle, avec les plans émotionnels, affectifs, rationnels,...etc. Je ne vois pas d’idéalisme là-dedans.
     
    Ce qu’il y’ a, c’est que vous essayer de remettre en question la valeur du phénomène avec des mots que vous essayer d’agencer [...].
     
    J’ai rappelé à juste titre que 30% des gens testés pendant l’expérience de Ashe répondaient favorablement. Ce n’est donc pas la majorité. De plus ça dépend des cultures (les États unis donnant de plus haut résultats que l’Europe), forcément de l’âge, et certainement d’autres facteurs non testés ici (ex : l’enjeu pour la personne, l’état moral,...etc. )
     
    Donc on ne peut en tirer de généralités pour tous les hommes, mais seulement dire que certaines structures d’intelligence ou états de l’intelligence sont favorables à se laisser manipuler par un groupe.
     
    Il s’agit soit de prendre contrôle des masses en connaissant les différents mécanismes qui régissent les foules, soit de résister à une prise de contrôle.
     
    Et bien précisément, si vous souhaitez décrypter le phénomène, sachant que l’intelligence est une inconnue, c’est ici qu’il va vous falloir prendre de la hauteur par rapport au phénomène lui-même, c’est-à-dire faire une théorie de l’intelligence. Faire une théorie n’est pas de l’idéalisme.
     
    Bon, si vous partez du cerveau-machine, vous en restez à une science objective qui ne sera d’aucune utilité pour contrer les manipulations par le conformisme.
     
    En effet, pour un homme, les leviers de son intelligence sont internes à lui-même, et c’est ceux-ci qu’il doit savoir employer. C’est sur ce point que commence les sciences subjectives, qui sont les sciences qui instruisent le sujet à manier ses instruments intérieurs. Par exemple : pour résister à un appel conforme, il faut une spiritualité aiguisée, une fermeté d’esprit, une confiance en soi, un but précis...etc. Comment faire pour se mettre dans un tel état d’esprit ?
     
    L’intériorité étant un monde d’idée, une science subjective manie nécessairement des idées, mais ce n’est pas de l’idéalisme, puisque dans l’intériorité les idées existent réellement : c’est du réalisme.



  • vote
    ffi 20 juin 2014 12:25

    L’emploi s’inscrit dans le capitalisme, où les décisions sont partagées entre les propriétaires de la société selon leurs parts de capital.
    Propriété / possession ? Ca vous parle.

     
    Déjà l’emploi ne concerne pas que le capitalisme, il concerne aussi la fonction publique, les associations, les coopératives.
    Ensuite, le propriétaire d’une société a une propriété sur les profits de cette société, mais pas sur ceux qui y travaillent. Les employés peuvent rompre leur contrat et aller travailler ailleurs si ça leur chante, ils peuvent se marier avec qui ils veulent à l’extérieur,...etc
     
    Rien n’y fait : le critère objectif pour déterminer si quelqu’un est en situation d’esclavage est qu’il est en droit comme un meuble. Le salarié n’est pas en situation d’esclavage. Cela reviendrait à affadir ce qu’est la situation d’esclave.
     
    L’esclave est comme une tête de bétail, il n’est pas libre de ses mouvements.
    Si un salarié était gardé à l’entreprise contre son gré, l’entreprise serait condamné pour séquestration. Pour un esclave, la séquestration serait la norme et ne serait pas condamnable.
     
    L’aspect hiérarchique du rapport employeur/employé ne suffit pas à affirmer que l’employé est en situation d’esclavage. Dans une armée, le soldat obéit à son supérieur. Le soldat est-il esclave ? Non. Les conseillers du président de la république lui obéissent. Sont-ils des esclaves avec leur 20 000 euros par mois ? Non. La plupart des grands patrons des multinationales sont des salariés du groupe d’actionnaire, sont-ils des esclaves ? Non...
     
    Il ne faudrait pas tout confondre. Le salariat n’est pas un esclavage.
    Que les sociétés de production soit organisées de manière hiérarchique, c’est indispensable : tout le monde ne peut pas tout faire en même temps, chacun a son domaine de compétence, chacun a sa responsabilité.



  • 1 vote
    ffi 19 juin 2014 19:23

    MaQ :

    -Alors, quel est selon toi ma conception de l’intelligence ?

    Ce que j’ en comprend , c’ est pour toi cette faculté rationnelle qui permet de faire  la distinction du vrai et du faux, la distinction du Bien et du Mal ,  et qui fait qu’ un individu soit autonome et doué d’ un libre arbitre , je me trompe ?

     

    Oui tu te trompes. Quand j’évoquais l’intelligence du coeur, cela aurait dû t’aiguiller.

     

    Pour définir l’intelligence, qui est une inconnue car on ne lit pas dans la tête des gens, il faut prendre première assertion à l’envers et dire "l’acte est la conséquence de l’intelligence". Donc l’intelligence précède l’acte (C’est une pensée inductive : je remonte des conséquences aux causes)

     

    Tu peux te référer à la définition de base du cnrtl.

    intelligence : Fonction mentale d’organisation du réel en pensées chez l’être humain, en actes chez l’être humain et l’animal.

     

    C’est à dire que l’intelligence fait un calcul qui met en lien à la fois des conceptions, qui sont des données suffisamment précises pour être verbalisées, donc maniables par la réflexion, autrement dit la raison, mais aussi les émotions, données imprécises et urgentes qui ne peuvent être verbalisées, dont la conséquence en acte quand elles sont fortes est un quasi-réflexe, autrement dit l’intelligence du coeur, l’intelligence du corps, l’instinct.

     

    C’est ce que dit Pascal en affirmant : le coeur a ses raisons que la raison ignore.

    Rien à voir donc avec ce que tu supputais.

     

    Tel est le libre-arbitre en effet, l’homme agit de sa propre intelligence, y compris quand c’est le plus pur instinct qui détermine son acte. Mais cela ne dit rien sur la validité de son jugement quant au Bien et au Mal, ni quant au Vrai et Faux, qui peut être erroné. Cela ne dit rien non plus sur son autonomie, car il n’est pas dit que tout homme soit en mesure de choisir comme il le devrait de par sa propre intelligence, en particulier lorsque celle-ci est submergée d’émotion, ou peuplée de conceptions erronées, ou bien viciées par de mauvais penchants.

     

    Le libre-arbitre revient à affirmer la responsabilité personnelle des hommes quant à leurs actes.

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