"parce que la relation qui le lie à tous les autres individus est
l’hostilité. C’est parce que l’hostilité est universelle que la
conservation de soi est le seul principe de toutes les actions de
chacun."
Philosophie à deux francs six sous, beau concentré de sophismes.
1° "la relation qui le lie à tous les autres individus est
l’hostilité". l’hostilité n’est qu’une manière de relation parmi plusieurs... Va-t-on nous expliquer que la relation entre enfant et parent est d’hostilité ? Va-t-on nous expliquer que l’amour est de l’hostilité ?
2° "l’hostilité est universelle" : l’universel, signifie le fait d’être "uni vers". L’hostilité n’est donc jamais universelle, au contraire, elle est toujours "diverselle", au sens où elle manifeste une division. Ce qui produit, au plan politique, l’universalité, c’est la concorde. À contrario, la discorde produit la diversalité.
3° "la
conservation de soi est le seul principe de toutes les actions de
chacun". C’est admirable ce genre de personne qui prétend, du simple point de vue de son nombril, régler d’un seul trait les principes de toutes les actions de tout homme... J’en connais plein, et ça m’arrive aussi, qui vont jusqu’à s’abimer la santé pour le plaisir et la joie de festoyer avec autrui... Quelqu’un qui est en confiance n’agit pas selon le principe de la conservation de soi. Ce n’est vrai que pour celui qui est anxieux, apeuré, angoissé.
Ce qu’il faut faire ? ça dépend... Soit tu lui désobéis, soit tu te soumets, selon les possibilités. Il n’y a pas de recette magique.
Quelle que soit la forme de l’Autorité, celle-ci peut toujours opprimer ses sujets.
C’est la raison pour laquelle, il est plus désirable d’avoir une Autorité simple, plutôt qu’un système complexe pour Autorité. Dans le premier cas, il n’y a qu’un seul oppresseur, et il reste donc assez facile de s’en débarrasser. Dans le second cas, il y a une machine, dont les rouages sont autant de gens, qui, comme des pions ou des fusibles, peuvent être remplacés au fur et à mesure, pour maintenir continument l’oppression.
Peut-être que complexifier l’Autorité non seulement multiplie les sources potentielles d’oppression, mais en plus complique les possibilités de leur résolution ?
Le système, par l’étymologie, signifie "ce qui se tient ensemble". C’est plus difficile de réformer un ensemble qu’un élément.
Ça me rappelle une vieille analogie que j’avais faite autrefois :
Mettre un bulletin dans l’urne pour élire le candidat d’un parti, est comme Mettre un billet dans la caisse pour acheter le produit d’une marque.
Le bulletin, c’est le billet, l’urne, c’est la caisse, élire c’est acheter, le candidat c’est le produit, le parti, c’est la marque. Parallèle fascinant si on considère que les pratiques de communication politique suivent à la trace celles de communication mercatique...
C’est vrai que c’est très mercantile...
En ce qui concerne d’éventuels changements d’organisation politique, on peut en discuter des heures et des heures, mais rien n’y fera, en définitive, tout viendra d’une autorité.
Une Autorité, puisque dotée d’un pouvoir d’agir et de faire agir, doit être considérée comme une Volonté.
Comment se fera-t-elle cette volonté ? Saint Thomas disait : "l’intelligence présente son objet à la volonté."
C’est très vrai : l’homme perçoit ce qui l’entoure, il s’aperçoit lui-même, il reperçoit ce qu’il sait (repercevoir = se souvenir), tout cela se calcule dans l’intellect, et hop, il en résulte une volonté, sa volonté propre, son but.
Bref, on a un ensemble de perceptions (perception du réel présent, aperception de soi, reperception du passé, préperception de l’avenir...etc), calculées par l’intelligence qui aboutit à une Volonté.
Par analogie, au plan politique, on peut donc dire que l’Autorité se décide suite à des Conseils, comme la Volonté se décide suite à perceptions, au sens où les conseils donnent à percevoir à l’Autorité.
Ces Conseils de l’Autorité peuvent être très variés. - Son intelligence propre, en premier lieu. - Ses proches. - Fonctionnaires de l’État. - Représentants élus selon diverses modalités, au suffrage universel ou par collèges. - Représentants tirés au sort selon diverses modalités, au tirage universel ou par collèges. - Question posées directement au peuple dans son entier (référendum universel) ou par collèges de gens concernés (référendum par collèges). ... Aucune piste ne doit être écartée à priori. Chacune a sa pertinence selon le cas.
Par exemple, le prince du Liechtenstein a déjà consulté son le peuple par référendum parce qu’il voulait s’assurer que les conseils de son parlement étaient bien fidèles à ce que voulait le peuple. Or le peuple a alors conseillé le contraire du parlement. Le prince a alors donné raison au peuple.
Une réalité est une chose localisée et datée. Mélanger différentes localités à différentes dates revient déjà à s’abstraire de la réalité. Et tu cherches encore à tirer des abstractions philosophiques de cette abstraction du réel reconstruit par mélangement....
Tu critiques ce que tu fais. C’est incohérent.
Belle illustration de sophisme...
Autre exemple : Ne pas chercher le meilleur, mais chercher le moins mauvais. Comme si rendre moins mauvais n’était pas rendre meilleur... Je crois que ta pensée se perd en détours inutiles...