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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 5 votes
    ffi 5 janvier 2013 12:51

    Je trouve étrange de citer ici Lordon/spinoza, car ne serait-ce que l’introduction de la vidéo me semble prendre la chose à rebrousse-poil.
     
    Pour Spinoza, la cause de nos actes est le désir.
    Or en posant ceci, Baruch Spinoza fait une rupture avec les conceptions d’alors.
    En effet, la spiritualité chrétienne voit la volonté comme la cause de nos actes.
     
    Par exemple, Saint-Augustin, et c’est rappelé par Bossuet, prend comme vérité importante que :
     
    "la félicité dépend de deux choses : pouvoir ce que l’on veut et vouloir ce qui faut.[...] si vous ne pouvez pas ce que vous voulez, votre volonté n’est pas satisfaite ; de même, si vous ne voulez pas ce qu’il faut, votre volonté n’est pas réglée ; et l’un et l’autre l’empêche d’être bienheureuse, parce que la volonté qui n’est pas contente est pauvre, et la volonté qui n’est pas réglée est malade ; ce qui exclut nécessairement la félicité, qui n’est pas moins la santé parfaite de la nature que l’affluence universelle du bien."
     
    Bref, imaginer le désir comme cause de nos actes, c’est à dire imaginer que notre volonté n’est que le fruit du désir, ce qui implique d’imaginer une volonté sans régulation aucune.
     
    Or, qu’est-ce qui régule nos désirs et fait que notre volonté ne s’y réduit pas  ?
    C’est l’intelligence stratégique et l’intelligence morale (le puis-je ? le dois-je ? Est-ce bon d’agir ainsi ?). Or ces capacités viennent de notre Esprit, elles sont spirituelles.
     
    Ainsi, le totalitarisme de marché est un totalitarisme invisible, car il agit sur nos capacités invisibles, nos capacités spirituelles, de manière à les réduire pour abolir toute régulation des désirs. En revanche, le totalitarisme d’Etat, lui, est un totalitarisme visible, car il agit sur nos capacités visibles, celles liées à notre corps.
     
    Le marché a besoin d’éradiquer toute spiritualité, pour pousser les gens à acheter y compris ce qu’il ne doivent pas acheter, et même, par le crédit, ce qu’il ne peuvent pas acheter...
     
    Il s’agit de vendre "du temps de cerveau disponible" : L’art de la marchandisation repose donc sur la capacité à rendre le cerveau disposé à succomber au désir d’achat, même si ce désir est totalement déraisonnable... Il s’agit donc de dérégler les intelligences, voire de les éteindre, jusqu’à avoir des hommes "animalisés", simples automates agissant par l’instinct.
     
    La marché a besoin d’individus à la volonté malade, d’où la quantité considérable de gens en dépression et la consommation importante d’anxiolytiques.
     
    Mais, ce faisant, le marché ne peut pas engendrer la félicité.



  • 6 votes
    ffi 4 janvier 2013 21:53

    Il apparaît de plus en plus évident que l’UE est une machine destinée à réaliser la fusion des états Européens dans l’état Américain.



  • 1 vote
    ffi 4 janvier 2013 01:58

    Quand on considère les "grands travaux" de Mitterrand, à savoir des pyramides et des portes, on a compris d’où il prenait ses ordres.



  • vote
    ffi 4 janvier 2013 01:53

    Salut Gaz et bonne année à toi.

    Il est vrai, la suspension date de 1971, mais c’était alors hors-la-loi.
    Sinon, je ne vois pas en quoi la suspension de la convertibilité du dollars en Or peut justifier l’article 25 de la loi 73-7... A moins d’estimer que le futur système était déjà prévu avant toutes négociations...
     
    J’entends bien tes arguments, dans le cas général. Cependant, il y a aussi des considération de conjectures à prendre en compte.
     
    Comment veux-tu que la monnaie ne soit pas en rareté chronique, étant donné que la quasi-intégralité de la création monétaire se fait selon le prêt à intérêt ? Il y a toujours d’avantage à rembourser que ce qui est disponible.
     
    Maurice Allais a démontré que les crises économiques suivaient toujours le même schéma :
    1°) une première phase, caractérisée par l’expansion du crédit, qui produit une euphorie économique, grâce à la quantité considérable de liquidités disponibles en trésorerie qu’il permet.
    2°) une seconde phase, caractérisée par la rétraction du crédit, où, suite à une série de faillites, toute les liquidités en trésorerie sont mobilisées par les remboursement des dettes.
     
    Le problème actuel vient de l’absence de régulation du crédit, qui est une manière de création monétaire. Les acteurs financiers ont voulu en offrir d’avantage qu’ils ne pouvaient soutenir (origine : crise des subprimes, qui dégénère en série de faillite, ce qui met en péril les fragiles édifices de remboursement).

    Face à cette situation, que faire ?
    Au vu de cette faute majeure du système de régulation bancaire (FMI, Banques centrales,...), lequel fut laissé agir de manière autonome, cette faute, à savoir avoir autorisé une expansion déraisonnable du crédit au risque de sa conséquence prévisible, la rétraction du crédit, que faire ?

    Faut-il laisser se détruire des pans entiers de l’économie réelle (agriculture, industrie), au risque d’attenter à la survie collective ?

    Je ne le crois pas. Si la faute du système de régulation bancaire engendre la panne de l’économie réelle, mais qu’il suffit à l’Etat de créer ex-nihilo des moyens de paiement pour permettre à l’économie réelle de fonctionner, l’état doit pouvoir le faire.
     
    A mon sens, l’Etat a en effet en charge le bien commun.
     
    Tu affirmes que c’est crime de créer de la monnaie ex-nihilo. En effet, la monnaie est une propriété de la collectivité et donc un Bien Commun, par conséquent attenter à sa valeur par la création ex-nihilo est un crime.
     
    Cependant, laisser se détruire les industries vitales à la survie collective, serait attenter à la survie collective, et ce serait donc un crime encore plus grand...
     
    Donc la conjecture oblige l’état à créer de la monnaie ex-nihilo, pour éviter une faillite de l’économie vitale. Mais si l’état est obligé à ce crime contre la monnaie, c’est du fait de comportements déraisonnables, voire frauduleux, au sein du secteur bancaire.
     
    Donc s’il y a crime contre la monnaie, c’est dans le secteur bancaire qu’il faut en chercher les auteurs.



  • 1 vote
    ffi 3 janvier 2013 01:49

    "Valeurs essentielles empruntes d’humanité..."
    Disons que ça marche parce qu’il y a des cotisations obligatoires, donc, dans l’esprit, ça fait "je profite du travail des autres et ne fous rien"...
     
    Donc c’est un peu mettre l’autre,celui qui bosse, en esclavage à son propre profit, via les subsides saisis par l’état...
     
    Mais le jour où l’état fera faillite, il n’y aura peut-être plus ces allocations et donc ce genre de comportement ne sera plus possible. Je ne dirais donc pas que ces gens sont en avance. Ils choisissent la facilité. Je ne dirais pas que c’est très humain non plus...
     
    Cela dit, je conçois qu’il y a un gros problème sur le sens qui est donné à notre travail collectif. Des entreprises se permettent de faire travailler les gens de manière inhumaine (business is business), et ceci devrait faire l’objet de plus de préoccupations politiques.

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