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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 1 vote
    ffi 6 janvier 2013 15:13

    Mais une idéologie n’a pas de force... Une idée, c’est quelque chose d’immatériel...
     
    Donc peu importe que l’UE serve une idéologie ou pas, l’UE est une structure politique et en cela, elle a un effet. Or, c’est cet effet qu’il faut analyser.
     
    L’UE est une structure qui inféode tous les états européens.
    Les états Européens se sont mis à son service.

    Dans quel but ? Remarquons qu’elle aligne systématiquement les états sur les normes US.
    Donc l’UE est là pour faire fusionner tous les états européens avec l’état fédéral US.
    La méthode consiste à mettre les divers états en concurrence, de manière à ce qu’ils tombent en faillite les uns après les autres. Les US sont sûrs de gagner, étant donné qu’ils ont le privilège de l’émission de la monnaie mondiale.
     
    On peut en effet voir les états d’occident comme un oligopole politique. L’art pour les fusionner consiste donc à les mettre dans un système apte à engendrer un monopole au final (concurrence, mise en faillite par la dette, autorisation du dumping fiscal, autorisation du dumping salarial, recherche d’économies d’échelle par fusion de secteurs régaliens de divers états,...etc).



  • 2 votes
    ffi 6 janvier 2013 14:38

    @Toug
    "Je ne suis pas d’accord avec le lien du libéralisme dans ce sens-là [idéologique] avec le libéralisme économique. Je peux très bien avoir une vie individuelle, personnelle, sexuelle, une pensée libre c’est-à-dire non soumise à l’État ou à l’église et travailler dans un collectif autogéré ou peut-être comme fonctionnaire dans d’autres marchés libres. Je ne vois pas le lien logique entre les deux."
     
    Le lien est pourtant tout-à-fait évident. Le libéralisme moral est le prélude au libéralisme économique. Ceci a été très bien démontré par Dany-Robert Dufour. Le libéralisme se fonde sur la sentence "les vices privés font la vertu publique", mécanisme justifié par le recours à "une main invisible", la concurrence, qui ferait que la lutte des égos engendrerait (théoriquement) le maximum de richesse.
     
    C’est évidemment à l’inverse de ce qui était tenu pour vrai précédemment : "les vertus privées font la vertu publique".
     
    Sinon, quand tu te places dans un "collectif autogéré", ne te soumets-tu pas à une collectivité ?
     
    En quoi est-ce différent que d’adhérer à une église ??? Il ne faut non plus se laisser abuser par de fausses distinctions... Si tu adhères à un groupe, il est illusoire de croire que tu puisses continuer à faire ce que tu veux (suffit de voir les querelles de chapelles entre les divers partis, associations,...etc)
     
    "Il y a eu un lien historique mais je trouve que c’est la grande qualité de Marx et des autres socialistes du XIXe d’avoir découpé le lien logique. [...]"
     ou un Serge audier par ex,  ce dernier lui rétorquant que les liens entre extrême gauche,  émancipation de l’individu  , libéralisation des moeurs ect et  dérégulation économique ne sont en réalité aucunement démontrés, alors que les corrélations entre identité nationale, traditions et capitalisme financier sont au contraire bien effectives, nombreuses et actuelles..."
     
    Le lien historique est manifeste, et il faut donc l’accepter tel qu’il se montre.
    Maintenant, il suffit de regarder la pub, dont l’objet est précisément de "faire lâcher prise moralement" et de briser les tabous, pour constater que face à cette "émancipation" est présenter un produit de consommation.
     
    Comme disait Pasolini, "la société de consommation, l’hédonisme de masse, c’est ça le vrai fascisme".
     
    En effet, toutes ces petites contraintes sociales - être raisonnable pour soi-même, être poli et être doux avec les autres, être mesuré, ne pas être avare, ne pas se débaucher dans la luxure - ne sont autres que des impératifs de civilisation, afin de permettre le vivre ensemble. Donc, si tu prônes d’émanciper les gens de ces impératifs de civilité, il ne faut pas se plaindre de vivre des temps de barbarie...
     
    Comme il est écrit dans l’évangile : "Le péché est un esclavage". Donc si tu déconstruis la raison chez l’homme, chose qui lui permet d’être civilisé, tu le laisses en prise directe sur ses passions, dont il sera esclave.
     
    En effet, le propre de la passion, c’est qu’on la subit (passion à la même étymologie que passif).
     
    C’est bien là le problème des marxistes et socialistes : en séparant artificiellement ce qui est de l’ordre des moeurs et ce qui est de l’ordre de la marche de la société, en niant le rôles des qualités personnelles à développer dans le peuple pour régler le vivre ensemble, ce qui est absurde vu que ce sont bien des gens qui vivent ensembles, ils s’empêchent de comprendre qu’il sont en fait une branche du libéralisme.
     
    N’ayant pas compris la cause réelle des dérèglements sociaux mais en la faisant porter par des boucs émissaires mal définis (les "bourgeois") ou par des idéologies mal comprises (le capitalisme / le libéralisme), leur échec fatal à résoudre durablement les problèmes ne peut que les pousser ou à pratiquer la tyrannie, ou à abandonner leurs ambitions.



  • 5 votes
    ffi 5 janvier 2013 12:51

    Je trouve étrange de citer ici Lordon/spinoza, car ne serait-ce que l’introduction de la vidéo me semble prendre la chose à rebrousse-poil.
     
    Pour Spinoza, la cause de nos actes est le désir.
    Or en posant ceci, Baruch Spinoza fait une rupture avec les conceptions d’alors.
    En effet, la spiritualité chrétienne voit la volonté comme la cause de nos actes.
     
    Par exemple, Saint-Augustin, et c’est rappelé par Bossuet, prend comme vérité importante que :
     
    "la félicité dépend de deux choses : pouvoir ce que l’on veut et vouloir ce qui faut.[...] si vous ne pouvez pas ce que vous voulez, votre volonté n’est pas satisfaite ; de même, si vous ne voulez pas ce qu’il faut, votre volonté n’est pas réglée ; et l’un et l’autre l’empêche d’être bienheureuse, parce que la volonté qui n’est pas contente est pauvre, et la volonté qui n’est pas réglée est malade ; ce qui exclut nécessairement la félicité, qui n’est pas moins la santé parfaite de la nature que l’affluence universelle du bien."
     
    Bref, imaginer le désir comme cause de nos actes, c’est à dire imaginer que notre volonté n’est que le fruit du désir, ce qui implique d’imaginer une volonté sans régulation aucune.
     
    Or, qu’est-ce qui régule nos désirs et fait que notre volonté ne s’y réduit pas  ?
    C’est l’intelligence stratégique et l’intelligence morale (le puis-je ? le dois-je ? Est-ce bon d’agir ainsi ?). Or ces capacités viennent de notre Esprit, elles sont spirituelles.
     
    Ainsi, le totalitarisme de marché est un totalitarisme invisible, car il agit sur nos capacités invisibles, nos capacités spirituelles, de manière à les réduire pour abolir toute régulation des désirs. En revanche, le totalitarisme d’Etat, lui, est un totalitarisme visible, car il agit sur nos capacités visibles, celles liées à notre corps.
     
    Le marché a besoin d’éradiquer toute spiritualité, pour pousser les gens à acheter y compris ce qu’il ne doivent pas acheter, et même, par le crédit, ce qu’il ne peuvent pas acheter...
     
    Il s’agit de vendre "du temps de cerveau disponible" : L’art de la marchandisation repose donc sur la capacité à rendre le cerveau disposé à succomber au désir d’achat, même si ce désir est totalement déraisonnable... Il s’agit donc de dérégler les intelligences, voire de les éteindre, jusqu’à avoir des hommes "animalisés", simples automates agissant par l’instinct.
     
    La marché a besoin d’individus à la volonté malade, d’où la quantité considérable de gens en dépression et la consommation importante d’anxiolytiques.
     
    Mais, ce faisant, le marché ne peut pas engendrer la félicité.



  • 6 votes
    ffi 4 janvier 2013 21:53

    Il apparaît de plus en plus évident que l’UE est une machine destinée à réaliser la fusion des états Européens dans l’état Américain.



  • 1 vote
    ffi 4 janvier 2013 01:58

    Quand on considère les "grands travaux" de Mitterrand, à savoir des pyramides et des portes, on a compris d’où il prenait ses ordres.

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