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ffi

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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




  • vote
    ffi 8 décembre 2012 16:18

    Tu es excessif Machiavel.
    Souvent, je désire manger, mais je n’en tombe pas pour autant dans la boulimie.
    Donc le désir peut être raisonné.
    On peut abdiquer son désir, sa volonté (tant pis, c’est pas grave).
     
    Cette faculté vient d’une certaine manière d’Être, d’un certain état d’esprit.
     
    C’est sûr que cet état d’esprit n’est pas "Jouir sans entrave"...



  • vote
    ffi 8 décembre 2012 16:09

    L’histoire n’est pas scientifique
    -> faux : l’histoire aboutit à un savoir, elle est donc une science.
     
    Deleuze : la science procède par fonction, les sciences sociales par concepts
    -> faux : la science physique procède aussi par concepts (concept de limite, d’infini, d’atome,...etc). Historiquement, les concepts physiques ont été fondés par réflexion philosophique.
     
    Son alternative sciences physiques/sciences sociales est faible :
    Les sciences physiques étudient des objets inertes, donc qui subissent les causes extérieures à eux-mêmes.
    Les sciences humaines étudient des hommes, donc des choses qui subissent certes des causes extérieures à eux-mêmes, et mais qui ont en plus l’art de décider en interne de la cause de leurs actes (volonté) : l’application d’une force externe sur un homme ne donnera jamais la même réaction. Nous ne sommes pas sur le même objet d’étude.
     
    Si l’on classifie les sciences selon les propriétés de l’objet d’étude, il faudrait plutôt parler d’une alternative entre sciences physiques (objets inertes) / sciences humaines (hommes, être vivants). La science sociale fait partie des sciences humaines : elle concerne l’étude d’une collection d’homme (société), à l’image de la cristallographie qui fait partie des sciences physiques et étudie une collection d’atomes inertes.
     
    Si l’économie actuelle se prétend, comme le dit Lordon, une science à l’image de la physique, c’est parce qu’elle modélise les gens comme des choses inertes (bref, des pions). C’est bien ce qui fait son inhumanité d’ailleurs.
     
    Donc en effet, l’économie ne peut pas se passer d’avoir une certaine conception de l’homme, puisqu’elle concerne la production matérielle des hommes.
    Cela dit, ne se référer qu’à Spinoza, cela me semble un peu limité.
     
    Pourquoi écarter ainsi les deux milles années de réflexion chrétienne sur l’homme ?
    C’est dommage, vu que le christianisme a formé notre langue, la réflexion serait plus compréhensible.



  • vote
    ffi 8 décembre 2012 15:33

    Yoann,
    les théorèmes, les postulats, les axiomes sont aussi des croyances puisque indémontrables et indémontrées... Après on construit par-dessus avec la réalité dans le viseur.



  • vote
    ffi 8 décembre 2012 15:30
    Machiavel :
    On ne peut pas tempérer ou raisonner ce désir d’ avoir d’ ou les recommandations du christ de ne pas se 
    préoccuper de l’ avoir et de rechercher avant tout le royaume de Dieu.
     
    Je nuancerais : on peut tempérer le désir d’avoir, dont les perversions sont la concupiscence. Sauf que la perversion met dans un cercle vicieux (mauvaises habitudes, addiction), donc la tempérance doit s’apprendre très tôt dans la vie : les mauvais penchants sont plus faciles à prendre qu’à perdre.
     
    Le tout est de rechercher en priorité et ardemment le désir d’être.
     
    Si Avoir ceci me fait Être mauvais, alors je ne dois pas vouloir avoir ceci, car de toute façon j’en serais moralement avili et mon âme en souffrira.
     
    C’est une question d’ordonnancement des désirs,
    de hiérarchisation des priorités au niveau du calcul de nos fins. Dieu juge l’Être, pas l’Avoir.
     
    Tu as bien ciblé le coeur même de la foi chrétienne. J’adore ces débats. J’en écrirais des tonnes si je ne me tempérais.


  • vote
    ffi 8 décembre 2012 15:15

    (C’était pour Yoann)
    Éric :
    Toute chose veut persévérer dans son être ;
    Elle en est empêchée par une cause extérieure à soi ;
    Elle perd sa raison d’être... et met fin à sa vie.

    si notre raison d’être est entravée par l’extérieur (notre cause interne n’est s’accomplit pas, ce qui nous rend triste), il suffit de changer de raison d’être plutôt que de se faire mourir.
    Cela ne dépend que de notre intériorité propre.

    C’est cela la sagesse dans la spiritualité : avoir la capacité de réguler ses propres fins (notre causalité interne), y compris en en changeant lors d’un échec. Si je ne peux pas, j’essaye autre chose. Si j’ai fait quelque chose de Mal, je dois l’assumer.
     
    Sans cette capacité, les gens n’ont pas le moral, et ils se bourrent d’anxiolytiques. Sujet au coeur du problème contemporain, s’il en est.

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