Cela dit, ce genre de propos est tellement stéréotypé, que je me demande si c’est bien vous qui les pensez en fin de compte.
Ensuite, vous faites une grande case religion et vous y classez tout et n’importe quoi. Mais, avec les monothéismes, tout repose sur la conception de Dieu. Changez la conception de Dieu, vous n’avez plus du tout la même religion... Le Dieu trinitaire chrétien est un Dieu relationnel, et Il est Un par l’amour entre ses personnes divines.
Seul un tel Dieu, qui est relation d’amour, peut fonder une société de paix, un monde harmonieux.
Pour le reste, bah, tous les peuples antiques pratiquaient le sacrifice humain à Dieu, et c’est le christianisme qui a aboli cela... C’est un fait... D’autre part, tous les pays les plus avancés scientifiquement sont les pays issus de l’Europe chrétienne... C’est aussi un fait.
Donc, il ne s’agit pas de récuser toutes les religions, mais de considérer celle qui porte les meilleurs fruits. Or le christianisme porte les meilleurs fruits : en science, en art, en moeurs. Tout notre patrimoine historique en découle.
Détruire le christianisme, c’est détruire notre patrimoine et nos normes morales, c’est donc à coup sûr nous appauvrir. L’amélioration de notre société implique de revenir au christianisme. C’est une conséquence du principe de moindre action.
Une graine, quand elle a germée, ne peut pas changer d’espèce. Le pommier ne peut pas décider au cours de sa vie : maintenant, je vais produire des poires ! Ainsi est la France : Elle est dès sa fondation chrétienne. Elle ne peut pas changer sa vocation en cours de route. Soit sa vocation subsiste, et la France subsistera. Soit sa vocation s’éteint, et la France périra.
Moi je suis quelqu’un d’humble : je conçois qu’il y a des choses que je subis. La pesanteur me colle au sol ? Alors je marche... La France est catholique ? Alors je suis catholique.
Cette hypothèse qui consisterait à faire découler l’appareillage homosexuel des problèmes de succession me semble un peu fragile : rien n’empêche à quiconque de léguer ses biens à qui il veut, sauf une mort subite : or le Sida ne provoque pas une mort subite.
Maintenant, que la Californie soit un des moteurs en ces matières n’est pas en doute : il s’agit de la normalisation de la décadence morale, ce qui est le principe libéral/libertaire de base de toute entreprise de séduction des âmes sur laquelle est bâtie Hollywood.
Une autre erreur de son discours c’est quand elle évoque les moralistes du grand siècle, en affirmant qu’il s’agirait des membres de la sectes de philosophes du XVIIIème siècle.
Or, le grand siècle, ne lui en déplaise, c’est le XVIIème siècle...
J’ai parcouru, dans le temps (il n’y a pas si longtemps que ça, en fait), les allées du PS. J’ai toujours trouvé que nous, les militants, étions laissés dans l’absence de formation politique et cela m’avait laissé sur ma faim, moi qui ait une curiosité tous azimuts.
Avec le recul, je me dis que le PS est une école de dé-formation politique, il a besoin de travestir les réalités historiques pour justifier de sa pertinence politique.
Le gros du problème vient d’un contre-sens dans le mot mariage : C’est un problème sémantique.
L’idée de marier consiste à unir deux choses complémentaires vers une fin commune :
On marie des couleurs pour faire une belle image, on marie des goûts pour faire un bon repas, on marie des senteurs pour faire un bon parfum, on marie les mots pour faire un beau poème.
Le mariage, en tant que base de la famille, ne peut donc concerner que les êtres complémentaires pour produire un bel enfant : un homme et une femme.
Maintenant, si l’Etat veut institutionnaliser les unions homosexuelles, d’une part il existe déjà le PACS, d’autre part si l’état veut le désigner autrement que par un sigle et leur choisir un mot, plusieurs alternatives existent.
On pourra parler de paréage homosexuel, d’appareillage homosexuel, d’appariement homosexuel.
Mais on ne pourra jamais parler de mariage homosexuel, car il faut bien désigner les choses par leur nom.