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  • Premier article le 16/05/2015
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  • 2 votes
    ffi 15 octobre 2012 08:17

    Le médecin qui me propose de tuer mes parents...
     
    Je croyais qu’un médecin s’engageait à soigner par le serment d’Hyppocrate.
     
    Ils vont finir par nous faire soigner par des croque-morts, mais nous faire enterrer par des médecins, je vous dis...



  • 2 votes
    ffi 15 octobre 2012 08:11

    C’est que l’individualisme libertaire est une mentalité satanique, et que le "fruit" (si j’ose dire) de ce genre de mentalité, c’est la dégénérescence de la souche, son extinction.
     
    Donc les deux sont liés, même si ce n’est pas nécessairement de manière consciente pour tout le monde.



  • vote
    ffi 15 octobre 2012 08:03

    1. L’erreur est humaine, mais persévérer est diabolique...
    a) L’intérêt de disposer d’un témoignage sur un millénaire qui montre des fautes et leur sanction est justement de permettre de ne pas les reproduire...
    b) C’est la distinction spirituel/temporel.
    Le pouvoir spirituel découle de Dieu : sur lui repose l’organisation des esprits.
    Le pouvoir temporel découle du monarque : sur lui repose l’organisation de la cité.
    Rendez à César ce qui est à César (au sujet du convenable ordonnancement politique), Rendez à Dieu ce qui est à Dieu (au sujet du convenable ordonnancement de notre esprit).
    César lui aussi doit rendre à Dieu ce qui revient à Dieu.
     
    2. Bien-sûr que le coté tyrannique est un caractère qui peut être distingué précisément.
    Le tyran est un être en grand désordre spirituel, qui trouve les motifs de son action dans la concupiscence de sa chair au lieu de les trouver en la grâce de Dieu.
    Autrement dit : le tyran a une mentalité satanique.
    Le tyran va user du pouvoir pour jouir autant qu’il peut (il use du pouvoir pour se servir).
    Le roi va user du pouvoir pour organiser la cité (il use du pouvoir pour servir).
     
    Effectivement, l’éducation ne fait pas tout : les vices sont des habitus, des mauvaises habitudes. Tout le monde peut prendre de mauvaises habitudes. Ce sont ces habitudes qui font la marque du caractère.
     
    Quant à Louis XIV, je serais moins admiratif, je crois qu’il était surtout cadré par des gens à peu près sains, ce qui a atténué ses dérives... Mais le pourrissement des élites a suivi de près son règne. Le fait qu’il ait voulu canaliser la noblesse en l’attroupant à Versailles, l’a perverti. Il a certainement manqué de la tranquillité nécessaire à sa tâche. Plus, avec tous ces beaux petits culs qui passaient sous son nez, il s’est vautré dans le lucre et la fornication... Louis XV également s’est totalement fait pervertir par la Pompadour (l’ancienne locataire du palais de l’Elysée).
     
    3.a / .b/ .c/
    L’institution n’est qu’une roue de secours quand la vertu manque.
    LE RÔLE DES INSTITUTIONS N’ EST PAS DE RÉSOUDRE LES PROBLÈMES DE VERTUS OU SPIRITUELS
    C’est juste une béquille qui ne sert pas à soigner la maladie , c’est juste un analgésique qui empêche d’ être opprimé par un tyran .
     
    C’est justement le problème de ta position.
    Déjà tu ne sais même pas caractériser un tyran : tu ne comprends donc pas ce que tu crains et tu ne vois pas comment t’en prémunir.
    Face à une maladie que tu ne sais pas soigner, tu proposes donc une fausse médication.
    Celle-ci consiste à rendre l’institution politique inefficace et impuissante, mais sans résoudre pour autant le mal qui la ronge.
    Tu ne propose donc rien d’autre que d’étendre le mal qui ronge les âmes à l’organisation politique tout entière... A faux diagnostique, faux remède.
     
    .d/ ton surveillant tiré au sort sera impuissant : il n’a pas les moyens de surveiller (ni les connaissances, ni les équipes d’enquêteur) ; et il n’aura pas non plus les moyens d’agir : il restera dépendant de celui qui commande aux forces de l’ordre.
     
    Si ce surveillant constate que le chef de l’état agit de manière indue, le chef d’état signera-t-il à ton avis l’ordre de sa propre arrestation ?

    .e/ Oui, c’est inévitable. Si quelqu’un a un pouvoir, c’est à dire le devoir pour la société d’assurer une fonction, il peut toujours trahir cette fonction. Même ton surveillant, il peut trahir sa fonction.
     
    .f/ Le chef de l’état a des moyens d’enquêtes (services d’espionnage) dont le peuple ne dispose pas. Le peuple, lui, il ne sait même pas déterminer quand il est dupé... Par exemple, le nombre de scandales pharmaceutiques qui sont en gestation mais ne sortent pas est assez considérable...
     
    .g/ Tu parles d’un point de vue potentiel, ce qui est donc virtuel.
    Mais tu ignores comment caractériser la dérive tyrannique en acte.
    Tu devrais t’y intéresser, tu serais moins injuste et cela t’éviterais de t’encombrer des manipulateurs dans ta vie de tous les jours.
     
    A mon avis, tu es un gamin de 29 ans. J’en connais beaucoup des histoires d’hommes.
    Certains sont partis dans des dérives, d’autres non.
     
    .h/ Cela montre les limites du Machiavelisme : traitons les bons comme les méchants et le monde ira mieux...
     
    Non, voyons qui est bon et digne de confiance ; donnons lui des responsabilités.
    Sachons produire des personnalités de ce type plutôt que des pervers narcissiques.



  • vote
    ffi 15 octobre 2012 06:27

    C’est sûr : les morts ne se battent plus : ils demeurent en paix.



  • vote
    ffi 13 octobre 2012 13:17

    Pour Rousseau : peu m’importe qu’il puisse être qualifié de ceci ou de cela, moi je comprends sociétés partielles comme les divisions de Machaviel, qu’elles soient profitables ou nuisibles, puisque Rousseau définit en amont la famille comme la première des sociétés partielles.
    Je ne suis pas le seul à comprendre ainsi et je pense qu’il faut comprendre ainsi. Mais il est vrai que Rousseau ne définit pas trop le terme, donc c’est ambigu.
     
    Pour la vertu : je t’ai rappelé que, pour Platon, la vertu était la rencontre de l’homme et de la providence. Or j’avais été plus loin, liant cette providence à la chance gauloise (ce qui tombe bien), puis à la grâce divine, dans le cadre chrétien. Pour recueillir la grâce, cela nécessite une certaine spiritualité, connaître Dieu, le prier, pour garder l’esprit en bon ordre (Dieu corrige notre esprit pendant la prière). Ainsi, la grâce divine maintient en nous l’esprit clair, ce qui nous met dans une dynamique vertueuse (elle nous évite de funestes cercles vicieux).
     
    Pour le
    non-tyran :
    Non, ce genre d’homme n’est pas rare. Tout le monde n’a pas un caractère tyrannique. Puisque tu as si peur des tyrans, tu pourrais essayer de comprendre ce qui relève du caractère tyrannique, pour être en mesure de les détecter (Celui qui fonctionne selon la jouissance dans la chair et non selon la grâce dans l’esprit ?).
     
    Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais l’attrait de jouir.
    (DSK, par exemple, c’est un tyran).
     
    Pour l’institution :
    L’institution politique a pour rôle de résoudre les problèmes politiques, pas les problèmes spirituels. Une cité avec une spiritualité (mentalité) pourrie, quelles que soient ses institutions, partira en quenouille.
     
    L’institution politique doit être mise sur pied pour sa fin propre, qui est de résoudre efficacement les problèmes politiques. On ne lui demande rien d’autre.
     
    Or tu proposes une institution qui a l’ambition de résoudre non seulement les problèmes politique, mais encore ses propres défaillances, par la surveillance de tous par tous.
     
    Tu veux donc faire d’une pierre deux coups : une institution qui résoudrait à la fois les problème politique de la société et à la fois les problèmes spirituels des acteurs de l’institution. Mais ce faisant tu introduis une spiritualité malsaine dans l’institution. Par conséquent, non seulement tu rends l’institution inefficace à remplir sa fonction première (politique), mais en plus, tu ne parviens même pas à lui faire remplir sa fonction seconde (spirituelle).
     
    D’autre part, en pratique, je te signale que le surveillant, pour agir, il a besoin de commander à une force pour rétablir la justice. Comme disait Mitterrand "Au conseil constitutionnel, ce n’est pas qu’ils soient soumis, c’est qu’ils sont obéissants". Tout repose donc in fine sur celui qui commande aux forces de l’état... Il faut bien que le juste soit couplé à la force...
     
    Par conséquent, le système monarchique suit cette logique : c’est le monarque qui fait surveiller les divers acteurs de son institution pour vérifier qu’ils n’abusent pas de leur position ; il en commande l’exclusion en cas de manquement.
     
    Les hommes assemblés en foule sont plus faciles à duper.
    Je crois que tu devrais aller faire un tour dans les partis politiques pour voir comme cela se passe : les gens y font les beaux. Tu devrais aussi réfléchir aux concepts d’imitation, de bouc émissaire, de mode, de mondanité,...etc.
     
    Je crois en fait que tu as une haine farouche de l’Homme.
    Mais c’est que tu ne sais pas distinguer les caractères tyranniques des caractères non-tyranniques. D’où ta crainte de tous les hommes, sans distinction : il te manque les critères de jugement pour t’orienter parmi eux.

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