Pour les athées du coin : dommage, vous vous privez de 3000 ans de littérature, en particulier celle qui a produit les mots de notre propre langue...
Maintenant, il est toujours possible de trouver une cause antérieure à toutes les autres. Quelle est la cause du big-bang ?
Dieu est définit comme la cause première.
Alors certes, vous pouvez très bien opter pour telle ou telle mythologie particulière, dont votre mythologie de forme scientifique, big-bang etc, sortie tout droit de l’esprit de vos génies-prophètes par leur lecture de quelques signes/symboles mathématiques...
Cependant, quand on y pense, nous n’avons en définitive aucun moyen de prouver le passé, car il est irrémédiablement révolu. En fait, le seul moyen qui pourrait nous permettre de connaître le passé à coup sûr, c’est que celui-ci nous soit révélé par une entité qui l’a connu. Dans ce cas, qui mieux que la cause des causes, Dieu, pour nous donner cette révélation du passé ?
Le pouvoir corrompt : Non, le pouvoir ne corrompt pas nécessairement. Le pouvoir est nécessaire pour faire respecter le juste dans la société. Une société impuissante à faire respecter le juste devient un enfer. Si un société à le pouvoir de faire respecter le juste, alors le pouvoir ne corrompt pas, mais il corrige. Ce postulat de ta part est faux.
- Créer un système où les hommes de pouvoir seront toujours bons : C’est que la solution n’est pas systémique. Ton système se voue essentiellement à rendre le pouvoir impuissant par crainte de ses dérives. Mais alors la justice ne peut plus être appliquée...
- La différence entre la potentialité bonne et mauvaise : Un potentiel, ça se réalise ou pas. S’il ne se réalise pas, il n’existe pas en acte. Pour être juste, Il s’agit donc d’entraver les actes mauvais, mais de promouvoir les actes bons. Tu es injuste car tu prônes d’entraver et les actes mauvais et les actes bons.
Si l’on veut agir en amont de l’acte, il s’agit de comprendre comment l’homme agit : l’homme perçoit l’objet par son intelligence pour agir. Il faut donc éviter la propagation dans la société de tout ce qui rend les intelligences tordues et perverses. Ainsi les actes pervers seront-ils minimisés. De même faut-il propager dans la société tout ce qui rend les intelligences droites et justes. Ainsi les actes bons seront-ils maximisés. Condamnation du mauvais exemple / Promotion du bon exemple.
- Comment faire pour changer l’homme ? L’homme ne peut pas être changé. Il s’agit de bien l’inspirer pour qu’il réalise son meilleur potentiel.
- Le pouvoir rend fou : Non, le pouvoir ne rend pas fou : "Que celui qui commande soit comme celui qui obéit". Il suffit de rester soi-même, simple, avec humilité et douceur.
Ensuite il s’agit de veiller à ce que de mauvaises inspirations n’atteignent pas celui qui a du pouvoir pour qu’il ne se prenne pas d’une intelligence perverse. Note : c’est essentiellement le rôle de la maçonnerie que de pervertir l’intelligence des élites, pour engendrer leur corruption.
- J’essaie de survivre dans ce monde pervers sans être l’esclave d’autrui : Mais sais-tu veiller aussi à ce que personne ne soit ton esclave ? Tu te préoccupes beaucoup de toi-même, je trouve. Si tu devais arriver à un certain pouvoir, il te faudra ce réflexe de t’assurer de laisser de la liberté à autrui pour ne pas être un tyran.
Mais cette dialectique maître/esclave a des limites. Il ne me gène pas, sur des sujets sur lesquels je ne suis pas compétent, d’être parfaitement obéissant à un maître.
obéir vient du latin obeodire, ce qui signifie "être à l’écoute". Une société civilisée est une société où chacun sait écouter l’autre. Nous pouvons donc tour à tour être ou obéissant ou commandant les autres, selon les circonstances, les compétences,...etc.
Personne n’a tout pouvoir sur tout. Si j’ai du pouvoir sur quelque chose, alors je commande à cette chose. Sinon, j’obéis au commandement. Sur certaines choses, j’aurais du pouvoir, sur d’autre, non.
- Oui mais seule une très petite minorité se fonde sur l’ esprit saint : Là tu n’as pas compris : je parle d’inspirations saines plutôt. D’un certain point de vue, tu es cohérent, puisque ce monde est le monde de Satan, alors créons donc l’enfer sur Terre. Moi je verrais plutôt la Terre comme un purgatoire, l’homme y purge sa peine. De sa manière de la purger dépend ou le paradis ou l’enfer pour lui.
Comment inspirer sainement la population ? - Par la promotion du beau dans l’art (vs art moderne fondé sur la provocation). - Par la promotion du vrai dans l’intelligence (vs l’idéalisme Kantien qui consiste à utiliser ses idées préconçues pour construire ses perceptions). - Par la promotion du sain dans le jouir (vs diffusion de la pornographie et autres déviances). - Par la promotion de l’économie dans l’usage (vs injonction à jouir par la consommation de la publicité). - Par la promotion du juste dans les comportements (vs délires et comportements immoraux dans les films, jeux vidéo ultra-violent, compétitions sportives,...). etc.
Mon avis est que tu te laisse abuser par la perspective d’une possibilité. L’Homme peut être bon, comme l’Homme peut être mauvais. L’Homme peut être juste, comme l’Homme peut être injuste. L’Homme peut être beau, comme l’Homme peut être laid. Cela, c’est en potentiel, pour le genre humain tout entier. Or, il faudra regarder en particulier pour chaque homme pour voir ce qu’il en est. (C’est la distinction entre acte et puissance).
Il est sensé de chercher à baser l’organisation politique sur comment est l’Homme. Mais ne prendre en compte que ses potentialités mauvaises, tout en ignorant sciemment ses potentialités bonnes est incorrect.
Plus encore, pour que la modélisation soit correcte et juste, car je ne veux pas considérer le bon comme le mauvais, ce qui serait injuste, il me faut la capacité de déterminer comment chaque homme réalise son potentiel en acte. Or, nous connaissons cela : c’est par un cercle vicieux que se réalise la dérive tyrannique, mais c’est par un cercle vertueux qu’on y échappe.
La théorie des vices a parfaitement décrypté cela, et elle est ce qu’il y a de plus élevé en matière de spiritualité humaine, elle est beaucoup plus efficace que la psychanalyse ou la psychiatrie.
Donc, moi ça m’intéresse beaucoup de connaître les dérives tyranniques dans l’histoire, car cela me permet de comprendre par quel biais elles se produisent et donc savoir comment y remédier. Il s’agit de mettre chacun dans un cercle vertueux. Les lois actuelles d’ailleurs ne méconnaissent pas totalement ceci avec la notion de conflit d’intérêt.
Ton remède est faux, comme je te le disais, car il repose sur une conception de l’homme injuste et dégradée, où tu traites à égalité les bons comme les mauvais, sans distinction. Tu modélise un système politique en lutte contre le démon tyrannique en l’homme - ceci, par crainte -, mais d’une manière très désordonnée.
Ton modèle produit en la société une spiritualité antichrist, car elle se fonde sur la crainte du mauvais pour tenter d’améliorer la société par le recours à la défiance systématique, ce qui est contraire au Bien Commun. La spiritualité chrétienne, c’est de se fonder sur l’esprit-saint, c’est-à-dire l’amour de l’harmonie, du Beau, du Bien, du Vrai, faire pencher chacun à verser dans cette direction.
12.31) C’est pourquoi je vous dis : Tout péché et tout blasphème sera pardonné
aux hommes ; mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné
aux hommes. 12.32) Et si quelqu’un dit une parole contre le fils de l’homme, il lui sera
pardonné ; mais si quelqu’un parle contre l’Esprit-Saint, il ne lui sera
point pardonné ni dans ce siècle, ni dans celui qui est à venir. 12.33) Ou faites l’arbre bon et son fruit bon ; ou faites l’arbre mauvais et son fruit mauvais, car au fruit on connaît l’arbre.
Mauvais esprit = arbre mauvais = fruit mauvais. Bon esprit = arbre bon = fruit bon.
Par mauvais esprit, tu prônes de faire un arbre mauvais pour en tirer de bons fruits. Hélas, cela ne marche pas comme cela.
Au contraire, il s’agit de promouvoir un bon esprit dans la société.
Sinon, il ne me pose pas de problème d’analyser l’histoire de la monarchie française et de considérer les erreurs qui sont à l’origine de son délitement, car c’est très riche d’enseignements.