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ffi

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  • Premier article le 16/05/2015
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    ffi 9 octobre 2012 04:01

    Tu as mis les yeux sur ce que je disais :
    Toute université, idéalement organe politique d’une cité qui remplit une fonction à l’égard du Bien Commun, peut se retourner contre cette cité et vouloir l’asservir à son propre profit : cette université deviendra alors une secte (si je reprends le vocable de Machiavel).
     
    Ce n’est pas systématique, mais c’est possible.
     
    Notre discussion a débutée autour de l’idée de Rousseau, qui était d’abolir toute société partielle à l’état pour parvenir à l’énonciation de la volonté générale.
     
    Ce que je disais, c’est qu’abolir toute société partielle est impossible : La reproduction des gens repose sur des sociétés familiales, celle des choses sur des sociétés industrielles, celle des idées sur des sociétés philosophiques. L’état lui-même, pour ses services, est une société partielle. Ces sociétés partielles sont des organes de la société totale dont elles assurent certaines fonctions vitales (que celles-ci deviennent sectes ou non, c’est un autre problème, qui est contingent).
     
    Par conséquent, puisque tous les hommes sont dans des sociétés partielles, l’énonciation de la volonté générale sera toujours entachée de considérations particulières, liées à l’appartenance à ces sociétés partielles de celui qui s’exprime :
    -> ex : les profs votent à gauche, les commerçants votent à droite (un peu stéréotypé, mais manifeste).
     
    Il s’ensuit qu’en démocratie, une société partielle qui parviendrait à concerner une majorité du peuple à ses intérêts particuliers finirait par faire valoir ses buts particuliers par-dessus le Bien Commun (ex : comme les banques ont réussi à concerner tout le monde avec leurs placements boursiers, les crédits,..etc)
     
    La solution de Rousseau est donc fausse.
     
    Quel rapport avec le Roi ? Cet état de fait nécessite quelqu’un hors de la mêlée, sans lien avec aucune de ces sociétés partielles, pour arbitrer entre les intérêts particuliers, afin de réunifier cette diversité d’intérêts potentiellement antagonistes.
    Celui-ci ne doit pas avoir d’autre fonction que d’arbitrer.



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    ffi 8 octobre 2012 14:45

    Je ne peux pas être plus d’accord. J’abonde à 100%.
     
    C’est en effet un effort gigantesque, et c’est bien là le trait de génie du système : il a réussit à rendre incompréhensible les évidences en les sophistiquant au maximum, tout en décourageant le populo "souverain" de lire les sources sur lesquelles cette sophistication s’est pourtant fondée pour se faire passer comme valide.



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    ffi 8 octobre 2012 14:38

    l’union fait la force / diviser pour régner.



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    ffi 8 octobre 2012 14:36

    Désolé, mais tu fais de fausses distinctions.

    C’est évident qu’une corporation de boulangers n’aura pas une grande influence politique.
     
    Cependant, certaines corporations peuvent avoir des pouvoirs politiques considérables : par exemple la corporation des forgerons a le pouvoir de fabriquer des armes en métal (illustration ici), ce qui est un pouvoir indéniable. La corporation des armateurs, dans les pays de tradition maritime, est toujours très puissante. La corporation des banquiers a pris aujourd’hui énormément de pouvoirs.
     
    Aujourd’hui, Monsanto, qui essaye de mettre la main sur la capacité de se nourrir de la population, est largement décrié. Les multinationales de l’eau, qui essayent également de mettre la main sur l’eau, le sont également. Les multinationales du pétrole sont aussi pointées à cause de leur implication dans un certain nombre de régimes.
     
    Les Médicis sont issus de riches commerçants de la Guilde des Lainiers.
    Tu peux te renseigner, par exemple, sur Etienne Marcel, le Prévot des marchands de Paris.
    Tu peux te renseigner sur les Républiques maritimes d’Italie, dont les gouvernements sont issus directement des corporations de marchands.
    Tu peux te renseigner sur la ligue hanséatique.
    Tu peux aussi te renseigner sur les diverses compagnies des Indes et leur alliance avec la monarchie britannique, d’où sort le capitalisme actuel.
    ...etc
     
    C’est toujours le même principe, quand un secteur économique prend de la puissance, ceux qui y participent peuvent prétendre au pouvoir politique, et généralement, ils ne s’en privent pas. Quand les gens sont unis vers un but, cela crée une complicité entre eux, cela induit des symboles de reconnaissance, un jargon langagier, des normes communes,..etc, et c’est cela qui forme le sectarisme. Toute puissante université peut aisément se détourner de sa fonction première pour prétendre à l’hégémonie politique.
     
    Ces principes politiques sont très simples, c’est la base même de la politique, cela découle naturellement de la vie en société.
    université -> union vers un but -> solidarité corporatiste -> puissance politique.
    diversité -> division -> isolement social et individualisme -> impuissance politique.
    (l’union fait la force)



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    ffi 8 octobre 2012 12:08

    Les participants de l’univers journalistique peuvent être facilement amenés à se conformer à une norme : il suffit de faire quelques exemples, d’en briser quelques uns s’ils s’écartent du "bon" chemin : la très grande majorité rentrera alors dans le rang du vent pour pouvoir continuer sa carrière (il faut bien manger et élever ses enfants !).
     
    C’est une question d’intelligence sociale. Les stratégies de contrôle des communautés professionnelles sont bien connues maintenant, elles ont été abondamment étudiées, elles sont simples et discrètes à mettre en place.
     
    Nul n’est besoin de donner des ordres à tous, il suffit de "créer" des exemples flagrants de réussite et d’échec, puis de les rendre retentissants (dès les études, si possible). Alors, les membres de la communauté professionnelle, qui désirent réussir dans leur métier, s’orienteront naturellement vers la pratique propre à les faire réussir.
     
    Pour les journalistes il s’agit de faire en sorte que rapporter certaines prises de position portent la poisse.

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