Non, non, tu m’as affirmé que la vertu était une question de nature. Or Rousseau ne dit pas cela, puisqu’il cite Platon et que Platon n’a jamais tenu que la vertu était une question de nature ou de science, mais d’opinion vraie, c’est-à-dire qu’elle est le fruit d’une sorte d’intuition chanceuse (le bon sens).
Ne te laisse pas abuser par la formulation enjolivée de Rousseau. Rousseau en met trop dans l’élégance du verbe, mais hélas, au détriment de la rigueur intellectuelle.
Un despote, par l’étymologie, c’est un maître de maison. Il existe en effet une analogie entre celui qui décide dans l’état, le chef de l’état, et celui qui décide dans la maison, le chef de famille. Cette analogie a existé partout tant en Europe qu’en Chine : Aristote et Confucius l’employait.
Maintenant, il ne faut pas se laisser abuser par la modifications du sens des mots à travers les époques, car despote, à la base, ça signifie simplement "chef d’état", le souverain. Aujourd’hui, le président de la République peut toujours être désigné comme un despote, car c’est lui qui réalise les arbitrages politiques.
Si tu es inconscient de cette modification régulière du sens des mots (l’histoire est comme une succession de "1984"), alors tu va comprendre de travers tout ouvrage écrit dans le passé. C’est la raison pour laquelle, pour saisir le sens exact d’un écrit, il faut d’abord se replacer dans le contexte sémantique de l’époque, et donc recourir à l’étymologie pour recouvrer le sens des mots tels qu’ils étaient entendus alors.
C’est-à-peu près le genre de bouillie intellectuelle à laquelle se livre Rousseau, car il va emmêler des choses formulées à plusieurs siècles d’intervalle, sans prendre en compte ces évolutions du langage.
Un tyran c’ est un prince qui n’ est régulé par aucune institution Un Saddam Hussein ou un Staline étaient bien régulé par une institution, en effet.
L’institution, c’est simplement ce qui est institué politiquement.
Tu ne me comprends pas ffi , j’ ai pourtant été clair une institution parfaite ça n’ existe pas sur cette planète !!! Je cherche la moins mauvaise. Ô que si je te comprends, tu cherches la vertu dans des mécanismes institutionnels, comme par une sorte de béquille technocratique pour pallier aux défauts humains. Mais hélas, ta béquille technocratique elle-même s’incarnera par des hommes, et si ceux-ci sont dénués de vertu, alors le problème reste évidemment irrésolu... Ceci montre bien comme ta quête est mal pensée.
mais je peux concevoir que pour toi le souverain n’ est pas le peuple. C’est moi au contraire qui ne peut concevoir que pour toi le souverain est le peuple. D’abord, strictement rien dans le monde actuel ne le prouve. Ensuite, un souverain, c’est une personne incarnée, en chair et en os. Or, un peuple n’est pas une personne, mais une foule de personne. Donc le souverain ne peut être le peuple. Certes, ça permet de faire de jolies phrases de le dire, bien flatteuses à souhait, mais il y a déjà à la base un sophisme radical, une impossibilité manifeste.
Nous avons toujours un souverain aujourd’hui, c’est le président (quoiqu’avec l’UE...). Seul son mode de désignation a changé. La computation des voix du peuple entre certes en ligne de compte, mais c’est juste pour choisir entre deux options, prédéterminées à l’élection.
Mais je me demande quelle approche tu as de l’histoire. Par l’histoire des idées, il est manifeste que le christianisme récapitule en son sein 1500 ans d’interrogation sur ce qu’est la vertu, sur ce qu’est le juste, le bien, le vrai,..etc. Tout ceci fut puisé dans des zones de civilisations forts différentes, en Athènes, à Rome, à Jérusalem... Une telle synthèse est un véritable trésor. La notion d’habitus est une merveille.
La théorie des vices et des vertus est certainement ce qu’il y a de plus abouti dans toutes les recherches sur la spiritualité humaine.
Mais c’est que plusieurs prédictions de l’hypothèse de réchauffement par effet de serre ont déjà été invalidité par les mesures... Donc la modélisation est déjà prouvée fausse...
Je ne sais s’il y a conspiration, mais on peut au minimum parler de conformisme.
Quand des scientifiques aussi compétents que Vincent Courtillot, ancien directeur de l’institut physique du Globe, ou encore Jacques Duran, ancien vice-président, chargé de la recherche, de l’université Pierre et Marie Curie et ancien directeur des études àl’Ecole Supérieure de Physique et Chimie de Paris, auprès de Pierre Gilles-de-gène, prix nobel (qui lui-même ne croyait pas au réchauffement climatique d’origine anthropique), quand des gens comme ceux-ci sont empêchés d’exprimer leurs opinions, on est quand-même en droit de s’interroger sur l’infaillibilité de s’appuyer sur le système de peer-review pour se faire une opinion.
De toute façon, le système est plus vicieux que cela, car avant de publier, il faut bien que la recherche soit financée. Or il faut bien constater que ce sont des milliards de dollars qui ont été distribués sur ce thème de recherche, ce qui a engendré forcément une grande quantité de publications. Comme aucune recherche critique n’a été financée, il n’y a pas lieu de s’étonner de l’absence de publications critiques.
Mais il n’empêche que beaucoup de gens, qui sont compétents, ont leur opinion sur le sujet, bien qu’ils ne soient pas financés pour la dire. Ils font donc part de leur scepticisme en tant que citoyen. Par conséquent, il est inutile de focaliser le débat sur les publications scientifiques, puisque celles-ci sont à l’image des financements, mais il faut le porter au plan citoyen, où chaque personne compétente va pouvoir s’exprimer.
Si Marx avait découvert des choses si évidentes que cela, je devrais les percevoir d’évidence dans la réalité qui m’entoure, sans avoir besoin de lire une seule ligne de Marx.
Au contraire, de la lutte des classes, je ne perçois que des syndicalistes ou des gauchistes qui beuglent "lutte des classes" avec le poing levé, et excluent tous ceux qui sont mécontents mais dont le défaut est de ne pas beugler "lutte des classes" à l’unisson.
Or, quand on leur demande pourquoi ils beuglent "lutte des classe", ils répondent qu’il faut lire Marx pour comprendre...
Bref, puisque tu ne peux pas expliquer simplement, je n’ai pas de raison de lire ton gourou, vu que, manifestement, tu n’as plus les yeux en face des trous...