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  • Premier article le 16/05/2015
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  • vote
    ffi 28 septembre 2012 14:26

    Tu feins de ne pas comprendre... On croirais Isga...
     
    Quand Rousseau écrit : "le roi par nature est si rare", il faut comprendre "l’homme parfaitement juste et bon est si rare", et non que "la vertu découle de la nature", comme tu l’a proposé... Cela montre bien comme ta lecture est distraite.
     
    Le système du roi très chrétien, en tant que monarchie était une institution.
    Car il n’y a pas de pouvoir sans institution, par conséquent ce que tu dis n’a pas de sens...
     
    Le roi très chrétien avait beaucoup moins de pouvoir que le président de la république actuel. Il se devait de prolonger les coutumes, telles que décidées par ses prédécesseurs.
    Par exemple, le briançonnais était en démocratie directe, et ça ne gênait pas le roi très chrétien, car elle a été dissoute pendant la révolution. Chaque hausse d’impôt devait être acceptée par les parlements régionaux.
     
    En vérité, la centralisation du pouvoir, et donc la monarchisation croissante, s’est accru sous les Jacobins, puis avec Bonaparte.
     
    Tu recherches l’institution parfaite, mais c’est un leurre, car, en fin de compte, ce n’est jamais l’institution qui prendra les décisions, mais toujours les hommes, car toute décision est le fruit d’une intelligence, mise en pratique sur un objet concret.
     
    Si les intelligences sont perverties, les décisions seront mauvaises, quelle que soit l’institution qui l’encadre.
     
    C’est donc plutôt la vertu des hommes qu’il faut rechercher.
    Or, le christianisme récapitule en son sein 1500 ans de réflexions sur le sujet, puisées à l’antiquité grecque, romaine et juive, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus ancien et vénérable.
    Donc la logique historique implique que nous nous appuyons là-dessus.
     
    Si je suis royaliste, c’est que je conçois le rôle de la vertu en politique.
     
    Quand je compare la beauté du patrimoine qui nous fut légué, avec la laideur sinistre des banlieues de la république, je ne doute pas de savoir lequel des régimes est le tyrannique, la vertu politique étant de faire que le peuple vive dans un endroit agréable, le vice étant de lui faire des cages à lapin insalubres.



  • vote
    ffi 28 septembre 2012 13:39

    Mr signe Rouge (par le nom), Mr signe rouge (en politique).
     
    Je ne fais que tirer les conclusions de ton article :
    "les riches ont lu Marx et croient à la lutte des classes"



  • vote
    ffi 27 septembre 2012 23:37

    Le marxisme est juste une subversion pour démobiliser les troupes des empires industriels, afin de tous les soumettre à l’élite financière à terme.



  • vote
    ffi 27 septembre 2012 22:41

    A° et B°
    Tu te sers de la république Romaine, qui date d’un temps révolu, ce qui est bien commode pour ne pas pouvoir faire de constats factuels. Et encore, tu ne parviens pas à démontrer l’unité, mais au contraire, tu es bien obligé d’admettre la division entre les patriciens et la plèbe...
     
    C’est la nature de l’homme qui rend évident qu’une foule d’homme ne peut avoir une unique opinion. Tout homme, en tant qu’être pensant, a un intellect, d’où émerge son opinion propre. Par conséquent, une foule de plusieurs hommes, contient une foule d’intellects, et donc une foule d’opinions différentes.
     
    La seule chose qui peut faire converger les opinions d’une foule, mais seulement en partie, c’est un amour en commun. Ainsi chacun peut s’unir vers le même but, car ce but est aimé par tous. (c’est, au sens propre, l’universel -> les gens sont unis vers un même Bien commun, parce que chacun aime ce Bien)
     
    Cette communion des sentiments peut être générée par plusieurs principes :
     
    Le plus haut et le plus général, c’est Dieu.
    Ensuite, il y a la race.
    Ensuite, il y a la nation.
    Ensuite, il y a l’ethnie.
    Ensuite, il y a la famille.
    Dans le plus bas et le plus particulier, il n’y a que l’égo.
     
    Dans ce dernier modèle, celui de l’égo, parfait individualisme, toutes les opinions sont absolument particulières et propres à chacun. Chacun fait sa vérité. Chacun fait sa norme. Ni le vrai, ni le faux, ni le bien, ni le mal, ni le beau, ni le laid n’ont plus de définitions communes à aucun niveau que ce soit. Le relativisme est absolu, la discorde est parfaite, la division est maximale. Le mot individu qui ne fait qu’admettre qu’on ne peut diviser d’avantage le corps social.
     
    C° Je n’ai fait que corriger ton erreur sur la conception de la vertu chez Platon, puis je t’ai montré comment cette notion de vertu fut identifiée à la Grâce divine aux temps chrétiens, ce qui a permis d’affiner les distinctions entre les vertus et les vices, et les décrire au plan spirituel, prolongeant ainsi une réflexion déjà commencée pendant l’antiquité.
     
    Quand on fait de l’histoire des idées, c’est logique que cela ne soit qu’idéel...
     
    Mais là encore, tu montres que tu n’as pas compris Rousseau, car un Roi est par définition, quelqu’un de juste, du simple fait de l’étymologie du mot rex, regis qui vient du latin rectus : juste et bon.
     
    Par conséquent, quand Rousseau écrit : " le roi par nature est un personnage si rare", il faut comprendre "l’homme juste et bon est un personnage si rare".
     
    Je te rappelle que tu en avais déduit que la vertu est une question de nature...
     
    Là où Rousseau se prend les pieds dans le tapis, c’est qu’il confond le gouvernement royal, qui est nécessairement juste et bon, par définition, avec le gouvernement monarchique, dont la caractéristique est de faire aboutir tous les pouvoirs en un seul.
     
    Par exemple, la République Française est monarchique.
    Toute monarchie n’est pas royale.
     
    Quand on parle de la royauté du Christ, on dit que le christ est juste et bon.

    D° et E°
    Il est quand même peu crédible qu’une personne soit en capacité de déterminer par lui-même s’il est vertueux : il y a une tendance manifeste à la mauvaise foi quand il s’agit de se juger soi-même. Que cela te plaise ou non, c’est bien le pouvoir spirituel qui tenait ce rôle de contre-pouvoir faces aux monarques d’Europe. Peut-être a-t-il pu se corrompre parfois, mais soulignons qu’il a toujours dénoncé l’esclavage comme un crime.
     
    Alors quand tu plaides pour un contre-pouvoir face au monarque, que tu appelles l’institution, tu ne fait aucune novation. Le fait est qu’il n’y a jamais de pouvoir sans institution, y compris dans les monarchies, comme je viens de te le montrer. De plus, il y a toujours eu des contre-pouvoirs pour prévenir les abus, et l’église est celle qui a tenu pendant un certain temps ce rôle. Faut dire que les troupes étaient prises chez les moines au début. Dès qu’il n’en fut plus ainsi, l’église a été marginalisée.
     
    Maintenant, que tu te plaignes de la corruption ou la marginalisation des institutions passées, celles qui furent chargées de s’assurer que le gouvernement resta vertueux, je n’y vois aucun inconvénient.
     
    Mais que tu n’arrives pas à envisager cette possibilité de corruption ou de marginalisation dans le modèle que tu proposes montre bien que ta réflexion est bornée.
     
    Ceci d’autant plus que le principe de ton institution ne présente pas de conceptions claires sur ce qu’est la vertu, mais qu’elle se borne à importer sur le plan politique des considérations issues de la loi des grands nombres, loi uniquement valable en mathématique, c’est-à-dire pour des quantité idéelles sans rapport avec les êtres charnels que nous sommes.



  • vote
    ffi 27 septembre 2012 20:46

    Et bien moi, je vois beaucoup de salariés se dévouer corps et âmes à leur patron, simplement parce qu’ils en tirent un salaire qui leur permet de vivre...
     
    Il ne gène nullement un salarié de lutter contre un autre salarié, si son chef lui demande, vu qu’il en tire ses moyens de subsistances...
     
    En vérité, l’oligarchie, du fait de la concurrence, est le lieu d’une guerre des chefs.
    Les salariés de l’entreprise d’un patron sont les troupes de l’armée d’un chef.
     
    Le chef précipitent ses troupes pour vaincre ses concurrents,
    comme le patron fait travailler ses salariés pour vaincre ses concurrents.
     
    Il n’y a pas de lutte des classes, mais une lutte des chefs.

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