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1° Pourtant l’ histoire nous montre des peuples sages [lesquels ?], qui ont fait les choix qui s’ imposaient et conscient du bien commun . Car un peuple a des intérêts convergent et ces intérêt c’ est le bien commun .
->
Non, un peuple ça se fait (ethnogénèse) : par défaut, il n’y a pas de
peuple, il y a une foule d’intérêt divergents, une multitude de biens communautaires,
qui peuvent chacun être antagonistes entre eux. Au départ, en France, il y a des gaulois, des romains, des Francs, des wisigoth, des burgondes. Je ne vois pas par quel
miracle, les gens convergeraient. Le système actuel le montre bien : il y a à peu près autant d’opinions sur une chose que d’hommes. Les gens, par défaut, sur un sujet, sont toujours divisés. D’où justement le besoin de politique.
D’ailleurs je crois que tu te méprends largement sur les mythes grecs : leur constance est justement de montrer combien la dépravation des humaine aboutit de manière fatale à la tragédie.
A ce sujet, je te conseille "l’univers, les Dieux, les hommes" de Jean-Pierre Vernant.
Ca c’est ta grande erreur : ce qu’est la vertu ne change pas... La loi morale est une vérité nécessaire pour les esprits, comme la loi physique est une vérité nécessaire pour les corps.
C’est justement cet écart aux nécessités morales, car l’esprit de l’homme est relativement libre, comparativement à son corps, et donc qu’il peut s’en écarter, qui explique la décadence régulière des divers empires. Ainsi en a-t-il été de la monarchie française, qui a finit dans la dépravation de ses élites, de l’empire Soviétique hier, et de l’empire libéral maintenant.
Pour la pitié chrétienne, il s’agit, à la base, de la piété Romaine, c’est-à-dire, la nécessité de faire face à nos devoirs. La pitié chrétienne sous-entend simplement que le comportement normal, qui est de notre devoir, est d’être en compassion avec autrui, c’est-à-dire de s’affecter avec lui quand il souffre et de se réjouir avec lui quand il se réjouit.
Se réjouir quand autrui souffre est du sadisme. S’affecter quand autrui se réjouit est de l’envie. Ce sont des comportements vicieux et pervers, et donc impitoyables, car opposés à la piété sociale qui vise à la communion des hommes. De même, le diable jouit des malheurs de l’humanité, et enrage de son bonheur.
Personnellement, je me sers beaucoup du concept de pitié dans ma vie quotidienne.
Quand je vois des gens sans pitié, c’est-à-dire des gens qui ou bien jouissent de la souffrance d’autrui, ou bien enragent du bonheur d’autrui, je sais que ce sont de gros connards, et je les traite donc comme tout connard mérite de l’être.
Le critère de la compassion est essentiel pour reconnaître un ami.
Détecter le défaut de compassion chez autrui permet de reconnaître un ennemi.
J’ai lu quasiment tout Nietzsche, donc tu ne peux rien ne m’apprendre sur son sujet.
Il n’existe que deux types de personnalités :
Celles qui sont vertueuse, bonnes et justes (latin virtum, rectus),
Celles qui sont vicieuse et dépravées (latin vitium, pravus, sinister)
Seules les personnes vertueuses peuvent gouverner légitimement.
Le problème en France est la maçonnerie, qui malgré moins de 1% de le population dans ses rangs, compte pour les 2/3 des parlementaires et qui est une véritable entreprise de dépravation des élites politiques : la preuve.
C’est la raison pour laquelle Rousseau, malgré ses limites, admettait très bien que la démocratie n’était fonctionnelle que pour un peuple de dieux, c’est-à-dire une multitude de personnes à la vertu parfaite, infiniment soucieuses du bien commun, c’est-à-dire autant de petits rois.
Or, avec le libéralisme, le vice est soudainement substitué à la vertu, les vices privés étant tenus, par on ne sait quelle magie, comme favorable à la vertu commune... Donc nous voilà dans une démocratie, non pas de petits rois, ni de petits dieux, mais de petits tyrans, donc de petits diables.
Si l’enfer existe, nous ne sommes pas loin de l’avoir réalisé en pratique chez nous...
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