Ca c’est ta grande erreur : ce qu’est la vertu ne change pas... La loi morale est une vérité nécessaire pour les esprits, comme la loi physique est une vérité nécessaire pour les corps.
C’est justement cet écart aux nécessités morales, car l’esprit de l’homme est relativement libre, comparativement à son corps, et donc qu’il peut s’en écarter, qui explique la décadence régulière des divers empires. Ainsi en a-t-il été de la monarchie française, qui a finit dans la dépravation de ses élites, de l’empire Soviétique hier, et de l’empire libéral maintenant.
Pour la pitié chrétienne, il s’agit, à la base, de la piété Romaine, c’est-à-dire, la nécessité de faire face à nos devoirs. La pitié chrétienne sous-entend simplement que le comportement normal, qui est de notre devoir, est d’être en compassion avec autrui, c’est-à-dire de s’affecter avec lui quand il souffre et de se réjouir avec lui quand il se réjouit.
Se réjouir quand autrui souffre est du sadisme. S’affecter quand autrui se réjouit est de l’envie. Ce sont des comportements vicieux et pervers, et donc impitoyables, car opposés à la piété sociale qui vise à la communion des hommes. De même, le diable jouit des malheurs de l’humanité, et enrage de son bonheur.
Personnellement, je me sers beaucoup du concept de pitié dans ma vie quotidienne. Quand je vois des gens sans pitié, c’est-à-dire des gens qui ou bien jouissent de la souffrance d’autrui, ou bien enragent du bonheur d’autrui, je sais que ce sont de gros connards, et je les traite donc comme tout connard mérite de l’être.
Le critère de la compassion est essentiel pour reconnaître un ami. Détecter le défaut de compassion chez autrui permet de reconnaître un ennemi.
J’ai lu quasiment tout Nietzsche, donc tu ne peux rien ne m’apprendre sur son sujet.
Il n’existe que deux types de personnalités : Celles qui sont vertueuse, bonnes et justes (latin virtum, rectus), Celles qui sont vicieuse et dépravées (latin vitium, pravus, sinister)
Seules les personnes vertueuses peuvent gouverner légitimement.
Le problème en France est la maçonnerie, qui malgré moins de 1% de le population dans ses rangs, compte pour les 2/3 des parlementaires et qui est une véritable entreprise de dépravation des élites politiques : la preuve.
C’est la raison pour laquelle Rousseau, malgré ses limites, admettait très bien que la démocratie n’était fonctionnelle que pour un peuple de dieux, c’est-à-dire une multitude de personnes à la vertu parfaite, infiniment soucieuses du bien commun, c’est-à-dire autant de petits rois.
Or, avec le libéralisme, le vice est soudainement substitué à la vertu, les vices privés étant tenus, par on ne sait quelle magie, comme favorable à la vertu commune... Donc nous voilà dans une démocratie, non pas de petits rois, ni de petits dieux, mais de petits tyrans, donc de petits diables.
Si l’enfer existe, nous ne sommes pas loin de l’avoir réalisé en pratique chez nous...
on ne persuadera jamais un peuple qu’il est bon d’élever à
de hautes dignités un homme de mauvaise réputation et de mœurs
corrompues.
D’évidence, c’est un joli sophisme. Je ne pensais pas que le "prince de machiavel" était d’un niveau aussi faible.
Le peuple n’est pas une personne, il n’a jamais d’unité par lui-même. Le peuple est une foule, exprimant autant de personnalités qu’il y a de meneurs d’opinion et d’intérêts divergents. En cela, le peuple a la sagesse du schizophrène, il affecté de personnalités multiples, parfois inconciliables
Le monarque a, en revanche, l’unité en lui-même, du fait d’être une personne incarnée. La république équivaut ainsi à un monarque indécis, capricieux, changeant et schizophrène, car elle a pour Dieu, source de toute autorité, une foule qui est ainsi. Mais si un monarque a pour Dieu le vrai Dieu, celui qui est incisif et tempéré, simple et constant, toujours au service d’autrui, alors son service au bien commun est maximal, bien meilleur que n’importe quelle une république.
"Car on voit que l’opinion générale réussit
merveilleusement dans ses pronostics ; de sorte qu’elle semble prévoir
par une vertu occulte le bien et le mal qui l’attendent"
Il y a la main invisible chez Adams Smith qui, par miracle, garantirait que la poursuite exclusive de l’égoïsme serait favorable au bien commun. Ici, une vertu occulte arrive fort à propos pour garantir, par magie, l’infaillibilité de l’opinion générale (qui n’est que la somme des opinions particulières).
Ce genre d’affirmation péremptoire à de quoi laisser perplexe. C’est surtout un voeu pieu, laissé sans démonstration. A mon avis un pur sophisme, que dis-je, un forfait...
Pour la nuance tyran illégitime / autorité légitime : Le tyran se sert d’autrui pour parvenir à sa propre fin et s’il sert parfois les fins d’autrui, ce n’est encore que parce qu’elles sont le moyen de se servir lui-même. Il enchaine toutes les fins privées à son Bien personnel.
L’autorité vraie sert autrui pour qu’autrui parvienne à sa fin, mais toujours dans le souci que cette fin ne soit jamais contraire au Bien commun. Il articule toutes les fins privées pour produire un Bien commun.
L’institution n’a aucune influence sur ceci qui tient aux dispositions intérieures du chef d’état, son caractère vertueux. Certes l’empilement des institutions empêche la pratique tyrannique, en compliquant la tâche du chef, mais cette mécanique empêche tout autant l’autorité vraie de réaliser pleinement son oeuvre.
S’il y a du gaz et du pétrole à trouver partout, ce qui me fait penser à la théorie du pétrole abiotique, je doute que cela plaise aux multinationales, car celles-ci n’ont eu de cesse de vouloir faire passer l’idée que le pétrole et la gaz sont des ressources très rares.
La grande finance anglo-saxonne a d’ailleurs tout fait pour s’approprier le monopole de l’extraction. Elf, par exemple, a été fusionnée de force avec l’entreprise britannique Total. Ce monopole sur le pétrole, se conjugue d’ailleurs avec ce monopole du dollars pour acheter le pétrole, ce qui assure ainsi la domination financière mondiale.
Finalement, la proposition de Claude Allègre est très sensée : déjà, revenons sur l’absurdité qui consiste à tenir que les ressources du sous-sol sont la propriété de l’état. Ensuite nous pouvons très bien exclure de ce marché les multinationales et permettre aux propriétaires de terrain de faire transaction directement avec une fédération d’extracteurs indépendants et artisanaux.