Le problème est d’avoir à se prononcer sur ce genre de chose, en toute méconnaissance de cause, à partir de film montés où on peut nous raconter n’importe quoi....
Quant à Josh Fox, le fondateur de la wow compagnie, le producteur de Gasland, c’est quelqu’un qui n’y connaît strictement rien, et qui est surtout spécialiste du spectacle. Quelques unes de ses oeuvres : - The
Expense of Spirit - Death of Nations - Orphan
on God’s Highway ... Il n’y a pas de raison non plus de donner un blanc-seing à Gasland...
Kemilein : "L’homme est un Dieu en devenir" -> c’est la thèse des mormons... Soyons un peu modeste quand même... L’humilité est une vertu aussi. Je te propose un pari, celui de Pascal.
Machiavel : -> Certes je critique ce que je n’ai pas (entièrement) lu, mais je te signale qu’il y a beaucoup de littérature qui se réfère à lui et qui en cite des extraits.
Ensuite, ce n’était pas nécessairement l’objet de ma critique : pour moi le génie, c’est l’esprit limpide et lumineux. Les concepts de base que le génie emploie sont nécessairement simples et évidents. En effet, si déjà les définitions conceptuelles de bases sont ambigües, au moment de leur mise en rapport, comment pourrait-on espérer aboutir à une réflexion qui ne le soit pas ?
Cette complexité du marxisme prouve sa pensée sophistiquée. Et moi, les sophistes, ça m’embrouillent.
Je fais une grande différence entre le raffinement et la sophistication.
Le raffinement consiste à préciser les choses de plus en plus finement, comme pour un automate dont on substituerait peu à peu les parties inamovibles par de petits automates de plus en plus fin, ceci, récursivement et à l’infini, jusqu’à obtenir une machine sublime dans les moindres détails.
Par exemple : le corps de l’homme avec ses organes imbriqués : des organites cellulaires dans des cellules dans des organes dans un corps. De même l’organisation sociale optimale obéit encore aux mêmes principes (la société organique).
A contrario, la sophistication consiste à rabouter au fur et à mesure, grossièrement, pour tenter de compenser tout ce qu’on a pas vu au départ. C’est le sophisme. Pas moyen de rafistoler le faux pour le transmuter en vrai...
Marx est d’une grande sophistication, mais d’un piteux raffinement.
Son modèle de société en bonne santé me semble plutôt être celle d’un corps affecté d’une tumeur envahissante, lequel corps devrait finir par se réduire à cette seule tumeur, après qu’elle ait détruit tous ses organes... Trouver un rapport juste entre les organes, ce n’est pas abolir les organes...
A contrario, la monadologie de Leibniz est un exemple de pensée très raffinée. L’élocution est simple et précise, la signification est claire et dense. C’est un véritable chef d’oeuvre.
Je ne tiens pas à me fâcher avec toi sur Marx. Je te propose juste, pour te dépayser du capital de Marx, d’écouter 4 ou 5 fois la monadologie en audio, les yeux fermés, le corps allongé, l’oreille en alerte. Peut-être commenceras-tu alors à comprendre ce que je veux dire.
Rastapopulo : En effet, il y a trop d’écrits d’économistes qui sont passés sous silence. Pire, ceux qui sont mis en valeur (dont Marx ou Smith) sont franchement très mauvais. Ca pourrait paraître étrange, mais quand on en saisit les tenants et aboutissants politiques, cela ne l’est pas. Pour ma part, j’avais bien aimé Paul Cawès.
Déjà, quand il s’agit de modéliser quelque chose, il faut d’abord définir des concepts simples et non ambigus, sinon on se retrouve avec des modélisations ambigües, ce qui rend la réalité indiscernable. Or, déjà rien que la notion de classe est ambigüe.
Personnellement, j’ai lu 30 pages du capital à 15 ans, mais je n’avais pas insisté, car cela me paraissait très alambiqué, très éloigné de l’évidence (ça m’avait fait la même réaction avec Descartes).
Maintenant, je ne vais pas me lancer à lire le capital de Marx, ce pavé abscons, vu que ceux qui s’en réclament ne dépassent guère le stade de l’expression stéréotypée en guise de réflexion.
C’est d’ailleurs toujours un peu la même chanson : "si tu veux être d’accord avec moi, lit le capital", me dit-on. Mais pourquoi personne n’arrive-t-il à expliquer simplement la thèse du capital ? Même quand tu les réfutes, ils te répondent "lit le capital"... C’est que la Capital est confus, peu rigoureux, imprécis, que personne n’y comprend rien : il n’y a guère ceux qui veulent se la péter en passant pour les savants qu’ils ne sont pas qui se laissent piéger dans cette nasse intellectuelle, attirés par le prestige tout-à-fait immérité qui est donné à ce piètre ouvrage.
J’ai mes exigences en matière de style littéraire. Mon modèle est la monadologie de Leibniz : simplicité, concision, précision, densité. Verbe minimal en quantité, mais verbe maximal en qualité. On retrouve cela aussi chez De Bonald. Mais y a pas cela chez Marx...
C’est que j’ai peu de mémoire, alors j’évite de la saturer. Pourquoi donc s’encombrer la mémoire avec les écrivains médiocres ?
Bref. Un écrit sans style, pour moi, c’est poubelle. Or, Marx est dénué de style, donc Marx va à la poubelle.