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ffi

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  • Premier article le 16/05/2015
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Derniers commentaires




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    ffi 26 septembre 2012 15:22

    Plutôt que la recherche du pouvoir, la recherche de la gloire, par un amour excessif de soi, qui incline à se servir soi.
    L’aptitude optimale d’un serviteur du bien commun nécessite de s’oublier soi pour servir autrui.
     
    C’est toute la différence entre le tyran et le monarque.



  • vote
    ffi 26 septembre 2012 15:11

    Je trouve l’idée très limitée. D’autant qu’en arrière-plan, elle se base sur une vision réductionniste de l’homme, scientiste, car elle se fonde sur une importation de la loi des grands nombres de la mathématique vers la politique. Du genre : les gens seraient comme des nombres. Bof.
     
    En particulier, la corruption n’est pas bien pensée. La corruption n’est pas uniquement antérieure à l’élection, elle est surtout postérieure, par l’idée d’être enfin parvenu. Même si elle est antérieure, c’est surtout par l’orientation de l’information : les portes ouvertes sont plus faciles à enfoncer que les portes closes.
     
    J’imagine bien gagner au loto du pouvoir : c’est une occasion inespérée de se refaire...
     
    Mais c’est la négation-même de ce saint principe qui veut que celui à qui il est donné d’exercer une fonction en a les compétences...
     
    Bref, manifestement Chouard a trouvé sa marotte et je ne le vois en dévier, tant il semble y mettre tout son honneur. Par conséquent, plutôt que d’essayer de convaincre par des mots (ce recours nécessaire au blabla inutile fait l’impuissance actuelle), je lui conseillerais de mettre les principes qu’il prône en pratique, en fondant une entreprise qui fonctionne selon ceux-ci, afin que nous puissions en juger sur pièces.



  • vote
    ffi 26 septembre 2012 01:32

    La "complexité" de la science moderne n’a rien à voir avec une nature que nous peinerions à saisir.
     
    Les physiciens ont sciemment été menés à organiser leurs conceptions autour de concepts ambigus, d’où une science incompréhensible. La physique a choisit la voie de la sophistication, raboutant de manière grossière des choses pourtant contradictoires.
     
    En fait, la métaphysique consiste à penser en amont de la physique, sur les concepts généraux que le scientifique va employer, de manière à lui permettre de décrire la nature sans ambiguïté, donc compréhensible pour tous.
     
    Mais ce travail n’a pas été fait au XXème siècle. Par conséquent notre science est fausse et elle se perd dans des délires.
     
    Par exemple la dualité onde/corpuscule, pour la lumière, est la juxtaposition de deux modèles, celui de Newton des molécules de lumières (molécule signifie étymologiquement petite mole, c’est à dire petite portion), lequel n’a pas besoin d’éther, avec celui de Huygens/Fresnel qui a absolument besoin de l’éther...
     
    [Note : le modèle de Newton a été montré faux car il supposait que la lumière allait plus vite dans l’eau que dans l’air, alors que l’expérience montre l’inverse (expériences de Fizeau).]
     
    C’est-à-dire que la dualité onde/corpuscule implique qu’il faudrait à la fois définir un éther et à la fois ne pas en définir... C’est donc contradictoire, comme un dédale pour y perdre les trop curieux... La dualité à définir est plutôt éther / matière. Celle-ci est sans ambiguïté, car tous les lieux sans masse sont de genre éther, tandis que tous les lieux avec masse sont de genre matière. Si certains me disent que l’éther n’est que du vide, je leur répond : Et bien même s’il n’y a rien, il faut encore définir ce rien. En math, par exemple, le zéro, ce n’est rien, mais on le définit.

    Bref, rien ne sert d’incorporer, par je ne sais quel raisonnement obscure, les défauts de la physique moderne en philosophie. Que les scientifiques pratiquent la science sans intelligence n’oblige nullement nous autres à réfléchir sans intelligence non plus...
     
    En vérité, les scientifiques ont oublié le sens de la perfection. Perfection vient du verbe latin perficare, du préfixe per-, qui signifie à travers, et du verbe ficare, qui signifie faire. Parfaire est donc faire en travers, faire au-dedans. Ce n’est rien d’autre que le raffinement dont je te parlais auparavant.
     
    Inversement, la sophistication, c’est de faire en-dehors, c’est à dire forfaire, étant donné le sens du préfixe for-. C’est ajouter des choses superflues. C’est de la superfétation.
     
    La perfection du langage, c’est-à-dire son raffinement, consiste à passer par-dessous le mot, pour penser par suffixes, préfixes et affixes afin de découvrir le nom exact de la chose.
     
    Inversement, la forfection du langage, c’est-à-dire sa sophistication, consiste à passer par-dessus le mot, pour penser par expressions stéréotypées, afin de recouvrir la chose d’un nom...



  • 3 votes
    ffi 26 septembre 2012 00:16

    Le problème est d’avoir à se prononcer sur ce genre de chose, en toute méconnaissance de cause, à partir de film montés où on peut nous raconter n’importe quoi....
     
    Quant à Josh Fox, le fondateur de la wow compagnie, le producteur de Gasland, c’est quelqu’un qui n’y connaît strictement rien, et qui est surtout spécialiste du spectacle.
    Quelques unes de ses oeuvres :
    - The Expense of Spirit
    - Death of Nations

    - Orphan on God’s Highway

    ...
    Il n’y a pas de raison non plus de donner un blanc-seing à Gasland...



  • vote
    ffi 25 septembre 2012 03:01

    Kemilein : "L’homme est un Dieu en devenir" -> c’est la thèse des mormons...
    Soyons un peu modeste quand même... L’humilité est une vertu aussi.
    Je te propose un pari, celui de Pascal.
     
    Machiavel :
    -> Certes je critique ce que je n’ai pas (entièrement) lu, mais je te signale qu’il y a beaucoup de littérature qui se réfère à lui et qui en cite des extraits.
     
    Ensuite, ce n’était pas nécessairement l’objet de ma critique : pour moi le génie, c’est l’esprit limpide et lumineux. Les concepts de base que le génie emploie sont nécessairement simples et évidents. En effet, si déjà les définitions conceptuelles de bases sont ambigües, au moment de leur mise en rapport, comment pourrait-on espérer aboutir à une réflexion qui ne le soit pas ?
     
    Cette complexité du marxisme prouve sa pensée sophistiquée.
    Et moi, les sophistes, ça m’embrouillent.
     
    Je fais une grande différence entre le raffinement et la sophistication.
     
    Le raffinement consiste à préciser les choses de plus en plus finement, comme pour un automate dont on substituerait peu à peu les parties inamovibles par de petits automates de plus en plus fin, ceci, récursivement et à l’infini, jusqu’à obtenir une machine sublime dans les moindres détails.

    Par exemple : le corps de l’homme avec ses organes imbriqués : des organites cellulaires dans des cellules dans des organes dans un corps. De même l’organisation sociale optimale obéit encore aux mêmes principes (la société organique).

    A contrario, la sophistication consiste à rabouter au fur et à mesure, grossièrement, pour tenter de compenser tout ce qu’on a pas vu au départ. C’est le sophisme. Pas moyen de rafistoler le faux pour le transmuter en vrai...
     
    Marx est d’une grande sophistication, mais d’un piteux raffinement.
     
    Son modèle de société en bonne santé me semble plutôt être celle d’un corps affecté d’une tumeur envahissante, lequel corps devrait finir par se réduire à cette seule tumeur, après qu’elle ait détruit tous ses organes... Trouver un rapport juste entre les organes, ce n’est pas abolir les organes...

    A contrario, la monadologie de Leibniz est un exemple de pensée très raffinée. L’élocution est simple et précise, la signification est claire et dense.
    C’est un véritable chef d’oeuvre.
     
    Je ne tiens pas à me fâcher avec toi sur Marx. Je te propose juste, pour te dépayser du capital de Marx, d’écouter 4 ou 5 fois la monadologie en audio, les yeux fermés, le corps allongé, l’oreille en alerte. Peut-être commenceras-tu alors à comprendre ce que je veux dire.
     
    Rastapopulo : En effet, il y a trop d’écrits d’économistes qui sont passés sous silence. Pire, ceux qui sont mis en valeur (dont Marx ou Smith) sont franchement très mauvais. Ca pourrait paraître étrange, mais quand on en saisit les tenants et aboutissants politiques, cela ne l’est pas. Pour ma part, j’avais bien aimé Paul Cawès.

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