Ah bon, et la société sans classe, c’est donc un truc d’extrême-droite, alors ?
Le problème c’est surtout quand certains sont obsédés par leur idéal... N’est-ce pas Isga ?
En revanche, ceux qui ont de grandes capacités d’abstraction, mais qui savent se limiter quant à leur application aux exigences du monde réel, ceux-là ne sont pas guidés par l’obsession idéelle, qui n’est qu’une forme d’idolâtrie, ils gardent toujours les yeux ouverts, en alerte, attentif à la réalité, et ils sont vraiment sages.
Par exemple, Platon. Il dessine la cité idéale dans "la politeia". Mais dans son ouvrage suivant, "Les lois", il admet qu’elle n’est pas possible étant donné la nature de l’homme.
Un idéalisme mis en pratique sans discernement, voilà l’extrémisme ! Un idéalisme mis en pratique avec prudence, et amendé à mesure des contingences du réel, voilà la sagesse !
La science ne fait pas autrement, elle modélise dans l’idéal, expérimente en pratique, ajuste la modélisation, ré-expérimente en pratique,...etc.
Combien d’idéalismes ont tourné au désastre dans l’histoire ?
La révolution française, la revanche de 14-18, le communisme, le nazisme, le libéralisme, l’UE, l’Euro, le mondialisme,... Toujours le même processus : un idéal qui obsède les âmes au point qu’elle oublient de percevoir le réel, pourtant juste devant les yeux...
Mais les yeux de l’obsédé ne regardent pas au-devant, mais en-dedans. Les yeux de l’obsédé ne cherchent plus à saisir le réel tel qu’il est, non, ils cherchent à saisir le réel tel qu’ils voudraient qu’il soit.
L’idéal, c’est ce que l’on désire. Or le réel n’est pas ce que l’on désire.
Financer les extrêmes est une constante historique depuis quelques temps : On a vu cette stratégie à l’oeuvre pendant la révolution française, la révolution Russe, la révolution Nazie, dans l’islamisme radical,....etc
On ne peut pas nier qu’il existe des différences de conceptions sur la manière de vivre ensemble entre les sociétés et que ceci est une source de conflit.
Le reconnaître est la première étape nécessaire pour y trouver des remèdes politiques, qui sont possibles, dans la mesure où les parties veulent s’accorder.
Tant le déni que l’obsession seraient deux attitudes nuisibles qui empêcheraient de trouver des solutions politiques.