Moi je crois que le principal problème des hommes est leur penchant obsessionnel. C’est dû à l’empoisonnement de nos aïeux lors du péché originel : l’homme tourne en boucle, son esprit bégaye, ressasse, bloque sur ses ressentiments. Les hommes sont devenu maniaques et leur discernement s’est amoindri.
Mais peut-être Dieu a-t-il donné un remède ? Dans ce cas, il existerait une religion vraie qui atténuerait chez les hommes leurs obsessions, et leur rendrait - en partie- l’esprit clair.
Je comprends ton angoisse, Morice. Mais quand la peur envahit, tant le déni que l’obsession sont des attitudes maladives. Il suffit d’avoir conscience, de garder ses nerfs et de garder espoir.
Voilà face à face deux sociétés, où la conception de l’autorité de Dieu diffère radicalement : Un Dieu arbitraire qui veut être craint -> autorité tyrannique Un Dieu rationnel qui veut être aimé -> autorité juste.
Matth 11:29 Prenez mon joug sur vous et recevez mes
instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez du
repos pour vos âmes. car mon joug est doux et mon fardeau est léger.
La forme de l’autorité dans une société dépend de sa définition du divin.
C’est normal, toute société humaine repose sur trois productions : des choses, des idées et des gens.
Produire des choses pour perpétuer des corps. Produire des idées pour perpétuer des esprits. Produire des gens pour perpétuer des gens.
Il y a donc trois fonctions nécessaires dans toute société, qui concernent chacune les connaissances nécessaires pour assembler les diverses productions utile à la perpétuation de la société.
On assemble pas les choses comme on assemble les idées. On assemble pas les idées comme on assemble les gens. On assemble pas les gens comme on assemble les choses.
Une fois que l’on a dit cela, on a déterminé ce qui est commun, et qui conséquence de la nature de l’homme en société avec les trois fonctions qui en découlent : les laboratores qui assemblent les choses, les oratores qui assemblent les idées, les bellatores qui assemblent les gens.
Il n’y a pas de passage automatique à une production de type industrielle. Déjà, tu fais un contre-sens, car les universités d’ancien régime, étaient considérées comme des industries, bien que composées d’artisans propriétaires de leurs outils de production. Si tu fais référence à la production de masse, au moyen d’ouvriers salariés, cela commence en France avec la création des manufactures d’état.
Mais même dans ce type d’industrie, les trois fonctions nécessaires à la subsistance de la société existent : il y a les professions intellectuelles qui assemblent les idées (oratores), il y a les managers qui assemblent les gens (bellatores), il y a les ouvriers qui assemblent les choses (laboratores). Mais je t’accorde qu’il y a une classe supplémentaire, inutile et superflue, celle qui pompe le fric (fricatores).
Une religion qui interdit l’usure n’autoriserait pas l’émergence des fricatores.
Bref, nous avons par cette réflexion déterminé ce qui est commun à toutes les sociétés, les fonctions sociales qui permettent sa subsistance. Maintenant, il reste toute la variété des productions sociales à comprendre. Cette variété est lié à la créativité des hommes, et cette créativité découle de leur culture locale, dont leur religion.
Waïd, Ma pensée n’est pas matérialiste mais réaliste : Si l’homme a certes un corps matériel, il a aussi des idées immatérielles. Réduire l’homme à un morceau de matière inerte ne correspond pas à la réalité.
Cette faute de conception est la raison pour laquelle le Marxisme a toujours abouti à des politiques inhumaines.