La fable sert le propos de l’auteur et il fait donc dire au sorcier ce qu’il veut.
Toutefois, la fable ne répond pas à la question sur la relation entre le libre arbitre et le déterminisme, cela, parce que la réponse donnée par l’explorateur porte sur une aporie du raisonnement où l’indéterminisme, que vous apparenté à du libre arbitre, porte sur l’impossibilité de la faisabilité d’une action. Or, le déterminisme dont on parle ici en relation avec le libre arbitre, porte au contraire sur l’impossibilité de choix d’une action, c’est à dire, l’impossibilité de défaire une action qui doit advenir et que l’on appelle aussi "destin".
Il ne s’agit donc pas du même déterminisme.
Bref, l’auteur se trompe et nous trompe, aussi, un sorcier intelligent aurait torturé l’explorateur pour avoir essayé de le tromper.
La fable sert le propos de son auteur, et il fait réagir le sorcier en fonction de cela.
Mais la fable ne répond pas à la question du libre arbitre et du déterminisme tel que nous l’entendons ici. Parce que pour moi, la réponse de l’explorateur est avant tout une aporie du raisonnement qui aboutit à une impossibilité de déterminer une action faisable du point de vue logique Or, le déterminisme dont on parle en rapport au libre arbitre n’est pas le même, il porte uniquement sur savoir si un choix est libre ou conditionné de telle sorte que le choix est une illusion. Cela n’a donc rien à voir avec un choix impossible à faire, mais tout son contraire, un choix impossible à défaire. L’auteur se trompe donc et dans la réalité, un sorcier intelligent aurait refusé la réponse de l’explorateur, car il ne parle pas du même déterminisme et l’aurait donc torturé pour avoir tenté de le tromper.
Ce que je voulais surtout dire par rapport à la relation entre libre
arbitre et déterminisme, qu’illustre la fable et que je réécris une
dernière fois, c’est que c’est toujours celui qui a l"exclusivité de la
force qui à le libre arbitre et décide, détermine la vie des autres.
Ici, croire ou non au libre arbitre est sans accessoire, seul compte la
détention de la force d’action
J’entends bien et j’admets que cela se tient à priori, mais n’oubliez pas qu’on parle d’une fable où c’est seulement l’auteur qui fait dire ce qu’il veut au sorcier. Ici, on débat sur la validité du raisonnement.
Ce que je dis, c’est que si l’affirmation est effectivement factuelle, simple et concrète, elle n’est pas vérifiable, parce qu’elle est indécidable et c’est pour cette raison que l’auteur fait libérer l’explorateur par le sorcier. Sauf que si on s’en tient au raisonnement pur, le sorcier aurait tout aussi bien pu décider de le torturer jusqu’à ce que mort s’ensuive, parce que sa réponse étant indécidable, elle est invérifiable dans la réalité physique. Il doit donc souffrir et mourir de la torture ! Et ce, d’autant plus que le but premier du sorcier est seulement de tuer l’explorateur, puisqu’il lui laisse comme seul choix que de décider du comment il sera tué et en aucun cas comment il peut rester en vie.
Je le répète, le libre arbitre est celui du sorcier, qui détermine le sort de l’explorateur. En toute logique, l’explorateur aurait seulement dû dire que la preuve du libre arbitre est dans la détermination du sorcier de le tuer, parce qu’il aurait tout aussi bien pu lui faire bon accueil comme le sorcier de la tribu rencontré avant la sienne. Donc, deux sorciers pour deux attitudes opposées pour la même situation implique le libre arbitre du sorcier, car le déterminisme aurait fait périr l’explorateur avant ! C’est factuel, simple, vérifiable et indiscutable tout en se donnant une chance de faire changer d’avis le sorcier !
Evidemment, c’est aller un peu plus loin dans le raisonnement et j’avoue prendre plaisir à la contradiction.
Je ne suis pas d’accord avec ce que vous me répondez, car ce que dit l’explorateur étant une aporie, elle ne peut pas être vérifiée, il ne peut être ni immolé ni noyé, mais peut toujours être torturé jusqu’à ce que mort s’ensuive. Car le point central est que le but du sorcier est de tuer l’explorateur, c’est sa détermination et celle ci relève de son libre arbitre à lui, pas de l’explorateur.
De fait, le sorcier pouvait effectivement le libérer, mais il pouvait tout aussi bien lui répondre que sa réponse n’est pas valide, car elle est invérifiable, puisque impossible à réaliser et de ce fait, la conséquence sera de mourir dans d’atroces souffrances pour avoir tenté de le tromper. Tout repose donc exclusivement sur la détermination du sorcier, qui détient le libre arbitre sur le sort de l’explorateur. Ici, déterminisme et libre arbitre ne sont pas contradictoires, ils sont en relation de causalité. C’est le libre arbitre du sorcier qui détermine le sort de l’explorateur. C’est ce principe de causalité que Guillemant et les scientifiques ne maîtrisent pas !
Cela dit, j’aurai plutôt apprécié que vous donniez votre avis sur ce que j’écris par ailleurs sur le libre arbitre, comme étant l’expression de la souveraineté de soi où, en communauté, signifie l’arbitraire de celui qui détient le pouvoir, sauf à ce que personne ne puisse conserver son libre arbitre pour décider de la loi commune.
Bref, il ne faut pas confondre libre arbitre et jugement critique, qui consiste à s’assurer que l’arbitrage donné dans un conflit soit juste, conforme à l’esprit de la loi commune. Mais cela peut aussi être la volonté de tromper !