Ou peut-être que nous avons du mal, l’un comme l’autre, à exprimer une notion métaphysique (l’âme) et que du coup, en ce qui me concerne, j’ai fais le choix, sans renoncer à la notion abstraite et invérifiable d’âme - de me fier à ce que je peux voir et toucher : la matière.
Pour le reste, j’ai aussi des spéculations métaphysiques et spirituelles, mais je ne les considère pas comme pertinentes. Disons plutôt que je considère que le corps et ce que l’on appelle âme sont une seule et même chose, ou, si vous préférez, que le corps est un prolongement de l’âme dans l’univers manifesté. Comme notre objet est la vie, et que la vie c’est l’expérience du monde manifesté, je me concentre sur les phénomènes manifestés, non sur les phénomènes non-manifestés qui demeurent du domaine de la métaphysique et sont invérifiables.
Oui, mais je considère aussi qu’il est IMPOSSIBLE que deux êtres aient les mêmes stimuli (ensemble de stimuli), car deux être ne peuvent pas être dans un même espace (le corps) > chaque individu a UN point de vue (le sien) qui est UNIQUE par sa position DANS l’ESPACE et DANS le TEMPS. C’est donc virtuellement impossible que deux êtres aient les mêmes stimuli.
Bien sûr, je peux me tromper
Sinon, synchronicité, voilà que Luc-Laurent Salvador édite un article très intéressant sur Avox rouge. je vous laisse voir de quoi il retourne, mais il me semble qu’il y a dans la méthode décrite des pistes intéressantes à explorer.
[Aujourd’hui c’est le
principe même de complémentarité qui est attaqué sous couvert de lutter contre les stéréotypes et
ce dans le but de faire table rase du passé, et qui a les conséquences que j’ai
décrites plus haut dans le premier
commentaire.
Donc le fait que certains éléments
du modèle traditionnel de la famille soient source de frustration et de souffrance
n’est pas le problème, on peut l’admettre et en discuter … MAIS pour les faire évoluer et non pour les détruire car ce serait
faire le jeu de l’Etat et du marché.
Je précise que je ne suis
pas un traditionaliste mais que je trouve, dans ma recherche d’opposition au capitalisme
néolibéral totalitaire, des éléments pertinents de résistance dans la tradition]
R : Complètement en accord avec toi là dessus.
[Si ce que vous dites
est vrai, deux jumeaux homozygotes vivant dans le même environnement devraient être
identique, ceux qui ont connu ce genre de cas savent que ce n’est pas le cas]
R : Non, cette comparaison n’est pas pertinente, car même des clones génétiques vont avoir des réactions différentes dans la mesure où nous ne percevons (expérimentons) pas tous les mêmes stimuli en même temps dans les mêmes conditions, et c’est justement ça qui induit les différences entre individus, y compris pour des clones génétiquement parfaits (ou des jumeaux monozygotes).
[Qu’est
ce qu’un repère]
R : C’est ce que tu as appelé plus haut des principes (en opposition aux valeurs).D’après moi, le cadre ne doit pas être contraignant, mais permettre à l’enfant d’expérimenter et d’explorer son environnement de manière sécurisante (attention à l’excès de "sécurité" : on peut apprendre beaucoup en se brûlant les doigts, mais se retrouver avec le contenu de la casserole à friture brûlante sur la tronche, c’est trop...). Le truc, c’est surtout, lorsque l’on contraint l’enfant (pour sa sécurité) de lui expliquer les raisons, pas de dire "c’est comme ça, ne discute pas !" Ça ne marche pas, les enfants détestent ça.
Je comprends ce que tu dis, maQuiavel, mais je n’ai pas tout-à-fait la même analyse. Je part du principe qu’effectivement, le développement humain, dès le plus jeune âge, est vierge, et que c’est par le processus d’adaptation à l’environnement que les humains développent tels ou tels caractères.
D’un côté, je comprends parfaitement les inquiétudes de très nombreuses familles (que l’on ne peut pas ranger dans le moule des "traditionalistes", "conservateurs", "fanatiques religieux" et autres étiquettes stéréotypées) et je reconnais qu’il y a un "danger", une "menace" au modèle traditionnel de la famille dans toute démarche de remise en cause du modèle d’éducation.
Toutefois, on peut également dire, sans nécessairement jeter le bébé avec l’eau du bain, que certains éléments du modèle traditionnel de la famille ne sont pas nécessairement pertinents et sont porteurs, en eux-mêmes, de stéréotypes qui enferment et peuvent être de nature à créer des frustrations, voir des souffrances. Par exemple, il me semble que la "diabolisation" de la nudité et de la sexualité, héritée des stéréotypes judéo-chrétiens, a un côté pervers, en ce sens qu’en rendant la nudité des corps et le sexe - qui sont parties intégrantes de notre identité et de notre nature humaine (il n’y a rien de mal à la nudité et au désir sexuel, ils sont naturels), on "renverse" l’idée que nous nous faisons en allant contre notre propre nature. Je considère que c’est probablement l’une des causes majeure de beaucoup de dérives perverses dans les domaines du sexe que l’on observe dans nos civilisations. La comparaison avec les peuples premiers (indiens d’Amazonie, aborigènes d’Australie, pygmée ou autres tribus noirs africaines,...) est remarquable : ils n’ont pas les mêmes tabous en matière de nudité ou de sexualité. C’est donc quelque chose qui mérite une mise en perspective et une remise en cause de cet élément du modèle familial traditionnel.
De l’autre côté, je reconnais que cela peut être le biais par lequel d’authentiques pervers peuvent manipuler cette remise en cause pour justifier soit une dérive totalitaire, soit la justification de perversion issues elles-mêmes des dérives induites par le modèle traditionnel (tu me suis ?).
Maintenant, il peut y avoir de nouveau modèles qui intègre les parents aussi bien que la société dans le modèle, et cela par le bien de l’intelligence collective et la démocratie vraie, qui bien menée, peut convenir par consensus (et non compromis) à faire évoluer sans imposer et sans violence, une évolution des stéréotypes.
La clef essentiel étant, j’en suis convaincu, d’intégrer de vrais données scientifiques, non biaisées par une approche subjective ou orientée. Il faut veiller à respecter le cadre naturel (ce qui implique de le définir sans le dénaturer, chose pas facile), et à être bienveillant envers les enfants, tout en restant, en tant que tuteurs et parents, des guides, et non des maîtres. les enfants ont besoin de repères, pas de limites imposées. Le rôle de l’éducation est de leur donner des repères afin qu’ils trouvent eux-mêmes leurs propres limites (c’est par celles-ci que le processus d’individuation se construit), non de leur imposer nos propres limites.
Le danger, bien réel, est d’un côté que les enfants se voient imposé des limites arbitraires issues de modèles traditionnels qui comportent eux-mêmes des travers pervers et des biais nocifs à l’enfant, de l’autre que la volonté de libérer les enfants de ces limites entraîne l’imposition d’autres limites qui leur seraient imposées.
Dans tous les cas, ce n’est certainement pas à un gouvernement, un lobby ou une quelconque "élite" intellectuelle ou (pseudo)scientifiques de définir et d’imposer ce cadre, et surtout pas au sein de l’institution scolaire. En tout cas, pas de façon unilatérale et parlementaire (c’est-à-dire dirigé par les lobbys).