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njama

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  • Premier article le 22/02/2016
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  • 1 vote
    njama 23 mars 2016 09:03

    @ tous
    une autre approche du texte coranique
    "LECTURE SYRO-ARAMÉENNE DU CORAN", thèse soutenue en 2000 par Christoph Luxenberg (pseudonyme) — publiée en allemand en 2004 et en anglais en 2007—
    source : http://anglesdevue.canalblog.com/archives/2007/05/16/4947746.html

    3) Mohammad (saws) n’est que le "témoin" des Prophètes

    Coran (33:40)
     ???? ????? ????????? ????? ?????? ???? ???????????? ??????? ???????? ??????? ????????? ????????????? ??????? ??????? ??????? ?????? ???????? 40
     
     Ce passage, compris jusqu’à présent comme Mohammad (saws) est le « sceau des prophètes » et le dernier d’entre eux (de khatim et khatima), devient quand il est éclairé par l’arabo-araméen "Mohammad (saws) est le « témoin » des prophètes qui l’ont précédé. Le Prophète n’entend donc pas effectuer une rupture avec ses prédécesseurs, mais simplement les continuer et "témoigner" de la vérité de leur message. Luxenberg va plus loin en soutenant que Mohammad (saws) n’entendait faire rien de plus qu’adapter aux Arabes de son époque le message du "Oum Al Kittab" (du Livre-mère). Ce Livre mère fait lui-même référence à la Bible, considérée par le Prophète comme la source, dont il a tiré un "lectionnaire" (Qurân) adapté à l’usage de sa société.

    7) Le Coran est un "lectionnaire"

    "Le Coran était ce que son nom dit très précisément, une fois qu’on le comprend à partir du syriaque : un lectionnaire (L[uxenberg], 56, 79), c’est-à-dire une anthologie de passages tirés de livres saints préexistants et adaptés en langue vernaculaire, anthologie faite pour la lecture liturgique (L. 275). C’est ce qu’affirme le début de la sourate XII, qui raconte l’histoire de Joseph (Genèse, 37-50), si on la traduit comme le fait Luxenberg : « Voici les versets de l’Écriture expliquée ; nous l’avons fait descendre comme un lectionnaire arabe, afin que vous puissiez comprendre. » (XII, 1-2) (L, 80s.) Ou encore XLI, 3 : « Écriture que nous avons traduite comme un lectionnaire arabe » (L, 96). Ou enfin LXXV, 17- 18 : « il nous incombe de le (le Coran, le lectionnaire) compiler (à partir d’extraits de l’Écriture) et de l’exposer (en enseignant). Si nous l’avons exposé (en enseignant), suis son exposé (c’est-à-dire la façon dont il t’a été enseigné) » (L, 97).
    « Si Coran signifie à proprement parler lectionnaire, on est autorisé à admettre que le Coran ne voulait être compris comme rien d’autre qu’un livre liturgique avec des textes choisis de l’Écriture (Ancien et Nouveau Testaments), et nullement comme un succédané de l’Écriture elle-même, c’est-à-dire comme une Écriture indépendante. D’où les nombreuses allusions à l’Ecriture, sans la connaissance de laquelle le Coran pourrait sembler à son lecteur être un livre scellé de sept sceaux » (L, 79).

    Le Livre par excellence dont il est question bien des fois, la « mère du livre » (III, 7 ; XIII, 39 ; XLIII, 4), c’est-à-dire le texte original, n’est autre que la Bible elle-même. Luxenberg traduit ainsi III, 7 : « C’est Lui qui a fait descendre sur toi le livre. Une de ses parties consiste en versets précis, qui (sont quasiment) l’Écriture originale (elle-même), et (une partie) en d’autres (versets) de même sens. » (L, 82) II se peut que ce qui est vise ici soit l’Écriture canonique et ce qui lui ressemble, à savoir les textes apocryphes (L, 83).

    On notera une conséquence capitale : si Luxenberg a raison, le Coran ne prétendait pas remplacer la Bible, mais en fournir une version intelligible aux arabes de l’époque. Il ne se présentait donc pas comme une révélation immédiate (L, 100). De la sorte, la doctrine de la dogmatique islamique postérieure selon laquelle une révélation serait « abrogée » (naskh) et « remplacée » (tabdîl) par une révélation postérieure (l’Évangile remplaçant la Torah), jusqu’à la révélation définitive coïncidant avec l’islam, perdrait son fondement. "
    [...]



  • 1 vote
    njama 23 mars 2016 08:21

    @Qaspard Delanuit

    dsl, j’ai manqué de voir votre question, mais j’y ai répondu dans le post qui suit adressé à Sarah.



  • vote
    njama 23 mars 2016 08:19

    @ Sarah

    Le mot "hérétique" n’a pas forcément un sens péjoratif, étymologiquement en grec hérésia c’est un choix, les hérétiques étant ceux qui suivent une autre voie avec d’autres raisons dogmatiques. Chaque religion a les siens. Les hérésies étaient d’ailleurs nombreuses parmi les chrétiens dans ces premiers siècles. Certaines subsistent puisque les églises d’Orient ne sont pas pour la plupart trinitaires. Raison probable pour laquelle l’islam a émergé autour de paroles qui ont eu la vertu de fédérer. C’est ainsi que je le comprends.
    Olaf lui-même l’admet puisqu’il écrit "l’islam est le fruit d’un processus très long et très complexe de réécriture de l’Histoire, s’enracinant dans une foi judéochrétienne déviante".

    Et c’est exact, les principales hérésies de l’époque dans cet Orient étant le monophysisme > consubstantialité père-fils / le docétisme > l’aspect humain du Christ est une pure illusion, d’où la crucifixion une illusion aussi / le nestorianisme > deux personnes, l’une divine, l’autre humaine, coexistaient en Jésus-Christ / la conception trinitaire selon Nicée / l’arianisme > défend que la position du Père est supérieure à la position du Fils dans la Trinité.

    De là à dire, qui, parmi ces hérétiques avaient raison c’est une toute autre histoire [ que je n’ai pas tranchée ], la question vaut celle du sexe des anges smiley , et à priori, pourquoi les catholiques auraient le monopole de la Vérité ? le nombre ne justifie pas d’avoir raison.

    Par contre quand Olaf ajoute "rendue folle par les espérances messianistes", on sort de la neutralité de l’historien pour poser un jugement de valeur du domaine de la foi.

    Pour ce qui est de la création de ces paroles, celles du Coran, comme toute vraie création quelle soit littéraire ou poétique, elle trouve sa source dans l’inspiration ou l’Inspiration ainsi les magnifiques épopées des Aèdes, car cela procède du mystère, et c’est bien la propre du "spirituel", qui procède de l’esprit. De l’Esprit Saint diraient les chrétiens (dont on ne voit pas pourquoi, s’il existe, ils en auraient le monopole). Si l’on prend la Bible, le Verbe s’est manifesté de bien des manières, n’est-il pas ?

    J’opposais également d’ailleurs à Olaf et E-M Gallez de manquer d’une certaine logique qui les met en porte-à-faux par rapport à leurs propres Écritures : "Gamaliel, docteur de la loi, estimé de tout le peuple" (5/34) ?
    Actes 5/33 à 40 "Si cette entreprise ou cette œuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu."

    Force est d’admettre que 14 siècles plus tard, cette entreprise a prospéré, même si cela ne plaît pas à certains, et qu’il faut faire avec. Même si l’on n’en comprend pas les ressorts, on ne peut rester indéfiniment dans le déni, ou le rejet, ce qui n’est ni pertinent d’un point de vue intellectuel, ni fraternel.



  • 1 vote
    njama 23 mars 2016 07:44

    @Sarah

    Je n’ai pas lu comme vous la thèse de E-M Gallez, je me base sur ce qu’a écrit Olaf qui la résume dans la conclusion (p.86). C’est tout de même lapidaire ! "une imposture historique" ; "il n’y a jamais eu de révélation divine donnée à Mahomet" ; et la pirouette, "un processus long et complexe".

    Évidement tout s’inscrit dans une continuité culturelle qui n’est jamais interrompue, et pour chaque "révélation" on va dire, dans un contexte historique, héritage de ce qui précède. De même pour les tribulations des croyants avant l’Islam, que ce soit le pour le christianisme ou le judaïsme. Exemple les hypothèses de Messod et Roger Sabbah "Les Secrets de l’Exode : l’origine égyptienne des Hébreux", me semblent intéressantes, même si tout n’est vraisemblablement pas juste. Il y a par exemple de très grandes similitudes entre les hiéroglyphes et l’alphabet hébreu, c’est flagrant, qui témoignent d’une continuité. La vraisemblance que l’Exode soit parti de Tell el-Armana reste plausible ...



  • 1 vote
    njama 22 mars 2016 22:53

    @gaijin
    c’est vrai quelle idée de se bringuebaler des tas de cailloux pour les empiler ! ... la religion était-elle tombé à un niveau bien bas ? ...

    La construction des pyramides sur tous les continents, ou presque, c’est si étrange, et tellement intrigant !

    Azor, un prophète avant Noé, voilà ce qu’en dit la révélation d’Arès :
    "Je suis Celui Qui a parlé par Azor, qui M’a fait connaître au delà de l’immense mer, portant Mon Message pendant quarante jours comme à travers un désert, passant par les peines de la soif, les tourments de la solitude et du léviathan, et dont les os reposent, comme fils d’Adam, au pied des grands pics, en attendant Mon Jour." (Év. d’Arès 2/6)

    ce qui suggère que la navigation entre les continents existait déjà, même si elle était incertaine, périlleuse. Et de plus l’influence d’une spiritualité pré-noachite qui aurait influencé le continent des Amériques ...

    un SCOOP ! mais qui explique bien des choses ...

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