Dans l’ensemble le message est vrai mais pourquoi appeler cela du marxisme culturel ? C’est plutôt de l’ultra-capitalisme où l’accès "à la lumière" est soigneusement verrouillé. Et c’est très proche du stalinisme, ou de toute dictature en général : c’est un système pyramidal qui se resserre de plus en plus (c’est-à-dire contrôlé par de moins en moins de personnes), ce qui est l’évolution naturelle de tout système pyramidal (jusqu’à ce que ça devienne insupportable pour la masse : les "élites" en veulent toujours plus et n’ont aucun discernement sur ce qu’elles font subir à leurs esclaves).
Mais on peut faire ce constat dans tous les domaines, pas uniquement dans la culture. Les européens qui se sont battus pour de meilleures conditions doivent être massacrés. On a soigneusement organisé des guerres entre eux au siècle dernier pour leur "prendre le pouvoir". Aujourd’hui, ils sont attaqués de l’intérieur et de l’extérieur (on détruit tout avec la dette en nous expliquant qu’on vit au-dessus de nos moyens pendant qu’on détruit l’économie avec des délocalisations grâce à l’ouverture des frontières ce qui ne peut que niveler toutes nos lois sociales par le bas).
Quand est-ce qu’on arrêtera de nous détruire ? Quand nos prétentions seront les mêmes que celles des indiens à moins que la grenouille ne décide de sauter hors de la casserole avant que l’eau atteigne les 100°C. Je pense que les chinois nous dépasseront assez vite (en fait, c’est peut-être déjà fait) car ils ne sont pas pilotés par nos dégénérés et qu’ils sont intrinsèquement plus civilisés.
@mac1 Parlons des ambitions. Quand j’étais au chômage, certains de mon école (qui trouvent toujours du travail quelles que soient les circonstances) déconseillaient d’accepter un travail "sous-rémunéré", c’est -à-dire inférieur au salaire d’embauche habituel de l’école. Mon premier travail était bien inférieur au salaire d’embauche (en plus d’être sans intérêt). Le vrai problème, c’est de s’être battu pour des lois sociales avancées, d’avoir une législation du travail contraignante (normes, sécurité, etc...) tout en autorisant l’importation des marchandises et la libre circulation des capitaux. A quoi servent des lois contraignantes si on les contournent en fabriquant ailleurs sans les respecter ? A détruire l’économie d’un pays, car au final, ces lois contraignantes n’ont pas été appliquées par les produits qu’on achète et qui viennent de l’étranger. C’est une lutte de classe féroce, même si elle s’étale sur des décennies.
@sls0 Je prends mon exemple : en terminale, je choisis mon école d’ingénieur (2 à 3 postes par ingénieur en sortie). 6 ans plus tard avec le service (chute du bloc de l’est pendant mes études), 2 ans 2/3 de chômage à la sortie pour finalement trouver des emplois de merde (sans utilité réelle) dont j’ai démissionné (je ne travaille plus et pourtant je suis ingénieur ... électricien). Les boites qui embauchent sont rachetées puis vidées de leur substance. Un cargo qui s’échoue dans le canal de Suez et on a peur de manquer de PQ. Chez moi (massif central), ce sont des roumains (travailleurs détachés) qui bossent dans les boucheries locales, les voitures sont de plus en plus importées de Chine, etc...
Si on a fait de l’économie après la guerre pour reconstruire le pays, on peut dire que, maintenant, on empêche coûte que coûte les français d’être autonomes et de se rendre utiles : c’est du sabotage économique. Alors qu’est-ce qui est vraiment plus dur à supporter pour les jeunes ? De démarrer petit et de pouvoir être autonome avec un espoir d’avenir (avant) ou d’essayer de s’en sortir et de ne pouvoir rien faire d’utile (aujourd’hui) en restant longtemps chez ses parents ?
@LUCA J’ai connu un capitalisme social dont les bénéfices allaient directement
et proportionnellement dans la poche des employés, quand le boulot
payait encore ! Peut-on parler de capitalisme dans ce cas ? Si le "bénéfice" va directement dans la poche des employés, alors soit c’est l’état qui possède les capitaux et qui ne demande rien, soit ce sont les employés eux-mêmes, ce qui revient un peu au même (de manière globale). Le "vrai" capitalisme ou une poignée de personnes possèdent toujours de plus en plus (sans rien faire évidemment : la rente du capital rapporte plus que le travail), lui est fondamentalement anti-écologique : le capital doit rapporter autant que possible, il faut le faire travailler au maximum et donc produire un maximum.
Combien de partis anti-capitalistes aux élections ? Quel score ? Est-ce la bonne manière de faire de l’écologie que de dénoncer le capitalisme dur ? Les écolos sont coincés, car la propriété est sacrée, même chez les pauvres qui la subissent. C’est inscrit dans les droits de l’homme alors même que la propriété organise sa soumission. Très astucieux.
@LUCA Vous parlez des pneus justement. Si on inventait des pneus inusables, et bien avec le système capitaliste, il ne seraient pas commercialisés car pas rentables, ils signifieraient la mort des fabricants de pneumatiques. C’est pourtant ce que devrait être le progrès : travailler de moins en moins pour avoir la même chose, mais des choses de plus en plus robustes, de moins en moins polluantes. Mais le capitalisme a sa logique de rentabilité, qui exige une production importante, maximale. Donc la durée de vie des lave-linge diminue : qui le demande ? Personne, mais c’est plus rentable, ça maximise l’utilisation des capitaux.