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  • Premier article le 27/05/2010
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  • vote
    perlseb 4 décembre 2012 19:19

    Interdire la propriété privée paraît en effet totalitaire. Mais actuellement, la propriété privée s’impose aussi à tout le monde, sans aucune alternative. L’ensemble des lieux habitables (ou de production) sur cette Terre "appartient" donc à des privés ou à des collectivités plus ou moins restreintes, ce qui interdit formellement le droit de penser autrement et de vivre en se passant de ce "droit" qui ne restera que désir et soumission pour le plus grand nombre (car être locataire n’est pas une façon de s’en libérer, bien au contraire).
     
    D’ailleurs il va de soi que nous devrions sortir de la société marchande (ou du moins, dans un esprit parfaitement libertaire, autoriser d’autres systèmes en parallèle à l’économie marchande qui est, elle-même, parfaitement autoritaire), ce qui est possible de nos jours (abondance globale) et qui ne l’était peut-être pas du temps de Marx.
     
    Et, pour ce qui est des dérives totalitaires, je crois que l’anarchisme (ou la démocratie directe pour être plus sobre) et les progrès dans les réseaux (internet) doivent nous en écarter complètement. Que diraient les anciens penseurs philosophiques s’ils avaient eu connaissance des moyens que nous avons aujourd’hui ? En ce sens, le plan C d’Etienne Chouard est un peu lourd : pourquoi avoir des gouvernants et des gouvernés ? Sans gouvernants, plus besoin de constitution. Tout est résolu par initiative populaire.



  • 1 vote
    perlseb 3 décembre 2012 23:21

    Oui, le sens de ces mots a une grosse part de subjectivité : c’est pour cela qu’utiliser de tels mots pour raisonner, c’est se tromper dans sa démonstration d’entrée. Il faut donc les redéfinir systématiquement.
     
    J’aurais vraiment tendance à analyser ce qui est fondamental dans le réel, et c’est d’ailleurs pour cela que je rejette le capital.
     
    Pour l’anarchisme chrétien, j’ai un peu de mal avec la propriété privée immobilière (je sais que vous êtes pour). Cependant, la propriété privée (immobilière) est anthropocentriste par nature. On ne pourra pas en attendre grand chose au niveau écologique. De plus, quand on la définit comme un droit, un nombre incalculable de problèmes de liberté surgissent, sans qu’aucune solution juste ne puisse être trouvée (pas d’égalité possible, les terres ne se valent pas ; pas de liberté de circulation possible, sauf sur des espaces publics restreints ; pas de solution donnée pour dédommager ceux qui en seront fatalement dépourvus ; pas d’ajustement simple en cas de variation de la population ; grave problème écologique que d’autoriser l’"abusus" sur l’immobilier...). Définir un tel concept, c’est se compliquer la vie. Il est beaucoup plus simple d’éduquer les gens à respecter le travail des autres (punir le saccage) et leur vie privée (droit à un chez soi, même sans propriété privée).
     
    quand on analyse ce qui se passe aujourd’hui , ces abstractions permettent une compréhension concrète des choses et des solutions

    Justement, si on évite ces abstractions, la compréhension du monde réel n’en est que plus évidente. Le système créé est un système de domination pyramidal où la liberté du plus grand nombre est bafouée. Au lieu de dédommager ceux qui sont privés d’immobilier faute d’argent, on leur demande de s’aliéner au travail pour ceux-là même qui possèdent presque tout. C’est l’exact contraire d’un compromis démocratique : on avantage ceux qui ont le plus de droits (peu nombreux) au détriment de ceux qui en ont moins, et à mon avis, en constante augmentation. Pire, on a réussi à faire adhérer le plus grand nombre à cette logique prédatrice de concentration des richesses (mes phrases précédentes sembleront ineptes pour la majorité).
     
    Mais je vous rejoins totalement sur la nécessaire révolution intérieure. Les pauvres ne sont, pour la plupart, que des riches qui n’ont pas réussi. A partir de là, le système pyramidal a de beaux jours devant lui et le grand jour serait encore un coup pour rien.



  • 8 votes
    perlseb 3 décembre 2012 20:37

    Oui, je crois que la condition des femmes se dégrade beaucoup. Et il y a une confusion bien entretenue entre ce que devrait être leur vraie libération et la soumission sans complexe vers laquelle on les dirige.



  • 1 vote
    perlseb 3 décembre 2012 20:13

    Je suis athée et le matérialisme n’empêche pas la spiritualité (politiquement je suis pour la vraie démocratie, c’est-à-dire anarchiste). Car ces mots sont un peu équivoques.
     
    Prenons le matérialisme : la matière n’a pas besoin de "transcendance" pour exister et s’expliquer. Le problème d’évoquer autre chose que la matière, c’est que cela ne simplifie rien (si dieu existe, qui l’a créé : il est immortel ? Ah bon, mais alors pourquoi pas la matière-énergie ne le serait pas aussi, ça serait plus simple, non ?). Donc comme cette transcendance ne se codera jamais dans nos équations et ne nous aidera jamais, autant s’en passer pour essayer de comprendre le monde (rasoir d’Ockham).
     
    Prenons la spiritualité : anarchiste, je suis contre l’idée d’un dieu qui nous serait supérieur, et qui est surtout inventé pour habituer les gens à se soumettre à un ordre établi (ni dieu, ni maître). Cependant, il faut que la société dans son ensemble aie un minimum de sens. Il y a bien une quête spirituelle de groupe à avoir : par exemple, rechercher à maximiser les satisfactions humaines et cela ne peut pas se faire de façon anthropocentriste (hors toutes les religions sont anthropocentristes) car l’homme sera, à mon avis, bien plus heureux sur une Terre peuplée de nombreuses créatures complexes (dont il ignore encore tellement) que sur une Terre bloc de béton fonctionnelle mais parfaitement inerte.
     
    Quant à lire le capital, j’en ai bien lu des extraits : effectivement, Marx analyse très bien les choses, cependant, le capital est une vue de l’esprit. Il n’a strictement aucune existence physique. Seule une société marchande qui invente aussi la virtualité de la monnaie peut définir un tel terme. On peut passer sa vie entière sur le virtuel croyant mieux comprendre comment le monde réel fonctionne, mais cela ne fait que complexifier son point de vue. C’est d’investissement, qu’il faut parler, mais pas de capital. Et le peuple doit s’approprier l’investissement (investissement démocratique). Quand on donne de l’argent (virtuel) à des travailleurs qui mettent sur pied une nouvelle usine non encore productive, ce n’est pas réellement l’argent qui les nourrit ou qui les loge, c’est d’autres travailleurs qui surproduisent et qui peuvent leur contruire des maisons ou les alimenter avec leurs excédents agricoles... Il suffit de voir cela pour se passer des capitalistes et du capital. La seule chose de bien réelle, c’est qu’il faut évidemment sur-produire pour pouvoir investir.



  • vote
    perlseb 2 décembre 2012 17:55

    La planète Terre est composée à 77% d’eau. Ce n’est pas vraiment une ressource épuisable dans peu de temps, voyez-vous ...
     
     ??? Entre de l’eau directement consommable et de l’eau empoisonnée, il y a une différence de taille. On peut bien sûr utiliser de l’énergie pour la filtrer, mais il est presque évident qu’il en faudra beaucoup plus que celle qu’on récupérera avec les gaz de schistes si l’on veut dépolluer l’intégralité des nappes.
     
    Pour un libéral, ne voir aucune nuisance à la pollution des nappes qui est une atteinte grave à la liberté de continuer à vivre dans un environnement sain, c’est le résumé de ce que vaut le libéralisme : la dictature de l’argent, quitte à emprisonner tout le monde dans des camps de réfugiés après la destruction quasi-complète de la Terre, comme l’argent en aura décidé. Pas plus liberticide que votre libéralisme. C’est un système de dévastation, donc anti-économique.

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