Je réagis sur l’ambiguité de Michel Foucault vis-à-vis du néolibéralisme. Oui, c’est parfaitement vrai, il faut être pour la liberté maximale. Personne ne conteste cela. Mais comment l’obtient-on ?
"La liberté s’arrête où commence celle des autres".
Le libéralisme (néo ou non) c’est la dictature de l’argent, ou de la propriété privée. Donc non merci, ce n’est rien d’autre qu’une nouvelle aristocratie (ploutocratie ou les modèles à suivre, les "meilleurs", sont ceux qui ont l’argent). Allez marcher un peu sur les chemins et observez les panneaux : "propriété privée", "défense d’entrer", ... C’est ça, la liberté ?
Personne ne veut non plus d’un état centralisateur et uniformisant (dictature politique quelque puisse être sa pseudo-orientation politique puisque systématiquement élitiste, donc aristocratique également).
Il y a un système qui maximise la liberté, un seul, c’est la démocratie (la vraie, directe, avec l’utilisation d’internet pour proposer les lois, pour les voter et des salles communales pour ceux qui ne savent pas manier un ordi). Je ne crois même pas que la démocratie aie été citée dans l’entretien de Geoffroy de Lagasnerieff, ce qui est un peu normal : il travaille à l’IEP, cursus qui est pour la formation d’une élite en politique, donc anti-démocratique.
Maintenant c’est vrai, la démocratie, c’est encore la dictature de la majorité. Cependant il ne faut pas y faire appel systématiquement. Laisser les gens libres autant que possible sans les entraver dans leurs choix et ne pas chercher à légiférer systématiquement (laisser l’expression de la diversité). Mais dès que leur liberté les mène à des actions qui nuisent à d’autres, alors ceux qui subissent les nuisances ont leur mot à dire. Et c’est là que la démocratie intervient pour choisir des compromis (discussions, contrepartie aux nuisances ou interdiction pure et simple, puis décision à la majorité). A mon avis, il ne sert à rien de légiférer de façon identique sur des territoires très vaste (uniformisation) : la maximisation de la liberté devrait permettre aux gens de déménager spontanément vers les zones qui leur correspondent le mieux au niveau législatif. La dictature de la majorité (locale) s’avère la meilleure solution à la limitation nécessaire des libertés des individus dans une société civilisée (il n’y a pas une planète par personne). Liberté maximale à priori + démocratie en cas de conflits pour régler les litiges + diversité des lois selon la géographie + facilitation des déménagements = liberté maximale.
Pour conclure, 2 exemples pour montrer à quel point le (néo)libéralisme est liberticide.
1) La liberté de la possession privée (et surtout immobilière) est une nuisance évidente pour ceux qui en seront dépourvus. Alors on fait quoi ? On gaze les dépossédés ? Non, on les fait travailler à vie pour des rentiers ? Le principe évident de liberté (ne pas nuire aux autres) n’est pas respecté dans la propriété privée. Les libéraux, extrêmement malhonnêtes, ne produisent des ouvrages que du point de vue des possédants, jamais du point de vue des dépossédés (bien plus nombreux à subir la nuisance de la soumission).
2) De même, l’analyse néolibérale du crime (calcul du criminel, donc pas un anormal) est la preuve la plus flagrante de la non compréhension de la liberté par le néolibéralisme : combien de libéraux aimeraient se faire tuer (ne subit-on pas une nuisance quand on se fait flinguer ?). Accepter un certain pourcentage de crimes avant de mettre en place un état (ou juste une police), c’est avant tout s’accommoder d’une société barbare où les gens en souffrance pourront être liquidés avant qu’ils ne cherchent, logiquement, à liquider d’autres pour s’alimenter.
Si les messages de la propagande des medias principaux (télé, radio, journaux) vous conviennent, pourquoi venir ici ? D’ailleurs, à part répéter les messages de ces pseudo-économistes, dès qu’on gratte un peu, il n’y a rien, le vide sidéral...
Alors la propagande, elle n’est pas trop sur les commentaires d’Agoravox où chacun a le droit d’argumenter et d’apporter une réponse, mais sûrement dans ces émissions où l’intervention des auditeurs est impossible et où les intervenants sont des pions qui ont réussi dans le système et qui par conséquent ne le critiqueront jamais.
Niveau de ce débat sur France 3 : nullissime. Du niveau de Milton Friedman qui prône la charité envers ceux qui n’ont pas assez d’argent pour vivre. Il sert à quoi au juste, le système qu’on nous vend, s’il ne veut pas gérer les problèmes qu’il génère ?
Merci Yoann pour le lien, toujours un plaisir d’écouter Frédéric Lordon.
Alors, pour ceux qui ont tout compris à l’économie (comment on fait du pognon avec ... du pognon), il est nul, Lordon, puisqu’il ne délivre pas les mêmes messages que la propagande ?
A mon avis, les "balaises" en économie n’arrivent pas à le suivre, il est trop cultivé et trop cohérent pour eux.
Heureusement qu’il y a des propagandistes pour prêcher la vraie économie, celle qui détruit complètement notre planète...
Si l’économie consiste à traire le maximum de personnes et à dire merci, alors les français sont nuls en économie. Si elle est au service du plus grand nombre, alors ce sont les propagandistes qui sont nuls en économie et les français ne sont peut-être pas si sots.
De toutes façons, tous les économistes propagandistes sont incapables de raisonner économie sans passer par la case argent. Hors faire de l’économie, c’est être capable d’avoir suffisamment de recul, suffisamment pour observer à quel point notre système est à la fois parfaitement inadapté et inefficace : car le PIB et autres inepties monétaires ne mesurent ni l’état de la planète, ni le degré de satisfaction de la population. Et si on veut vraiment faire de l’économie, ces 2 notions sont fondamentales, bien plus que la quantité d’argent en circulation qui pourrait parfaitement être nulle dans un système performant.
Le niveau de pollution est monstrueux : les américains ferment leur gueule parce qu’ils touchent des gros chèques en contrepartie (ils possèdent le sous-sol) : voir mon post plus haut.