(et à Majid Oukacha s’il lit ici les commentaires)
Soyez plus lucides sur Benoît XVI. Il est surtout celui qui,
lorsqu’il n’était encore que le cardinal Ratzinger, fut nommé par Jean-Paul II
président du comité de rédaction du Nouveau Catéchisme.
Dans celui-ci les auteurs - approuvés par Jean-Paul II, par le
magistère et par toute la hiérarchie de l’église catholique ! - ont réintroduit
cette horreur : il faut croire que le
Dieu de Jésus, des Évangiles et du christianisme est bien le même que celui qui, dans l’Ancien Testament, appelle à
massacrer en de nombreuses occasions, et ces massacres étaient justifiés pour l’époque et pour le lieu.
C’est cette horreur théologique qui, sacralisée par
l’église catholique dès sa création, a convaincu le prophète Mohamed et les
rédacteurs du Coran qu’ils pouvaient lancer une nouvelle religion dans laquelle
le pire et le meilleur définiraient le nouveau Dieu auquel tous les peuples de
la terre devraient se soumettre. Allah serait aussi bien "le miséricordieux",
soucieux du bien de l’humanité, que celui qui incite à la haine des juifs, des
chrétiens et des mécréants et qui
appelle à les tuer.
De fait, Avlula, comme Onfray (1) Houellebecq a un peu modifié sa
position face à l’islam après avoir montré le risque qu’il présente pour la
France. Il est venu sur une position du genre : de toutes façons les
civilisations sont mortelles, et peut-être que la mort de la nôtre c’est
maintenant ; alors, qu’elle meure par l’islamisation ou de toute autre manière,
Bof !
Uleski, lui, ne change pas. Il reste installé, comme la fausse
gauche et la fausse extrême gauche dans le
nouveau négationnisme : l’islam n’est pas dangereux, et ce sont les
gouvernants et leurs journalistes complices qui ont raison ; il faut rassurer la
population et répéter sans cesse que c’est la dé-diabolisation du FN qui est
dangereuse.
D’après les présentations que j’en ai lues, le livre de Boualem
Sansal "2084 la fin du monde"
(que je n’ai pas encore lu) comme "Soumission"
de Michel Houellebecq, ou encore l’essai de Christopher Caldwell "Une révolution sous nos yeux, comment
l’islam va transformer le monde" ne sont pas des livres d’anticipation
sur la soumission des "élites" à l’islam mais seulement sur la manière
dont ça pourrait s’aggraver.
Les gouvernants de France et d’Europe sont, eux, déjà soumis.
Notre vrai problème est en réalité de savoir comment, contre leur
aveuglement ou/et leur lâcheté nous allons organiser ce que René Marchand nomme
une nécessaireReconquista (1)
Léa Salamé se trompe. Essayer de convaincre qu’il ne faut pas avoir
peur aujourd’hui est une erreur grave. Comme le dit Houellebecq, même si la
gauche - pour moi la fausse gaucheet j’y inclue la fausse "extrême
gauche" - est médiocre, elle reste dominante. (2) Même si la médiocrité ne
se limite pas à celle des actuels gouvernants. J’ai en fait pris l’habitude de
parler de ceux de la Sarkhollandie.
(1) "Reconquista ou mort
de l’Europe" par René Marchand (éd. Riposte Laïque, 2013)
Ceux qu’aujourd’hui nous appelons les élites, ce sont ceux qui ont l’économisme pour philosophie
de base. Ils pensent que ce que nous avons de mieux à faire dans la vie
c’est réaliser des réussites économiques.
Mais effectivement, ce ne sont pas seulement les "élites"
qui confondent les fins et les moyens. C’est maintenant le cas dans toutes les
classes de la société.
Ce qui est nouveau, qui caractérise très négativement notre époque,
c’est que les "élites" - matérialistes, a-spirituelles, égoïstes -
ont plus que jamais les moyens, notamment médiatiques, d’enfermer les peuples -
principalement leur jeunesse - dans leur pauvre "pensée"
anti-humanitaire.
Alors oui, que les peuples crèvent sous les déchets des diverses
surproductions et de leur scandaleuse répartition, qu’ils crèvent sous les
bombes des "élites" les plus riches ou en se combattant entre eux par
les armes à feu, ou encore sous le couteau des égorgeurs fanatiséspar une religion barbare, les
"élites" s’en foutent.
Mais il ne suffit pas - moins que jamais, même - de les dénoncer.
Les peuples doivent chercher, inventer, cultiver, répandre, une philosophie humaniste de remplacement,
laquelle doit inclure une idéologie de
résistance à l’asservissement médiatique.