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  • Premier article le 06/08/2020
  • Modérateur depuis le 31/08/2020
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    sls0 sls0 29 mai 2016 20:30

    @Zatara
    C’est le jugement de valeur que je remets en cause, dans ma carrière j’ai fait pas mal d’audits, c’est des jugements mais par rapport à des critères attendus qu’ils soit techniques ou organisationnels. Une juge c’est des textes de lois et non ses critères ou concepts de la vie personnels.

    Un appareil photo pour lui une image c’est un gris à 18%, il ne juge pas si l’image lui plait, pour lui c’est le meilleur rendu et rapidement.

    Je ne pouvais pas naitre avec mes gouts musicaux actuels car mes gouts actuels n’existaient pas. J’aide dans un studio d’enregistrement, j’ai plus facile a donner les gouts des autres que les miens. A part le disco que je n’appréciais pas trop par son coté frime donc orienté égo, tout le reste me va.

    Mettre son cul dans une bassine d’eau à 5°, une autre à 50° et la dernière à 37°. La plupart des gens vont choisir la dernière, si ça se fait via le test, c’est le confort sans intellectualisation qui fera qu’on aura les fesses dans l’eau à 37°.
    2 minutes et marabout junior, j’ai eu pas mal de contacts avec des moines tibétains, c’est la réponse que je donnais quand il me demandaient pourquoi j’avais commencé vers 11-12 ans la méditation. Ce n’était pas de la méditation pour moi, dans marabout junior ils expliquaient comment améliorer son apnée. J’y suis arrivé aux 2 minutes et même dépassé. En essayant les 2’, je me suis aperçu que j’avais les fesses dans de l’eau à 37° pour pas mal de choses à coté. Ensuite la période baba cool qui ne s’oppose pas à cette pratique, c’était même une mode que je ne côtoie pas trop. Ensuite on s’aperçoit que la position du lotus n’est pas nécessaire pour avoir le cul dans l’eau à 37°, ce n’est qu’un histoire d’attention au présent.

    Je m’occupait de droits de l’homme, fin des années 80, premiers apports théoriques avec des moines tibétains verbales et livresques. Les livres c’était plus orienté la connaissance de l’autre. C’est assez scolaire et directif le bouddhiste tibétain à mon gout. Au même moment j’étais aussi dans le milieu post Tiananmen, toujours recherche livresque pour comprendre l’autre, le taoïsme c’était mal.

    L’union du taoïsme et du bouddhisme c’est le chan et avec Houeï Nêng j’ai trouvé un discours éclairant. Un tuteur théorique non franchement cherché.

    Un tuteur pour une plante et non dix ou vingt. Le tuteur pour un pied de tomates et celui pour les haricots verts sont différents, il n’y a rien d’universel.

    On a plus tendance à regarder le tuteur que la plante, ce n’est pas les fruits du tuteur que l’on mange.

    J’adore lire et je lis beaucoup, je me rappelle un échange entre un sociologue et un maitre zen, le sociologue voulait une définition du zen. Au moment de la cérémonie du thé, le maitre ne s’est pas arrêté quand la tasse de son visiteur était pleine. Son visiteur s’est écrié, arrêtez, la tasse déborde, le maitre à répondu, vous vouliez une définition du zen, vous l’avez. Le zen ce n’est pas rajouter mais enlever, rajouter ça déborde. Les gens rajoutent alors qu’il faut enlever, en cela le wou nien (non attachement) de Houeï Nêng est très efficace.

    Nota : C’est en vivant sous les tropiques avec une nature exubérante que j’ai compris pourquoi le chan est mieux passé que le bouddhisme originel assez fleuri ou exubérant.
    Je suis originaire des Flandres, les conditions de vie de climat sont plus proche des chinois, c’est plus abrupte comme vision, le chan mêlé de taoïsme à enlevé pas mal de fioritures.

    Pour résumer, Marabout junior et discours et sermons de Houeï Nêng comme apports extérieurs peuvent être suffisants. Dans l’art de la compassion du Dalaï Lama il y a aussi de bonnes recettes, ce n’est que mon point de vue.
    Avec la compassion, le JE a aussi tendance à disparaitre.

    C’est un JE qui recherche un bonheur, un nirvana, un satori, un éveil,...
    C’est un JE qui est l’obstacle au bonheur, au nirvana, au satori, à l’éveil. On ne sait pas théoriser là dessus, on ne peut que le vivre.

    Ce matin encore un vieux du quartier m’a demandé pourquoi j’attirais les animaux et les enfants aussi fort, j’ai répondu parce que je n’existais pas. Devant son air interrogatif j’ai développé, comme j’ai autant de concepts et de critères de jugement que dans la tête d’un jeune enfant ou un chien, ça doit être moins brouillon donc plus attirant.

    Je n’ai pas d’envies et j’ai plus que les autres, la vie est très agréable quand on est mort pour soi-même.



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    sls0 sls0 28 mai 2016 22:52

    @Zatara
    Se glorifier d’avoir grimper une montagne.

    C’est assez occidental comme réflexion, tout n’est pas un concours dans la vie.
    Cette escalade se fait au détriment de l’égo, difficile de se glorifier, il n’y a plus d’égo à nourrir.
    N’oubliez pas qu’il y a de fortes probabilités que je sois encore dans la vallée ou éventuellement au début de la pente.

    Tout est jugement puis choix
    J’avoue être handicapé pour ce qui est du jugement, c’est une maladie pour moi.
    Quand on arrête de juger, d’avoir des avis, on vous plus facilement l’important ce qui améliore la rapidité et l’exactitude du choix.

    c’est dommage que vous ne soyez pas né aveugle, sourd, sans odorat, sans membre...un homme tronc avec vos pensées comme unique compagnon.
    Personnellement homme tronc aveugle est sourd, ne m’handicaperait peut être pas pour méditer mais j’ai une vie sociale très développée et là ça serait un handicap. J’ai côtoyé pas mal d’ONG, l’homme tronc sourd et muet c’est pas courant.
    Par contre avoir une vie sociale développer ne m’empêche d’avoir l’esprit ici et maintenant.
    Je considère aussi les pensées comme une maladie, merci pour le compagnon.
    Je ne dis pas que je n’ai pas de pensées, mais je ne m’y accroche pas.
    Un cerveau avec plein de pensées c’est comme un ordinateur avec plein de programmes. Dès qu’on veut le faire travailler il mouline.

    Certains maitres zen quand on leur posait une question répondaient ATTENTION.
    Comment avoir de l’attention avec un cerveau plein de pensées.
    J’ai regardé la vidéo de l’article avec attention, je beurre mes tartines avec attention, ça laisse peu de place pour les pensées.

    Là je vous laisse, une voisine a un meuble à monter, ça demande de l’attention.



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    sls0 sls0 28 mai 2016 21:13

    @lancelot3
    Action/réaction, même principe.

    Un extrémisme qui répond à un autre extrémisme.

    Qui n’a pas tenu ses promesses.
    Qui a menti.
    Qui ne tient pas compte de l’avis de 70% de la population.
    Qui défend les intérêts des français.

    En cherchant une réponse à ces questions, peut être que l’on va trouver qu’un des extrémismes donne la nausée.



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    sls0 sls0 28 mai 2016 19:22

    @Zatara
    Par chez moi il y a des fruits vraiment délicieux.

    Je serai le meilleur écrivain au monde, j’essaierai de décrire leur goût. Pour découvrir la quintessence de leur gout le mieux est de le gouter et ça il n’y a que vous qui puissiez le faire.

    Les textes de Susuki sont un descriptif du zen, un peu un guide du routard, ce n’est pas le guide du routard qui fera que vous apprécierez le pays visité.
    Malgré que je sois incrédule, j’ai essayé d’analyser les religions et philosophies, DT Susuki c’est dans ce cadre là, il est complet. En plus il y a pas mal de soutras ce qui m’a permis de voir que tous avaient le même message.

    Il n’y a pas grand chose dans mon cloud intérieur, il y a des connaissances mais rien auquel on puisse s’attacher style concept, jugement ou point de vue.

    Un peu comme un petit enfant, il apprend, il accumule des connaissances mais est vierge de point de vue, il a encore la capacité de s’émerveiller.

    On entend souvent l’histoire du doigt qui montre la lune, l’extérieur c’est un peu le doigt.

    comment pourrais-je me connaitre ou me reconnaitre ?

    On est une fois que l’on est plus.
    On trouve la voie quand il n’y a plus personne pour la chercher.
    Oui, indigeste ces phases. Un phrases de Dogen moins indigeste : Se connaître soi-même, c’est s’oublier. S’oublier, c’est s’ouvrir à toutes choses.

    Dans votre phrase il y a un je et deux me qui sont peut être un obstacle.

    Il y a une vingtaine d’années, un ami jésuite avec qui j’aimais discuter m’a demandé ma vision du zen ou plutôt du chan. Je lui ai répondu qu’il mette de bonnes chaussures et d’aller chercher une bonne bouteille dans sa cave. De mon coté je suis allé chercher du pain et du saucisson artisanal.

    On a été faire une ballade, un moment je lui ai dit d’aller remercier un des arbres de la forêt, devant son air étonné, je lui ai dit que sans les arbres il y aurait pas trop d’oxygène et que l’on serait pas là à discuter, si un médecin sauve des vies, un arbre permet la vie, la réflexion sur l’interdépendance dilue le JE.

    Lors de la pause casse-croute, je lui ai montrer mon gobelet, je lui ai dit, ton excellent vin, je l’ai bu, son excellent vin est devenu Philippe, pour le reste je laisse imaginer. La réflexion sur la définition du je dilue le JE.

    On est passé par une petite vallée inconnue, elle est très jolie et il y a des centaines de papillons. Il a fait ah ! Il faut voir le ’’ah’’ des choses, le JE y est absent.

    En marchant je lui ai dit que s’il n’y avait pas eu d’histoire de cul entre nos parents respectifs on ne serait pas là à discuter, encore dilution du JE.

    Je ne vais pas raconter toute la ballade, à la fin de la ballade je n’avais pas répondu à la question mais il avait sa réponse. C’était sa réponse suite à sa réflexion et non la mienne. Ma réponse aurait été le doigt qui montre la lune.

    Plus tard je lui ai parlé du non attachement, sa conception occidentale et ses études poussées faisaient que ça coinçait un peu, quand je lui ai dit qu’un des symptômes du non attachement était une compassion assez exacerbée, le coté nihiliste de la vision occidentale ce n’était pas une certitude. 

    Il y a des choses que l’on peut faire à la place des autres, une simple chose comme péter on ne sait pas faire, on peut écrire un livre sur l’art du pet, ce sera le doigt. Un péteur sachant péter a trouver la lune.



  • 1 vote
    sls0 sls0 28 mai 2016 15:52

    @Candide
    Pour cerner le bonhomme j’ai visionné toutes les vidéos du lien que j’avais mis plus haut. Pour résumer le caractère lors des questions/réponses, vous êtes trop cons, moi seul détient la vérité quand une personne ose dire que 1+1=2 quand il a dit que ça fait 3. Circulez, il n’y a rien à voir. Il y a aussi les réponses types :
    Vous aurez la réponses dans mon prochain livre.
    C’est trop compliqué pour vous et on a pas le temps pour vous expliquer.

    On comprend la tournure de l’interview. En plus en face c’est un biologiste, face à un alchimiste qui connait le langage des oiseaux, un biologiste ça ne connait pas le langage des oiseaux, un biologiste ne connait pas le schéma mental des grands anciens. Grimault lui il sait, dans les vidéos, il y en a une qui reprend ses présentations, quand on additionne ses études et expériences, on arrive pas loin de 150 ans, le biologiste a t’il 150 ans d’études derrière lui ? Non et il vient emmerder le maitre avec des points de détails

    Il me fait plus penser à Gilbert Bourdin notre messie cosmo-planétaire qu’à Paul Dirac le Grimault.

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