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TchakTchak

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    TchakTchak 26 septembre 13:15

    @yoananda2

    De mon regard, la révolution française c’est le bébé avec l’eau du bain.
    Il était évident que l’absolutisme royal était un cul de sac au système monarchique alors que les habitants avaient d’autres moyens pour vivre ensemble (les communaux à la campagne, les développement des villes et le commerce). En l’emprise mentale de la religion ne tenait plus depuis la renaissance des arts et des techniques.
    la sociétés des hommes (humains) libres et égaux pour se gouverner individuellement avec des droits civils communs sont pour moi des réelles conquêtes humaines, des vraies émancipations.

    J’ai un peu de peine à écrire la suite ; je voudrais dire que cette révolution n’était pas spirituelle, mais sans vraiment savoir où je vais en disant ça. En tout cas, si le matérialiste est celui qui veut changer les choses pour changer le monde et si le spiritualiste est celui qui veut changer soi pour changer le monde : on sait de quel côté a été cette révolution.
    La rationalité, ce n’est que du raisonnement : bien sûr qu’il faut bien raisonner, ça s’apprend, ça s’entraine, certains le font mieux que d’autres. Mais le "Culte de la Raison" n’est qu’une singerie de la spiritualité, selon moi. Et c’est même tout le travers devenu par la suite, même non intentionnellement : "croire en la science", cet oxymore contre la connaissance qui me déclenche de l’urticaire.

    Le guerre de 30 ans était une crise religieuse, pas spirituelle. Cette scissiparité créée avec le protestantisme qui intimait de choisir leur camp religieux pour croire le même dieu avec les mêmes textes (à juste quelques variantes annexes près) a rendu fous les habitants, en effet. C’est même une marque de notre vulnérabilité mentale. C’était aussi tout le travail de Thomas Hobbes, son Léviathan, pour sortir de la guerre tous contre tous : la encore, la révolution française était bienvenue.

    La spiritualité c’est : qu’est ce que l’esprit, en quoi ça consiste ; comment ça fonctionne, dans quel bain d’esprits ça vit et comment, quelle pourrait être la santé et la médecine de l’esprit, en pendant à celui des corps, etc... C’est bien plus radical que cette simple modélisation monothéiste qui prétend répondre à tout avec un simple kit d’existence. Et la révolution française avait déjà assez à faire en s’en débarrassant. Du coup, elle s’est amputée de cette question, et par effet d’entraînement, s’est enfermée dans la transformation matérialiste du monde : le marxisme, le consumérisme... "La science, c’est le progrès" : euh, oui, d’accord, vers quoi ? . On a perdu les moyens spirituels d’y répondre et on l’a un peu dans l’os cet an ci.



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    TchakTchak 26 septembre 11:19

    @Gollum

    Or on est habitué en Occident à raisonner de façon binaire exclusive. Ou bien ceci ou bien cela. Ce n’est pas un point de vue oriental.

    Sachant que binaire est souvent employé pour présenter une opposition qui n’a pas lieu d’être et qui est le travers de la mentalité occidentale. Comme deux aimants que l’on tient à l’envers et qui se repoussent eu lieu de s’attirer.

    Le Wuji engendre le Yin Yang, qui sont les deux moitiés du Wuji. Comme le 1 engendre le 2 qui sont ses deux moitiés. Dans le Yin Yang, l’un nécessite de l’autre*.

    En ce sens, je rejoins Yoananda sur son "égalité" : l’esprit et la matière sont indissolublement complémentaires, la mort de l’un fait la mort de l’autre. Même si je suis en désaccord avec lui sur l’autre sujet : le monde est bien en train de crever de son matérialisme (et peut-être que ça rejoint le procès de la quantité, de Guénon, que je n’ai pas lu).

    Le monothéisme a été le premier artisan de cette fausse dualité : le rejet de la matière, lieu de péché, pour ne retenir que l’esprit, siège de l’âme éternelle qui ne nous appartient pas. Sans compter la dissociation que cela implique (Nigari pourrait nous en causer !). Il a été aggravé par le basculement lancé avec la révolution française : vers le retour à la matière, mais en rejetant toute spiritualité. Les aimants ont été retournés tous les deux.

    Après, une préférence ne change pas l’ordre des choses. Un champion de 100 mètres s’intéresse à la matérialité, mais sait qu’un bon mental est nécessaire. Un sadhu peut vivre son monde de l’esprit, mais sait que son corps doit être résilient.

     

    *Ensuite, le Yin Yang contient le Wuxing, les différents éléments qui ne se répartissent pas que des masses, quantités, matières, mais aussi des fonctions, de la circulation, de la vitalité. Matière/esprit restent indissociables.



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    TchakTchak 26 septembre 07:08

    @Gaspard Delanuit

    Merci Gaspard, un café ne m’a pas suffi pour le lire. Laissez-moi quelques jours.

    - - - - - -

    L’Age d’or est un mythe. Sans doute que cela a existé çà et là, pas partout.

    Les Grecs aimaient bien raconter des périodes. Leur cosmogonie va du Chaos primitif vers une nature paisible par empilement successifs d’étapes qui demeurent maintenant en arrières-mondes : j’aime bien.

    L’évolution humaine va dans l’autre sens, par contre, par étapes dégénérescentes. J’aime moins, même si cela explique bien des choses. Je préfère les mythes sumériens, avec l’homme qui nait faible, vulnérable et même soumis, mais qui a droit à son émancipation par la connaissance.

    Finalement, je vois que les religions abrahamiques ont réadapté le narratif sumérien pour faire leur genèse, mais en plantant le décor dans l’âge d’or Grec. Peut-être que les textes d’Hésiode étaient déjà présents à la bibliothèque de Babylone, quand la Torah a été écrite. En tout cas, cela se tient, chronologiquement.



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    TchakTchak 25 septembre 08:37

    Je n’ai pas lu Guénon, ce n’est donc ici que mon grain de sel.

    Certainement, la révolution industrielle a tué la sacralité à tous les endroits de la planète (à peu de choses près, sans rentrer dans les détails). Sans doute que cette révolution anthropologique a été cette fois-ci trop puissante pour que l’espèce humaine ait su en profiter sans tout détruire. Ça me fait mal de l’écrire, aucune culture humaine n’a été suffisamment armée, ou solide, pour résister à l’entropie spirituelle qu’elle a déclenchée.

    La génération baby-boom, étendue dans tout l’occident et aussi, dans une certaine mesure, en Asie a transformé l’or en plomb. Jouir sans entrave n’a fait advenir qu’un monde trivial, matérialiste, consumériste, désenchanté.

     

    Mais il y a-t-il eu un âge d’or, est-ce que c’était mieux avant ?

     

     Ce n’est que très récemment que l’espèce humain est sortie de la servitude, de l’esclavagisme, une norme qui a existé au moins depuis l’antiquité, pratiquée aussi bien par les Celtes, les Vikings, les Grecs, les Chinois, les Africains, les Précolombiens… Tous les peuples ne l’ont pas pratiqué, c’était même incompatible pour certaines cultures, mais c’était présent dans toutes les contrées du monde.  C’était normal de posséder un humain comme un animal.

    Autre malheur, il était aussi normal que les femmes soient dépossédées de tout : des biens, des choix, des décisions à leurs existences. Les sociétés étaient sexuellement hémiplégiques. La encore, on peut rentrer dans le détail pour contredire, mais l’histoire des familles et des pays a été faite dans le passé par les hommes. "Une vie" de Maupassant, pour ceux qui connaissent, qui est la monographie pourtant d’une bourgeoise, est édifiante. La sortie est récente, partielle géographiquement et fragile. Et qu’on ne m’envoie pas ici le wokisme, ou des cheveux, roses, je ne parle pas de ça.

    Un autre malheur de l’humanité, récemment quitté : est le monde des empires terminé avec la décolonisation et l’avènement des nations sur toutes les terres émergées. Les territoires, les humains n’appartiennent plus aux conquérants et à leurs caprices de puissances.

     La spiritualité, la tradition primitive ont-elles empêché ces trois grands fléaux de l’espèce ? L’anti-monothéiste que je suis reconnaît cependant que c’est le christianisme, pour de bonnes ou mauvaises raisons, peu importe, qui a fini par débarrasser l’esclavagisme et l’absence de reconnaissance pour toute une moitié sexuelle à leur existence.

     

    Depuis le covid, je me demande si l’être humain ne serait pas tout simplement bien plus con qu’on le croit.

    On a tous vu cette expérience Milgram grandeur nature, on pense à cette énigme de cette soumission si simple à l’autorité, avec notamment de la Boétie, Goebbels, Bernays, même plus anciennement Aristote et, hélas, Harari. L’humain est capable de fortes rigidités de l’esprit, on connaît les fanatismes, on ne soupçonne pas sa plasticité, une vrai pâte à modeler.

     

    Un des aboutissements de la désacralisation des êtres vivants est le "Vous n’aurez plus rien" adressé au bétail humain en voie de domestication par une caste démiurgique en (re)formation. Retour à l’esclavagisme, à l’impérialisme, via cette fois-ci le matérialisme et les moyens de la modernité.

     

    Pour ma part, je ne sais pas comment empoigner tout ce merdier, sinon se faire son oasis et basta. Mais ce n’est pas chouette quand même pour l’humain que je suis qui s’interroge sur ses congénères.

    Ou tout est à inventer, depuis le début. Pour ma part, ma spiritualité est faite : il n’y a pas de matière sans esprit, ni d’esprit sans matière.



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    TchakTchak 24 septembre 07:57

    Une journaliste US en Ukraine pour montrer les bombardements Russes. Mais rien ne se passe comme prévu…

    https://odysee.com/@PetitsdeChrist:7/Un-journaliste-de-terrain-US-voulant-accuser-la-Russie-dans-un-village-Ukrainien-en-prend-pour-son-grade:3

    C’est compliqué, une guerre quand on quitte la tévé…

    .

    Pas d’opinion sur ces referendums. Lougansk et le Donetsk les avaient déjà faits en 2014. Et même Marioupol avait commencé le sien. Comme la Crimée, il s’agissait de quitter cette nouvelle Ukraine post-Maïdan qui s’en prenait déjà à ces Russophones de l’empire historique qui a tant dérangé les pays d’Europe centrale, ces Slaves moins industrieux que les occidentaux, ces communistes qui ont fait vivre l’Holodomor au pays. C’étaient les premières victimes collatérales du projet altantiste de destruction de la Russie, qui nargue le monde unipolaire avec ses richesses naturelles et surtout une puissance tellurique en mesure de contrarier celles thalassocratiques des US et de l’United Kingdom. Mais Poutine les avait refusés et avait entravé leur demande d rattachement au pays protecteur. Il avait différentes raisons : il attendait encore du droit international pour résoudre une question un conflit interne, le conflit gelé empêchait le rattachement de l’Ukraine à l’OTAN, il n’avait pas encore les armes puissantes en mesure de contrer celles des Etats-Unis).

     

    Et il les propose maintenant sous les bombes. Ce n’est pas la meilleure publicité pour justifier la légitimité de ces referendums. Personne ne sait si c’est l’objectif ou juste l’instrument d’une guerre qui perd en lisibilité et dans laquelle il est maintenant coincé. S’il perd ces territoires, comme près de Kharkiv la semaine dernière, il livre les populations à une terreur criminelle qui sera fortement endurcie.

     

    Bon… 

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