• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV Mobile

TchakTchak

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 164 0
1 mois 0 83 0
5 jours 0 9 0


Derniers commentaires




  • vote
    TchakTchak 26 juillet 16:50

    @Gaspard Delanuit

    Vous n’auriez jamais fait Béatrice Kiddo, envoûtée par Bill, alors (je n’ai jamais compris ce film, ou alors si c’était pour faire rire des poncifs et outrances, Tarantino aurait du refiler le scénario aux Inconnus).



  • vote
    TchakTchak 26 juillet 14:28

    @TchakTchak

     Il m’a bougé mes schémas de pensées sans passer par la maîtrise nécessaire de ses sujets.


    Ce qui veut que je le crois. La croyance est ici utile : parce que je n’aurai jamais le savoir qu’il a eu, mais je peux quand même faire évoluer mes schémas de pensées car j’ai des preuves qu’il a eu raison. Le croyance est ici un outil, une guidance, pas un absolu. Si je lis un jour la démonstration que la papaye fermentée n’a aucune action particulière au système immunitaire, autre que nutritive, eh bien, je délaisse.


  • vote
    TchakTchak 26 juillet 13:52

    @TchakTchak

    Mince, je tape trop vite : "Il ne s’agit encore une fois probablement que d’’un débat de mot"


    Ouais, ben, s’il fallait que je rajoute un message pour corriger chacune de mes fautes d’orthographe ou syntaxe, j’en posterais une bonne quinzaine à chaque fois.
    Alors je laisse.


  • vote
    TchakTchak 26 juillet 13:46

    @Gaspard Delanuit
    .

    Il y a sans doute deux aspects. Il y a le sens que l’on donne au mot autorité pour discuter sans quiproquo. Il y a la nature de la relation psychologique entre deux personnes.

    Je pense qu’il y a des choses à dire sur le premier aspect, sans tomber dans le pinaillage aux distinctions vaines. Et le débat sur la construction de croyances et celle de la rationalité peut intéresser Décoder l’Eco.

     .

    Il y a un sème sous-jacent dans les Larousse et Robert, qui est plus explicite dans La Toupie (non, ce n’est pas académique, mais le-dit Pierre Tourev produit des articles éclairants) :

    Dans un domaine d’activité, une autorité est une personne considérée comme une référence, comme un expert qui a le pouvoir d’influencer les autres, qui dispose d’un crédit, d’une considération importante, dont les opinions sont admises par le plus grand nombre.

    https://www.toupie.org/Dictionnaire/Autorite.htm

     .

    L’étymologie, elle, raconte autre chose que le rapport commandement/obéissance : autorité > auctoritas > déverbal augeo (qui a fait aussi le mot "augmenter") : le sens est "accroitre" et "faire croître".

     .

    La confusion de pensée qui a fini par faire canevas sémantique est entre "autorité" et "pouvoir". Une confusion que j’ai moi-même introduite à l’insu de Virenque en parlant de "problème d’autorité". Et le pouvoir sur est d’une autre origine : dominus, le chef en son domaine.

    Un contrat de travail est un lien de subordination, avec les articles qui en indiquent la contrepartie : les besoins pour vivre, mais aussi la délimitation de la condition qui est celle de subordonnée. Quand on décroche un merveilleux CDI, ce n’est pas très glamour de vanter sa condition de soumis. La servitude : il y a le Moyen Age pour en parler et c’est bien comme ça. Mais le chef est bien le dominus et non l’auctoritas.

    C’est la condition de la nature : dans la meute, les mâles se battent pour savoir qui sera le plus impérieux qui commande, le dominus (des études récentes indiquent que c’est plus compliqué que ça. Ce qu’on désigne "meute" est le plus souvent la mère louve avec sa portée devenue adulte. Une meute peut s’agrandir entre louves qui rassemblent leurs progénitures adultes et décident entre elles laquelle prendra la direction).

    La condition de l’obéissance est aussi le problème de l’état argentique, soulevé par l’expérience de Milgram : débrancher sa capacité de jugement car je suis en contexte de chefferie. On ne peut pas faire les deux en même temps, en effet, et la condition "j’obéis au chef / au groupe" est un input cognitif que nous avons tous, engrammé, remontant à la condition animale en milieu naturel : la hiérarchie est une organisation en vue d’efficacité. Et cet engramme nous encombre évidemment, sans savoir quand mettre en "on" ou en "off", ni même savoir comment gérer le bouton dans une société où s’entremêlent constamment les notions d’autorité, de pouvoir et donc très facile à manipuler en à en abuser.

     .

    La confusion est désastreuse dans notre constitution : on a deux chefs de l’exécutif, sauf que l’un domine sur l’autre, car il est élu du peuple. Alors que le président Italien a réellement sa fonction de garant de l’unité nationale et gardien de la constitution. Il incarne l’autorité. La crise actuelle est une crise de pouvoir, c’est donc au président de trouver un autre chef de l’exécutif, pour que le pouvoir de faire reprenne à nouveau, selon la constitution ; l’autorité du président n’est donc pas atteinte, mais au contraire pleinement à l’œuvre et sans confusion avec le pouvoir exécutif. La différence est encore plus évidente entre la reine d’Angleterre qui incarne l’image du R.U. (ou du Commonwealth), à ne pas rayer car c’est cette autorité dans laquelle les sujets peuvent de complaire et se reconnaitre en commun. Le gouvernement, s’il n’est plus raccord avec la volonté populaire (Theresa May, après le Brexit) ou entaché de scandales (BoJo et ses soirées pendant le covid et ses sorties de routes sexuelles) : on peut le changer sans que l’autorité du pays en soit atteinte.

    .

    Alors l’augeo de l’auctoritas ? On a tous connu ça, (ou on sait ce que ça veut dire) : aimer une matière scolaire, ou non, en fonction du prof qui nous libère notre vivacité intellectuelle ou de celui qui nous fatigue avec ses cours ennuyeux. L’un a le talent, le plaisir à sa matière d’enseignement et l’aisance, l’autre l’inverse. Le premier a l’autorité, car il va faire accroitre les connaissances. L’élève a une relation psychologique éveillée, elle est plaisante. Si le prof aborde un sujet difficile, l’élève a confiance et fait l’effort car il sait que le prof sait gérer la progressivité de l’apprentissage vers le succès. Pour l’autre prof, la relation psychologique de l’élève est éteinte et son apprentissage est morne. Et le premier gère son autorité, cette puissance qui accroit les apprentissages de ses élèves. Le second ne fait que gérer ses élèves, ses classes, son programme, son parcours de fonctionnaire. A défaut d’autorité, il utilise la contrainte que sa condition de chef lui permet.

     .

    Luc Montagnier, je le connaissais, sans plus. Il avait des idées audacieuses sur l’origine du SIDA, il s’est aventuré sur la mémoire de l’eau, il était copain avec le professeur Joyeux, catho tradi anti-avortement. Il a annoncé tout le film de la plandémie : il est le premier en France à avoir annoncé que le virus est d’origine trafiquée, avec insertions de séquences HIV et de paludisme, que les vaccins allaient déclencher des maladies auto-immunes dont celle de la vache folle, et autre maladie, que le vaccin Pfizer est le poison. J’ai découvert Fauci, que Montagnier a dû se taper quand il fallait découvrir l’origine du SIDA les années 80 et chercher un traitement. Et j’ai compris que sa vie a été consacrée à la compréhension du système immunitaire. Je lui reconnais sa pleine autorité, qui m’a crédité sur la vision de la médecine selon Béchamp. Il m’a bougé mes schémas de pensées sans passer par la maîtrise nécessaire de ses sujets. Ce que raconte Défraichi, je l’écoute sans lui accorder aucun crédit, aucune autorité, fût-il président du conseil scientifique.



  • vote
    TchakTchak 25 juillet 22:20

    @Gaspard Delanuit

    Vous m’avez peut-être mal compris (il y a une double négation un peu lourde dans mon message)

    Ou c’est moi qui ai enchaîné trop vite sans acter vos propos.

    Quelqu’un qui aime la vérité ne peut pas ne pas avoir de problème avec l’autorité, parce que c’est l’autorité qui a un problème avec la vérité

    Oui, plus radicalement, l’autorité, ce n’est pas la vérité. Elle sert à commander, décider à votre place, entravant les actions ou les pensées. Mais quand on a dit ça, on peut aussi croiser les deux, en diagramme d’Euler.

    On peut reconnaître à quelqu’un qui de la connaissance et de la sagesse que l’on n’a pas et partant, lui reconnaître une autorité, adhérer et le suivre. C’est le principe de l’apprentissage tel que le pratiquent les compagnons : fais pareil et la compréhension te viendra. Ou l’imitation qui mène à l’émancipation. A condition, bien sûr, de tomber sur un bon maître, ce qui est la difficulté. De même, si j’avais été élève de Luc Montagnier, je serai heureux et confiant de la qualité des connaissances que j’apprendrais. Si j’étais élève de Jean-François Delfraissy, bah, je bachoterais pour décrocher mon diplôme. Avec le regret de ne pas avoir la tête bien faite pour savoir apprendre correctement toutes sortes de choses dans la vie.

     

    Si l’autorité a du bon quelque part (vaste débat), ce n’est en tout cas jamais dans le domaine du savoir où est elle toujours paralysante, déviante et destructrice.

    L’autorité a bel et bien du bon dans les cas positifs que j’ai présentés. 

Voir tous ses commentaires (20 par page)

Les thèmes de l'auteur


Publicité


Publicité


Palmarès

Publicité