Il n’y a pas comme en Afrique de "conseils des anciens" qui se
réunissent dans une case pour régler les différents. Non, ici, ça a
toujours été à l’ancienne, à savoir le plus fort, le plus puissant qui a
raison.
Oui, et je crois que c’est encore pire dans les petits villages.
Je n’aime pas trop avoir recours à des histoires personnelles mais ma famille possédait beaucoup de terres il y a quelques décennies et était relativement aisée. Mon grand-père n’a jamais vraiment eu la fibre paysanne, et étant trop gentil, il s’est fait dépouillé sans merci par les propriétaires et cul-terreux du coin.
J’ai vu des paysans sortir des liasses de billet chez ma grand-mère, et encore récemment la famille a été poursuivie par un agriculteur pour des histoires de fumelage dans le but de s’accaparer à prix modique des terres qu’il louait... il faut savoir que la législation est assez avantageuse pour les paysans, et qu’ils connaissent toutes les ficelles administratives et juridiques et n’hésitent pas à s’en servir. Et aujourd’hui nous avons des problèmes au sein de la famille liées à des querelles d’héritage... c’est quasiment inévitable.
La terre, c’est de l’or, surtout en France. C’était d’ailleurs une des bases de la théorie économique des physiocrates ("gouvernement par la nature").
Et je passe sur les histoires sordides (alcoolisme, etc.).
C’est un milieu de chiens, malheureusement DJL et beaucoup d’autres subissent un double bourrage de crâne de ceux qui leur vendent une image bucolique de la campagne renvoyant à un communisme primitif qui ne peut exister que localement et ponctuellement (il suffit de prélever librement les fruits de la nature et les répartir équitablement entre les hommes) et de ceux qui leur expliquent qu’avant 1789 les campagnes françaises étaient un petit paradis où des paysans égaux partageaient le pain fourni par le bon Roi. Double utopie écologiste et politique.
J’ai connu un médecin spécialiste retraité qui a acheté une ferme pour se reconvertir dans l’agriculture. Rien que pour être pris au sérieux par les paysans du coin il a repassé un bac pro agricole à 60 piges, sans quoi il aurait été traité au mieux comme un arriviste arrogant au pire comme un imbécile.
La société française rurale du XIXème siècle n’avait pas grand-chose à voir avec l’Afrique d’aujourd’hui, pour deux raisons : l’individualisme, qui était déjà une caractéristique bien ancrée au sein de la population, et les conditions climatiques, qui changent la donne. Si un africain peut se contenter d’une agriculture de subsistance, pour un paysan français du XIXème, c’est le plus souvent impossible, il doit faire de bonnes récoltes pour mettre sa famille à l’abri du besoin durant l’hiver et produire un surplus pour vendre ses produits. Par ailleurs, il existe déjà à cette époque un prolétariat agricole constitué de manœuvres et de journaliers qui travaillent dans des conditions très difficiles.
Le monde rural de cette période était âprement compétitif et sans pitié, et malheur aux faibles. Car c’est à cette époque que se constituent les parcelles sur lesquelles le découpage actuel du territoire est encore basé. Les héritages, legs, ventes, baux et remembrements donnent lieu à de véritables guerres juridiques et héréditaires (partage des terres) autour du seul enjeu qui compte : l’hectare. Et tout cela existe encore en grande partie aujourd’hui. Va faire un tour chez un notaire ou un juriste spécialisé sur le monde agricole, tu verras
Il suffit de lire les grands romans réalistes sur le monde rural pour s’en rendre compte, ça n’avait rien à voir de près ou de loin avec une sorte de communisme rural primitif.
Sinon assez d’accord sur la fin, sinon que ce ne sont pas les Américains qui ont poussé cette évolution. C’est surtout De Gaulle qui a accéléré la conversion du monde agricole à la mécanisation et à l’agriculture intensive dans le but d’assurer l’indépendance alimentaire du pays. Cette modernisation accélérée s’est traduite par la disparition de plusieurs millions d’emplois agricoles et d’exploitations familiales.
Quand un mâle dominant tombe de son piédestal, tous ceux qui se
soumettaient et enduraient jusque-là sans broncher les vexations et les
humiliations pour gratter de
l’argent, des rôles, du prestige, se fédèrent au moment du lynchage, de
la curée, ayant enfin trouver le courage de s’attaquer à plus fort
qu’eux.
On voit ça chez tous les mammifères évolués, en particulier dans certaines espèces de singe où les femelles se rebellent périodiquement contre le mâle dominant, qui est aussitôt remplacé par des mâles opportunistes plus faibles qui en profitent pour l’attaquer à plusieurs puis éliminent sa progéniture. Ces rebellions collectives conduites par les femelles visent sans doute à renouveler le capital génétique du groupe, en évitant un trop grand nombre d’unions croisées entre individus génétiquement proches.
Ce qui est génial, c’est que l’idéologie politiquement correcte et féministe, loin de remettre en cause cet archaïsme darwinien, vient au contraire le renouveler et le "culturaliser" en nous rappelant ainsi le paradoxe formulé par Pascal :
« La
coutume est une seconde nature qui détruit la première. Mais
qu’est-ce que nature ? pourquoi la coutume n’est-elle pas
naturelle ? J’ai grand peur que cette nature ne soit elle-même
qu’une première coutume, comme la coutume est une seconde
nature »
Wepstein avait accumulé trop de pouvoir à Hollywood, trop d’argent, trop de prestige, trop de succès, trop de femmes. Trop de gens avaient désormais intérêt à le voir chuter.
Quand l’hystérie sur les réseaux sociaux se sera
dissipée, quand l’actualité repassera à autre chose, rien n’aura changé, à part les personnages impliqués, et tout recommencera comme avant. Le capital sera redistribué à Hollywood, les actrices, oubliant l’horrible Wepstein, se tourneront tout naturellement vers les nouveaux dominants qui auront pris sa place, en ayant en plus la satisfaction morale d’avoir fait progressé la cause féministe !
Ceux qui vont y perdre, en revanche, ce sont les hommes.... collectivement condamnés pour les abus des dominants, et qui eux auront encore un peu plus de mal(e) à affirmer leur virilité déjà bien remise en question dans la vie de tous les jours (crise économique, parité, etc.)
Ce qui prouve que tu es beaucoup moins intelligent que Soral qui lui ne part jamais jamais au boulot et peut donc chier à sa guise à n’importe quelle heure de la journée, et toc.
C’est surtout révéler un bon gros mensonge des élites françaises qui continuent de présenter l’Europe comme une sorte de France agrandie (Europe sociale, Europe de la défense, etc.) alors qu’en réalité il s’agit d’un projet porté depuis l’origine par des chrétiens de tendance libérale-conservatrice, et qui renvoie bien plus à l’Europe du congrès de Vienne qu’au projet républicain originel.