@maQiavel "A vous de me répondre : ça apporte quoi exactement de parler de LA communauté musulmane ?"
Comme je vous l’ai dit je ne tiens pas spécialement au mot "communauté". Il suffit de dire LA religion musulmane. Maintenant, si vous voulez dire qu’il n’y a rien qui soit LA religion musulmane, donc que l’islam n’existe pas, libre à vous. Mais dans ce cas, je vous invite pour la clarté des échanges à désigner par des noms spécifiques (sans aucun rapport avec la racine "islam") les différentes religions qu’il ne faudrait pas, selon vous, considérer comme des sous-ensembles de l’islam mais comme des doctrines religieuses indépendantes.
@maQiavel "Je ne pense pas que l’idéologie islamique pose problème. Certaines déclinaisons de cette idéologie se manifestant par des pratiques contraires à nos lois si. Pour preuve, la grande majorité des musulmans n’en posent aucun."
Le fait que certaines déclinaisons de l’idéologie islamique se manifestent - et de plus en plus - par des pratiques contraires à nos lois et même à notre conception de la dignité humaine, voilà bien la preuve que cette idéologie pose problème - et que c’est un problème qui s’aggrave. Le fait que de nombreux musulmans (ou de personnes d’origine culturelle musulmane) ne posent pas de problème ne doit pas nous faire ignorer la tendance, sa gravité et son urgence.
@maQiavel "Ensuite, s’il suffit d’avoirquelque chose de commun pour faire communauté, le concept de communauté ne nous dirait rien ici socialement et il serait complètement inefficace pour décrire quoi que ce soit de pertinent ou pour faire des propositions politiques."
1. La première partie de votre phrase, ainsi que l’exemple de la bourgeoise musulmane sont des illustrations du biais de relativisation absolue, cher à la démarche hypercritique, qui consiste à dire qu’il n’existe pas de plage de sable parce qu’un grain de sable ou même deux ou même trois ne font pas une plage, et aussi parce qu’on peut y trouver quelques coquillages. Mais en réalité, un enfant sait qu’il existe des plages de sables qui correspondent bien à ce que décrit l’expression "plage de sable" et tout homme raisonnable sait qu’il existe une idéologie islamique, sans quoi le mot islam n’existerait pas et on ne serait pas en train d’en parler.
2. Personnellement, je ne m’intéresse pas spécialement au concept sociologique de "communauté" et je peux m’en passer ici. Si vous voulez, on peut cesser de l’employer.
@maQiavel "Mais ce qui est encore pire que ces arguments absurdes , ce sont certaines de leurs prescriptions qui sont dangereuses et qui se fondent sur des déformations catastrophistes de la réalité sociale française ( il y’a évidemment beaucoup de problèmes mais qui sont amplifiés au maximum par des anti-islam qui en arrivent carrément à prôner la mise en place d’une dictature qui seule pourrait selon eux les juguler )."
Je ne suis pas non plus favorable aux prétendus remèdes qui seraient immédiatement pires que le mal supposé en préparation (du genre rétablissement d’une théocratie chrétienne ou suppression des libertés de pensée et d’expression par une république autoritaire). Mais prenez garde au fait que le déni d’un problème réel profite toujours aux partisans des réactions les plus extrémistes. L’idéologie islamique existe et pose un réel problème. Je ne vois pas en quoi les tergiversations quant au fait que l’on puisse ou non dire que l’islam est une "communauté" selon telle ou telle école de sociologie apporte un éclaircissement ou un commencement de solution. L’idéologie islamique est devenu une puissance électorale en France et nos chers (et coûteux) élus vont vendre la république aux plus offrants, concession après concession, lâcheté après lâcheté, déni après déni. Si les scientologues étaient aussi nombreux que les musulmans, les politiciens professionnels feraient la même chose avec la scientologie en inventant une "scientologie de France". Qu’est-ce que cela pourrait alors nous apporter de savoir si la scientologie est une "communauté" au sens sociologique ??
@maQiavel "Une communauté dans le champ social et politique, c’est une organisation qui existe formellement, qui a ses règles et qui possède des institutions qui font autorité ( et/ ou qui ont un pouvoir de coercition ) pour l’ensemble des membres."
En quoi votre définition de cours de sociologie fait-elle avancer la question sur le fond qui concerne la menace de nos libertés publiques et privées par un totalitarisme religieux ? Pour jouer le jeu de la définition, je prends les premières sur lesquelles je tombe sur Internet à propos de "communauté" et je trouve par exemple :
"État, caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes, identité dans la manière de penser de plusieurs personnes, réunion de personnes soumises à une règle, dans un dessein religieux"
Ca colle très bien à l’islam dans son acception générale.
Vous reconnaissez vous même dans le message plus haut qu’il existe un "commun" idéologique à tous les musulmans, quelles que soient leur école particulière et leurs spécificités locales (ce qui est logique, sinon le terme commun "musulman" et sa racine commune "islam" n’existeraient pas, tout simplement, et on n’en parlerait donc pas ici). Ce commun fait communauté, point barre.