@maQiavel "Il existe des communautés musulmanes qui diffèrent sur de nombreux points, tant dans la pratique que dans l’idéologie, il n’en reste pas moins qu’elles ont malgré tout quelque chose de commun, ne serait ce que dans les racines."
Ah bon. Dans ce cas, il existe bien une réalité à laquelle peuvent vouloir s’opposer certaines personnes : ce "quelque chose de commun"... bref, l’islam. Il n’est donc pas absurde d’être anti-islam si on déteste ce commun islamique, si on le juge néfaste pour l’humanité ou pour son pays, inconciliable avec nos principes moraux ou politiques, etc.
Oui mais ma question à MaQiavel est de nature dialectique. Je veux comprendre s’il veut dire que le mot "islam" ne renvoie à aucune réalité (ou bien s’il veut dire autre chose que je n’ai pas compris).
C’est ce que semble indiquer son propos, par exemple dans la phrase : "il existe des communautés de croyants constitués d’individus concrets réunis par des institutions, se revendiquant d’une idéologie etayant des pratiques communes. Dans ce cas, il n’existe pas une communauté musulmane mais d’innombrables rien que sur le territoire français". Si MaQiavel veut dire que des communautés religieuses maladroitement et arbitrairement rangées dans une fausse catégorie nommée "islam" ont en fait des idéologies et des pratiques radicalement différentes les unes des autres, alors il devrait logiquement en conclure qu’il ne faut absolument plus employer le concept racine d’islam, celui-ci ne renvoyant jamais à aucun commun islamique, ni en idéologie, ni en pratiques. Il serait peut-être erroné de penser ainsi mais cela serait au moins logique.
MAIS dans ce cas, pourquoi MaQiavel continue-t-il de nommer ces communautés qui n’ont selon lui entre elles aucun commun islamique, ni en idéologie, ni en pratiques... des communautés musulmanes en précisant qu’elles sont innombrables ??
@Qirotatif "mais tous les muz disent eux-mêmes qu’"il n’y a qu’un seul islam"."
Alors MaQiavel ne doit pas être musulman.
Mais la question importante est : Tous les muz reconnaissent-ils l’islam des autres muz ? Parce que dire "il n’y a qu’un seul et unique islam, celui de ma communauté", serait justement pour l’observateur extérieur la preuve qu’il y en a plusieurs.
Si l’on ne peut pas dire "le musulman" (ou "les musulmans") sans faire une généralisation fautive décrivant mal la réalité, alors il ne faut pas dire non plus "l’islam" en laissant supposer qu’il n’y en a qu’un. Car s’il y a UN islam, UNE idéologie islamique, alors LE musulman existe et on peut en parler de manière générale. Mais s’il existe en revanche des communautés islamiques radicalement différentes idéologiquement les uns des autres, c’est donc qu’il y a DES islams, que l’on ferait mieux de désigner par des termes plus précis.
Est-ce bien cela que vous voulez dire ? Je voudrais avoir votre réponse avant d’avancer dans ce raisonnement.
@ubikand "Les lois sont pourries non pas par leur formulation "techniquement" déficiente mais à cause des esprits dégénérés voire pire qui les enfantent."
D’une manière générale, les choses ne vont pas mal seulement à cause de la méchanceté des êtres mais aussi à cause de leur stupidité. Et pour revenir à la question des lois, il est indéniable que leur formulation a une très importante conséquence sur nos existences (si on prend par exemple le cas des victimes des lois récentes contre la liberté d’expression en France, il est indéniable que c’est leur formulation indigente qui permet tous les abus). De toute façon, c’est la seule donnée objective et quantifiable sur laquelle il est possible d’exercer une action réparatrice. Alors que je ne vois guère comment on pourrait quantifier le degré "d’esprit dégénéré ou pire" qui en serait la cause, et encore moins comment on pourrait y remédier. Il faut travailler sur l’objectivation des choses et donc critiquer une loi en montrant en quoi elle est mal faite et comment on peut l’améliorer. Critiquer la personne qui a proposé ou rédigé la loi en faisant des suppositions sur ses mauvaises intentions et en la traitant de dégénérée ou de disciple de Satan ne nous fera pas avancer d’un millimètre vers une amélioration.