"Mais il y a aussi un extrême dans l’instinct de conservation..."
Dans ce cas, ce n’est plus un instinct. Les extrêmes se situent dans le mental et quand c’est mental, ce n’est plus instinctif (par définition). Aucun animal n’est obsédé par la mort (pour autant qu’on puisse le constater), mais tous veulent survivre (même Monsieur Mantodea, au moins jusqu’à l’accouplement).
Tous les autres exemples que vous donnez sont pathologiques, ce qui confirme ce que je dis.
Il y a évidemment des cas qui justifient de risquer sa vie (sauver d’autres personnes par exemple) ; cependant même dans ces cas, l’instinct de survie donc une certaine peur de la mort ne doit pas disparaître (il ne doit simplement pas vous paralyser ni ruiner votre jugement). On peut bien sûr jouer sur les mots et dire que l’instinct de survie n’est pas exactement une "peur" de la mort, mais bon... Le temps de faire la différence, le coq aura chanté trois fois pour Simon-Pierre fils de Jonas.
@Zatara "et c’est aussi ce qu’on retrouve chez les gens qui ont failli mourir (dont les EMI) : un rapport à la vie qui dépasse la peur de la mort."
Prêtez-moi quelqu’un qui a fait une EMI, une cage et un lion affamé, que l’on puisse vérifier ce dépassement de la peur de mourir. Ces gens ne sont plus dans peur ordinaire de la mort puisque ce n’est plus exactement pour eux une peur de l’inconnu, mais ils conservent un instinct de conservation (ou bien c’est problématique).
@Zatara "Ce n’est pas parce qu’on n’a pas peur de mourir qu’on va se jeter sous un train ou se faire péter avec une bombe..."
Alors qu’est-ce qui fait qu’on va se jeter sous un train ou se faire péter avec une bombe ? Il est hautement probable qu’un instinct de conservation en bon état de fonctionnement aurait empêché ceux qui l’ont fait de le faire. Même si ces suicidaires avaient d’autres motivations qui les ont poussés à l’acte fatal, aucun instinct de conservation ne les a retenus. Il y a donc bien là un défaut. Le même qui conduit parfois à des prises de risques inconsidérées dans certains sports. Bien entendu l’instinct de conservation n’est pas une obsession de la mort.
La peur de mourir vient d’un instinct naturel et sain de préservation, qu’il ne faut pas chercher à nier. Quand cet instinct ne fonctionne plus, ce n’est pas un très bon signe.