@maQiavel "Mais pour gagner, il faut considérer que sa propre culture vaut globalement mieuxque celle de l’autre."
Je ne pense pas que plus d’un grand acteur culturel (savant, musicien, poète, peintre, philosophe, etc.) sur mille ait eu cette tournure d’esprit sportive complètement déplacée et grotesque.
La "culture" est un résultat sociologique, ce n’est pas un but que se fixe les artistes et les chercheurs. La culture en tant que "vitalité de l’esprit" ne s’oppose pas à elle-même, elle n’a pas d’ennemi, elle prend toutes les formes possibles et imaginables, elle se métamorphose, elle ne cherche pas à rester dans telle ou telle forme.
@maQiavel "La capacité de séduire des peuples, de faire en sorte qu’ils consentent à adopter sa propre culture est l’élément essentiel de ce darwinisme culturel."
Il n’y a pas eu besoin d’entreprise de séduction de la part d’acteurs culturels chinois pour que Kubilai adopte la culture chinoise et fonde la dynastie Yuan : la civilisation chinoise était simplement le Zeitgeist.
@maQiavel "On peut tourner ça dans tous les sens mais il n’y a aucun moyen de remporter ce rapport de force sans considérer soi même que sa propre culture vaut mieux que celle de l’autre."
Ou bien une culture s’impose tout simplement parce qu’elle est le Zeitgeist (l’esprit du temps). Dans sa course prodigieuse, la Terre a atteint un certain point dans l’univers où l’humanité sera ceci et non cela et avec une culture qui sera ceci et non cela, point barre. Par exemple, la Renaissance italienne est un bon prodigieux et imprévisible, épigénétique, qui ne vient de nulle part (ou bien d’une autre civilisation... extraterrestre ??)