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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 février 2015 14:25

    Je n’ai absolument pas dit qu’il n’y avait pas d’avantages à être au pouvoir (politique). J’ai dit que ces avantages devaient être édulcorés, voire contrebalancés et qu’il me semblait moins stérile de contraindre les gens au pouvoir que de neutraliser ce pouvoir. Si vous imposez à tous les législateurs mis en place un mandat court, sans le moindre espoir de faire carrière en politique et sans possibilité de revenir là-dessus, vous écartez déjà de funestes vocations. Et parmi les gens à ne s’être jamais projetés dans une carrière politique, si vous parvenez à pousser momentanément aux responsabilités des gens qui ont du temps à consacrer à la chose publique et certaines dispositions pour s’y adonner, vous opérez là un premier tri considérable. auquel vous ne croirez jamais, je le sais.

     

    C’est quelque chose qui n’a jamais été tenté auparavant. Et c’est dans cette perspective que je me suis intéressé au tirage au sort. Je ne vais pas revenir là-dessus, c’est beaucoup trop long et ça n’apportera rien au présent débat.

     

    À bientôt, Mach’.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 février 2015 11:09

    Alors je suis d’accord jusqu’au moment où vous faites monter sur la scène notre ami Machiavel (le vrai). Vous partez du principe que le pouvoir est un avantage (il l’est), et qu’il ne comporte aucun inconvénient ou très peu, et ça, ça reste à prouver. Plutôt que de miser sur la défiance des gouvernés, je pense qu’il serait plus sage de miser sur la résistance à l’effort des gouvernants. Je veux dire par là que si le pouvoir a un côté corvée (cf. Pierre Clastres, je crois que vous l’avez lu, moi pas encore, donc n’hésitez pas à me dire s’il peut nous servir en l’occurrence), on écrème quelque peu.
     
    Et je suis prêt à garantir qu’à partir du moment où les gouvernants/représentants sont au moins autant poussés en avant qu’ils ne sont volontaires, où leur mandat est court et imposé tel, et où leur temps personnel se trouve rabougri et par leur charge en elle-même et par les efforts intellectuels et culturels qu’elle implique, ceci sans que ne soit promise une énorme carotte en récompense, je suis prêt à garantir disais-je que la confiance aura bien plus de chances de s’installer.
     
    Donc contre Machiavel, je vous oppose Spinoza pour lequel l’entretien d’une passion commune - le sort de la nation - est un moteur politique bien plus efficace que celui de la crainte mutuelle.

     

    Ceci dit, on avance...



  • 5 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 février 2015 10:01

    Bis repetita placent :
     

    Tu viens nous dire "attention, je suis très con et je vous garantis que vous allez vite vous lasser", et au moment où on se lasse, tu nous dis "et voilà, je gagne toujours à la fin !" Sais-tu qui tu me rappelles ? Ce type qui, perché sur son toit, y clouait des presse-purée. Un autre type vient à passer sur le trottoir s’en face et, n’en croyant pas ses yeux, aborde le bricoleur :

     
    - "Monsieur, s’il vous plaît... qu’est-ce que vous faites au juste ?
    - Ben, pardi, je cloue des presse-purée !
    - Des... presse-purée ? Sur votre toit ?
    - Évidemment ! D’où vous sortez, vous ?
    - Mais... pourquoi clouer des presse-purée sur votre toit ?
    - Mais enfin, c’est bête comme chou : pour faire fuir les girafes !
    - Les... girafes ?
    - Ben oui, voyons, les girafes !
    - Mais Monsieur... il n’y a pas de girafes dans le coin...
    - Mais qu’il est con celui-là... ÉVIDEMMENT QU’IL N’Y A PAS DE GIRAFES, TROU DE BALLE, PUISQUE JE CLOUE DES PRESSE-PURÉE !!!"

     

    Pour finir, n’oublie pas que tu t’es pointé ici la gueule enfarinée pour faire le malin et, en un langage wesh-ma-couille, tu as prétendu démasquer des guignols et des baltringues. Les arguments contre Pierre Yves Rougeyron sont forcément les bienvenus puisque le débat d’idées est le principe même d’Agoravox. Mais toi tu es là pour jouer (tu l’as admis toi-même), pour te défouler, et tu essaies à présent de nous dire "vous n’avez rien compris à l’histoire, bande de nazes, je vais donc vous faire la leçon". Tu t’y es très mal pris et je ne pense pas que tu intéresses grand-monde. Peut-être à l’avenir te faudra-t-il éviter le mélange des genres : soit tu fais ton troll, soit tu déconstruis sérieusement, i.e. pas en écrivant un roman invoquant les truelles à tabliers, tel l’illuminé de base.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 février 2015 09:39

    Donc il n’y a jamais eu ni tyrans, ni oligarchies ? Comment dans ce cas pouvez-vous vous-même prétendre que nous sommes en oligarchie (= quelques-uns au pouvoir) ? N’est-ce pas la forme la plus évidente - voire la seule réellement possible - de gouvernement ? Eh bien oui, après tout, si le tyran doit compter sur un minimum de soutiens, si la démocratie n’est qu’une utopie et si l’aristocratie est incapable de statuer sur les critères de choix... comment ne pas en déduire, par simple réalisme, que l’humanité est vouée à s’en remettre à des oligarchies ?
     
    Dans ce cas - et pour reprendre votre antienne - pourquoi ne pas œuvrer à ce qu’advienne l’oligarchie la... "moins pire" ? Considérez dans ce cas que ça équivaut à ce que je prône, à savoir d’une part l’abandon pur et simple de la chimère "tous au pouvoir", d’autre part la lutte pour que l’honnêteté et la compétence pèsent davantage que l’argent et la démagogie. smiley



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