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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




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    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 juin 2014 16:23

    "Que proposez-vous concrètement pour que les humains aient votre conception des choses et surtout pour que les hommes de pouvoirs voient les choses ainsi ?"
     
    => Se débarrasser de cette conception, "les hommes de pouvoir", car je sais que dans votre esprit, cela signifie les quelques âmes qui savent se servir de la politique à leur escient.
    Les hommes doivent se mettre à intégrer l’activité politique dans leur vie, à devenir le plus souvent possible des "hommes au pouvoir" et ne plus s’en remettre par paresse, lâcheté, calcul, à la prestation d’un tiers en matière politique. Il leur appartient de se satisfaire de temps en temps de résider dans le cerveau, ou bien de se contenter d’une vie passée dans l’estomac. Il leur appartient d’endosser la charge du citoyen, ou de se complaire dans un rôle de producteur-consommateur, celui précisément que leur assigne, pour leur plus grand plaisir jusqu’à maintenant, l’Union européenne.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 juin 2014 16:14

    Vous pensez vraiment que nous sommes dominés politiquement par l’UE ?
    J’aurais plutôt tendance à dire que la stérilité politique nous est devenue tellement naturelle, l’UE elle-même nous l’a tellement inoculée que nous trépignons de ne plus pouvoir lui opposer quoi que ce soit, elle qui nous promet plus qu’aucun gouvernement ce dont toutes les masses rêvent : la profusion matérielle, le confort viager. Et ce, même si les gens ni croient plus depuis une date récente (insistons-y : il y a encore quinze ans, les gens se contentaient merveilleusement de ce que, frustrés, ils déplorent aujourd’hui comme éléments oligarchiques). Alors bien sûr, aucune institution ne nous permet plus de contrer les conneries de la Cour européenne des droits de l’homme, mais celle-ci ne cache nullement ses intentions et elles sont en tous points conformes à la logique de la déclaration universelle, panacée entre toutes.

     

    Mach’, vous êtes d’accord que la politique peut être l’instrument de la foi, de l’amour, de la propriété privée, etc., n’est-ce pas ? Bien. Alors fermez bien fort les yeux et essayez d’imaginer ce qui pourrait advenir de l’instrument politique devenu fin à lui-même ? Essayez d’envisager la politique non plus seulement comme moyen, mais comme fin...



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 juin 2014 15:53

    "Par contre, je ne comprends pas comment une logique de puissance d’un Etat (ou de la classe dirigeante contrôlant cet Etat) peut ne pas être politique … "
     
    => Je ne dis pas que dans ces cas-là puissance et politique ne se recouvrent pas. Bien évidemment, et la politique peut conduire à des horreurs sans pouvoir trouver des excuses ailleurs.
    Mais dans ces cas-là la politique est employée comme moyen au service d’une fin d’un autre ordre : désir de puissance personnelle, de posséder quelqu’un ou quelque chose, d’imposer le culte d’un dieu particulier, etc. Ceci n’advient pas si la politique est le moyen de sa propre fin, i.e. si elle est considérée pour ce qu’elle est, à savoir l’ordonnancement d’une communauté organisée dans ses moindres parties, organiquement, pas mécaniquement. Et pour ce faire, il faut commencer par se déprendre des rêves marxiens et libéraux de fin de la politique, et considérer au contraire, comme je le disais plus haut, la politique comme notre pain quotidien. Et éternel.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 juin 2014 15:40

    La foi, l’amour, la cupidité, la littérature regorge de tous ces pouvoirs ayant mis à bas des régimes politiques, au nom d’un dieu, au nom d’un être, au nom d’un objet.



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    Éric Guéguen Éric Guéguen 25 juin 2014 15:34

    Les gens qui ont la foi sont-ils sous l’emprise d’un pouvoir, à proprement parler ?

    Si oui, ce pouvoir est-il fatalement d’ordre politique ?

     

    Et les gens amoureux, Mach’ ? Le type qui tuerait par amour pour une femme qui ne lui a rien demandé et se fout éperdument de lui. Politique également ?

     

    Et l’appât du gain coûte que coûte dans l’esprit d’un homme qui tuerait père et mère, ce préalablement à toute idée de prise de pouvoir ? Encore politique, n’est-ce pas ?

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