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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 janvier 2014 17:46

    Un truc qu’Abauzit ne dit pas : Rousseau était un authentique patriote, extrêmement sensible à l’"enracinement". C’est manifeste à la lecture de nombre de ses écrits politiques. Et s’il semble saper les fondements de la famille dans l’Émile, c’est parce qu’il a en vue son grand modèle La République de Platon, qui envisageait la même chose de manière plus extrême pour le corps des gardiens de la cité.



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 janvier 2014 17:20

    Pour les paragraphes tout d’abord : allez à la ligne, tapez "espace", et allez de nouveau à la ligne.
     
    "Hop !" Comme ça !
     
    Bon, plus sérieusement : je n’ai pas employé le mot totalitaire, attention, j’ai simplement dit qu’avancer comme le fait Rancière l’égalité de toutes les intelligences était dogmatique (sauf à admettre qu’une intelligence supérieure y ait pourvu... Dieu ?).
    Lorsque je dis "VIVRE...", je veux dire par là que l’on peut très bien, me semble-t-il, ne confier le pouvoir qu’à une poignée à partir du moment où cette poignée partage effectivement le quotidien de leurs congénères. Là on aurait bel et bien le peuple au pouvoir, une véritable fraction de celui-ci. Ce que j’entends chez Rancière, c’est la participation du peuple en son entier, ce qui est - et je suis catégorique là-dessus - impossible dans une nation en-dehors de la fumisterie que constitue le suffrage universel.
    Du coup, quitte à accepter que quelques représentants du commun des mortels prennent les rênes du pouvoir, autant faire en sorte qu’ils soient le plus compétents possibles, ça ne mange pas de pain. Je ne parle pas de professionnels mais, vous savez, j’ai autour de moi des gens qui sont incollables en informatique et qui ont pourtant un métier tout autre ! Vous voyez où je veux en venir ?
    En définitive, selon moi, doit être recherché et défendu l’amateurisme éclairé, assorti d’un turn-over.



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 janvier 2014 16:43

    ... qui leur ressemblENT.



  • 3 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 janvier 2014 15:21

    Non, je ne dis pas "totalitaire", mais "dogmatique".
    Pour instituer un peuple, il faut commencer par le prendre tel qu’il se présente, c’est-à-dire comme un ensemble de personnes éminemment diverses, mues par des envies, des goûts différents (surtout à notre époque), capables de plus ou moins de concentration sur tel ou tel sujet, de plus ou moins de rigueur, de plus ou moins d’abnégation, de plus ou moins de faculté à se faire comprendre ou à comprendre les autres, bref, la nature - qu’on le veuille ou non - produit du divers, du pluriel. Cette diversité est, par ailleurs, systématiquement louée lorsqu’il s’agit de légitimer tel ou tel comportement, tel ou tel choix de vie, telle ou telle mode. Pourquoi la nier en politique ? Pourquoi reconnaître qu’il n’y a pas deux êtres capables de courir à la même vitesse au millième de seconde près et refuser ce même constat vis-à-vis de l’intelligence ? La synapse est un substrat physiologique, tout autant que la fibre musculaire.
     
    Vous me dites que je serais bien en peine de prouver concrètement ce que je viens de dire, à savoir la diversité des intelligences (notez au passage que la diversité contient en elle l’inégalité). Certes, mais j’aurais bien du mal également à vous prouver que la vie est dure, hors ça va de soi.
     
    sur l’expertise en politique : tout à fait d’accord avec le fait que posséder un savoir ne contribue pas SEULEMENT à rendre quelqu’un plus légitime qu’un autre. Le plus légitime sera le plus compétent qui VIVRA RÉELLEMENT LES DÉCISONS QUE SA COMPÉTENCE L’AURA INVITÉ À PRENDRE. Je veux dire par là que les technocrates ne doivent pas être conspués pour leur savoir - ce n’est pas ça le problème - mais pour le fait qu’ils mettent bien souvent ce savoir au service de projets dont, nantis, ils n’auront pas à souffrir les désagréments. ÇA c’est scandaleux.
     
    Pour finir, je ne suis pas hostile au principe de tirage au sort et la rotation des charges me paraît même fondamentale. Mais combien de nos concitoyens seront prêts à accepter que de mauvaises décisions soient prises par des gens de leur milieu social sans sourciller ? Croyez-vous que seul le statut de privilégié de nos "élites" les incommodent et qu’ils accepteront davantage les mêmes erreurs en politique si elles devaient être faites par des gens qui leur ressemble ?



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 17 janvier 2014 14:52

    Je n’ai jamais vu en Rousseau un type "dangereux", jamais.
    Ce qui est dangereux, c’est de penser que le génie d’un texte puisse être librement soumis à des esprits faibles (je ne parle pas de vous bien entendu, mais de ceux qui y voient la matrice de tous les totalitarismes), c’est-à-dire qu’il puisse en être fait une mauvaise interprétation et que l’on puisse s’en réclamer à des fins idéologiques mortifères.
    Robespierre n’a pas eu à instituer de fins lecteurs de Rousseau.
     
    Pour moi, Rousseau était le seul esprit véritablement libre des Lumières. Ceci dit, c’est un auteur pétri de contradictions, doué de bien peu d’humour et enclin à la paranoïa. Ça oui !

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