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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

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  • Premier article le 05/12/2012
  • Modérateur depuis le 28/02/2013
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Derniers commentaires




  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 19 mai 2015 11:39

    @ffi
     

    Pour le coup, je suis en gros d’accord avec vous (je n’oublie pas la réponse que je vous dois sur un autre fil).

    J’avais produit ceci, qui va dans le même sens que votre constatation sur les causes finales :

    http://cerclearistote.com/theologie-teleologie-par-eric-gueguen/



  • 1 vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 19 mai 2015 11:37

    @Bainville
     

    J’ai parfois l’impression que Rousseau a tenté une synthèse entre Aristote et Machiavel, qu’il a forcément lus l’un et l’autre.

    Il ne faut pas oublier non plus que Rousseau a été un fervent patriote, tout comme Machiavel d’ailleurs, et malgré les critiques que je leur adresse, ça me les rend particulièrement sympathiques.

    Mach’ (notre vis-à-vis, pas le vrai) a raison de dire qu’Aristote a pu être influencé par le contexte politico-social de son époque (cf. esclavage notamment), et nécessairement je dirais. Mais c’est encore plus vrai de Machiavel (le vrai cette fois) !!



  • 2 votes
    Éric Guéguen Éric Guéguen 19 mai 2015 11:10

    @maQiavel
     

    Il faut bien entendre ce qu’Aristote entend par "naturel". Ce n’est pas seulement ce qui est "phénoménologique", c’est-à-dire ce qui existe de fait, en acte, ce que l’on constate. Il y a aussi de la puissance, de la nécessité mise en acte. Et ce n’est pas un délire philosophique.

     

    L’espèce humaine - sauf épidémie antédiluvienne à laquelle elle a échappé - était vouée à se multiplier et à se répandre sur la planète. Pourquoi la famille nucléaire est dite "naturelle" ? Pourquoi cette constatation d’Aristote n’a pas, elle, était remise en cause au fil des siècles (enfin jusqu’à notre époque, bien sûr...) ? Parce qu’il y va du manque d’autosuffisance de l’individu, et en particulier du petit d’homme. Dans un monde hostile, sans technique élaborée, la famille nucléaire n’a d’autre choix que d’être unie et bien organisée. Avec le déploiement de l’espèce, NATUREL lui aussi, les frictions apparaissent, et, la promiscuité aidant, des communautés de plus en plus larges émergent et s’organisent. Or celles-ci n’ont jamais été non plus l’objet d’un choix, mais d’une nécessité. C’est le besoin mutuel les uns des autres qui a œuvré, malgré l’homme, à la constitution de groupes humains gigognes.

    Phénoménologiquement, on constate certes quelque chose de culturel, d’artificiel car "construit", mais métaphysiquement, la cité, en tant que communauté de taille idoine à l’époque d’Aristote, n’est qu’un prolongement d’un donné naturel, en puissance, à savoir l’animalité politique ou "sociale". Nous savons vous et moi pourquoi Marx opère un distinguo entre les deux : pour, à terme, se débarrasser de la politique. En ce sens il a d’ailleurs gagné car nos dirigeants ne font plus de politique, ils font du sociaaaaaal. La question que l’on peut se poser, en revanche, est de savoir si la nation est de taille idoine à notre époque. Certains européistes aimeraient qu’elle cède le pas à l’Empire (UE). Pour ma part, je pense qu’elle est l’ultime moyen de fédérer plusieurs millions d’individus, et encore, sous certaines conditions. Au-delà, on tombe dans l’hubris.

     

    Prenons pour conclure une métaphore toute fraîche dans mon esprit, celle de l’iceberg : admettons que ce qui est immergé est naturel, que ce qui est émergé est culturel. Vous êtes sur un bateau et vous me dites "la cité est culturelle". Je vous réponds "certes, à première vue, mais vous négligez ce qu’il y a sous l’eau".

     

    PS : ne jamais oublier non plus que Rousseau a dit tout et le contraire de tout. Pour ne pas être homme à préjugés, il a préféré être homme à paradoxes. L’ennui, c’est qu’il est mort avant de les résorber... smiley



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 19 mai 2015 10:27

    @Croa

     

    Je vais vous dire ce que je perçois a posteriori comme une erreur de de Gaulle (il serait cependant idiot de la lui reprocher) : il a fondé un régime apte à dégénérer rapidement en oligarchie, danger dont il a su lui-même se préserver par un autoritarisme sans faille. Seulement lui parti, la viabilité du régime qui ne reposait que sur sa personne charismatique s’est trouvée ébranlée. Et la crise économique qui a commencé à poindre dans les années 70 en a sonné le glas. Lentement, le régime représentatif a pourri.

     

    Pointer du doigt les nains politiques au pouvoir dans ce pays depuis quarante ans, c’est bien. Mais je pense qu’il faut se rendre à l’évidence : ce régime n’est pas pérenne car il se fonde sur l’arrivée au pouvoir d’un homme fort. Notre époque ne produisant que de la médiocrité, en attendant mieux, il est obsolète. Peut-être faites-vous partie des gens à attendre le messie, l’homme providentiel, moi non. Je veux refonder un nouveau régime politique s’appuyant, non une élite financière, non sur un héros de guerre, mais sur les forces vives et bénévoles de ce pays.

     

    Je concède néanmoins que le détricotage progressif de la nation orchestré tant par la gauche (et son extrême) que par la droite au pouvoir est une catastrophe supplémentaire. Mais regardez Chirac, "Super-menteur", maître d’œuvre de la dégénérescence de ce pays, quel sort lui réservent en majorité les Français ? Ils le plébiscitent tel une mascotte sympathique. C’est pitoyable. Les Français eux-mêmes gagneraient à être moins oublieux.



  • vote
    Éric Guéguen Éric Guéguen 19 mai 2015 09:53

    @ffi
     

    Cela revient à me demander de définir ce qu’est la nation. Je peux le faire, mais ça va être long...

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