Qu’entends-je par orienter le travail des gens ? J’entends par là la capacité de décider des buts du travail collectif.
Par exemple, si la Multinationale Monsanto paye ses gens pour produire des graines stériles, alors les travailleurs de Monsanto produiront des graines stériles... La multinationale Monsanto pourrait très bien opter pour produire des graines fécondes, et alors les travailleurs de Monsanto produiraient des graines fécondes. Mais tel n’est pas le cas...
Par conséquent, qui finance, dirige le travail, donc décide du sens de l’action des travailleurs. C’est cela "orienter le travail" pour moi.
C’est d’ailleurs bien évoqué par l’étymologie, puisque finance dérive du mot fin et que la fin, en théorie classique, c’est le but. La finance est donc le pouvoir de décider des buts.
Le travail, c’est le moyen de transformer le monde. Or, la finance, c’est le moyen de diriger le travail. Donc, la finance, c’est le moyen de diriger la transformation du monde.
Puisque le conseil européen est une structure de l’UE, pas de l’état Puisque le conseil des ministres européens est une structure de l’UE, pas de l’état,
Ce sont bien les décisions de l’UE qui s’imposent à l’état. Donc l’état est inféodé à l’UE.
Je ne vois pas ton problème, ce n’est pas ce que tu voulais ?
Personnellement, ce n’est pas l’idéologie qui me mène, c’est ma raison qui opère par-dessus mes perceptions. Être mené par l’idéologie, c’est une perversion de l’intelligence lorsqu’elle se met à trafiquer ses propres perceptions par lâcheté de regarder réalité en face. C’est quand une idée veut dicter sa loi à la réalité. La réalité, c’est quand on se cogne.
Mais, bon, je ne vois pas ce que cela vient faire là-dedans... Tu me demandais comment un petit groupe pouvait avoir une considérable influence sur le monde.
J’affirmai que la finance permet d’orienter le travail des gens, ce qui est le plus puissant moyen d’action politique en pratique.
Qu’il y ait différents partis politiques, c’est évident : cela montre des tensions politiques dans le peuple.
Mais remarquons que, dans l’histoire de France, ces partis on toujours été transitoires, le temps que le problème politique se règle. Donc, l’histoire montre qu’il n’y a pas de raison d’institutionnaliser des partis, il faut au contraire qu’ils puissent se créer et se dissoudre.
Là, on a des partis politiques qui luttent pour leur conservation (car les postes politiques mis aux enchères sont source de revenu), qui font montrent d’une opposition irrémissible devant les caméras, mais qui pratiquent la même politique une fois au pouvoir...
Il leur faut manifestement s’inventer des oppositions factices pour pouvoir polémiquer afin de prendre le pouvoir.
Ton analogie est fausse : Un malade en meilleure santé n’est pas guéri, il est moins malade. Tu fais là un blocage sur une distinction fausse. Occupe-toi déjà des vraies nuances qui ont du sens.
Jusqu’à nouvel ordre, la lutte pour la domination politique est réglée en France : Rien ne peut s’opposer à l’Etat.
Nous ne sommes plus aux temps qui ont suivi l’effondrement de l’empire carolingien, et qui ont vu l’ascension de la féodalité...
Maintenant, tu peux toujours prôner de mettre la tête de l’État aux enchères régulières, en organisant le combat entre puissances partisanes afin que l’une d’elle s’en empare puis serve ses intérêts particuliers grâce à l’État.
Mais tu peux aussi faire en sorte que la tête de l’Etat découle d’un processus empêchant toute manipulation par les puissances partisanes, puis régler l’action de l’Etat selon le droit.