Moi je trouve au contraire son historique politique fortement intéressante.
Personnellement, la Révolution et le XIXème siècle ont toujours été pour moi un sujet d’étonnement, je ne les trouvais pas compréhensibles.
La mise au point qu’il fait m’a beaucoup appris.
En gros, après la révolution, nous avions 3 camps : - La droite, les monarchistes. - La gauche des libéraux (ce qui explique pourquoi aux US la gauche est appelée liberals) - La gauche socialiste, non libérale (les cocus de la révolution, enfants de Robespierre).
Aujourd’hui, l’UMP et le PS sont les 2 branches de la gauche libérale (les bleus)
On voit que le camp socialiste, un peu rêveur et utopiste, pour peser politiquement, a toujours finit par servir de force d’appoint à la gauche libérale, en étant cocu à chaque fois.
Après, il a de grosses limites quant à l’analyse de la droite monarchiste ou nationale, car la véritable alternance politique consiste justement à se réconcilier avec les principes politiques de l’ancien régime. Ces principes reposent sur de grands penseurs tels que Platon ou Aristote : c’est donc autrement plus solide que de se référer aux sophistes des XVIIIèmes et XIXème siècles...
Disons que, la gauche socialiste, elle a un vague et confus sentiment d’indignation, mais ses ambitions utopiques lui font généralement tourner le dos au bon sens... A la raison droite, elle préfère la raison gauche : c’est comme si elle tenait que tout ce qui est manifestement impossible doit être fait ! C’est pour cela que la gauche socialiste a toujours été cocue dans les révolutions.
La droite monarchique légitimiste a toujours été antilibérale. Je cite le comte de Chambord, dans sa lettre aux ouvriers : "A l’individualisme opposer l’association ; à la concurrence effrénée le
contrepoids de la défense commune ; au privilège industriel la
constitution volontaire et réglée des corporations libres."
La monarchie a toujours été la protectrice des ouvriers, d’où la qualité de notre patrimoine historique, qui n’est pas le fruit des multinationales...
Il s’agit donc de rétablir l’alliance du pouvoir avec le peuple, ce qui passe par l’alliance du Roi avec les ouvriers, ce qui est la spécificité de notre ancien régime.
Que les socialiste cessent de rêver, qu’ils utilisent leur bon sens, leur raison droite, qu’ils abandonnent leurs fantasmes et leur raison gauche, qu’ils mettent leur indignation au service de la seule voie crédible, car enracinée dans les siècles, qu’ils cessent de servir ainsi de forces d’appoint à la gauche libérale, laquelle n’a eu de cesse des les trahir.
Si, je crois que cela vient du système politique. Pourquoi ?
L’état organise régulièrement une mise au enchère électorale de ses postes de responsabilité, postes qui sont souvent bien payés, tant immédiatement qu’en différé (retraite).
Pour répondre à ces appels d’offre, il y a certaines corporations spécialisées, ce sont les partis politiques.
Donc, nous avons bien un marché (les postes politiques), source de revenu, et des corporations qui y concourent (les partis), pour y gagner le plus de parts de marché possibles.
Mettre un bulletin (un billet) dans l’urne (dans la caisse) pour élire (acheter) le candidat (le produit) de son parti (sa corporation). Les partis (les corporations) qui concourent au suffrage (au marché), pour gagner en nombre de sièges (en part de marché), cherchent à déclencher l’acte de vote (l’acte d’achat) par la propagande (par la pub) en ventant son candidat (son produit).
Le système politique est conçu à l’image d’un marché économique, à la sauce libérale (Art 4 de la constitution : les partis concourent au suffrage).
Donc il ne faut pas se plaindre que l’on finisse avec une gauche "Mac Do / Coca", opposée à une droite "Quick / Pepsi"...
C’est à mon avis une fausse manière d’envisager la politique, inapte à résoudre les problèmes.
Qu’entends-je par orienter le travail des gens ? J’entends par là la capacité de décider des buts du travail collectif.
Par exemple, si la Multinationale Monsanto paye ses gens pour produire des graines stériles, alors les travailleurs de Monsanto produiront des graines stériles... La multinationale Monsanto pourrait très bien opter pour produire des graines fécondes, et alors les travailleurs de Monsanto produiraient des graines fécondes. Mais tel n’est pas le cas...
Par conséquent, qui finance, dirige le travail, donc décide du sens de l’action des travailleurs. C’est cela "orienter le travail" pour moi.
C’est d’ailleurs bien évoqué par l’étymologie, puisque finance dérive du mot fin et que la fin, en théorie classique, c’est le but. La finance est donc le pouvoir de décider des buts.
Le travail, c’est le moyen de transformer le monde. Or, la finance, c’est le moyen de diriger le travail. Donc, la finance, c’est le moyen de diriger la transformation du monde.
Puisque le conseil européen est une structure de l’UE, pas de l’état Puisque le conseil des ministres européens est une structure de l’UE, pas de l’état,
Ce sont bien les décisions de l’UE qui s’imposent à l’état. Donc l’état est inféodé à l’UE.
Je ne vois pas ton problème, ce n’est pas ce que tu voulais ?
Personnellement, ce n’est pas l’idéologie qui me mène, c’est ma raison qui opère par-dessus mes perceptions. Être mené par l’idéologie, c’est une perversion de l’intelligence lorsqu’elle se met à trafiquer ses propres perceptions par lâcheté de regarder réalité en face. C’est quand une idée veut dicter sa loi à la réalité. La réalité, c’est quand on se cogne.
Mais, bon, je ne vois pas ce que cela vient faire là-dedans... Tu me demandais comment un petit groupe pouvait avoir une considérable influence sur le monde.
J’affirmai que la finance permet d’orienter le travail des gens, ce qui est le plus puissant moyen d’action politique en pratique.