1ère question : C’est qui ce "On" qui agit ? 2ème question : Tu parles d’assemblée, de médiacrates, de tribunat, de chambre, de ministre, mais nul part de peuple. Pourquoi exclues-tu donc ainsi le peuple du gouvernement ? 3ème question : Pourquoi les décisions du gouvernement seraient-elle plus juste ainsi ?
Je ne dis pas que la catégorie politique "peuple" n’existe pas. Je dis que tu te trompes dans les propriétés que tu lui attribues.
Regarde aujourd’hui comme "le peuple" Egyptien se divise face aux réformes de Morsi. Regarde aujourd’hui comme "le peuple" Tunisien se divise face à la pente suivie.
Je ne dis pas qu’il n’y pas des foules qui tombent d’accord et s’unissent parfois, suffisamment pour obtenir des réformes politiques. Je dis que ces foules ne sont jamais "le peuple". Je dis que leur accord est toujours très momentané, fragile, superficiel et instable, et qu’il ne résiste pas dès que des questions de fonds sont abordées. Je dis aussi que cet accord n’a jamais la nature d’une opinion (chose personnelle), mais est toujours de la nature de l’accord (chose interpersonnelle)
En fait, tu veux réduire tous les gens du peuple à n’avoir qu’une seule opinion, une seule intelligence, une seule volonté. Tu les réduis à un troupeau de mouton, à un égrégore...
Donc cela n’a rien à voir avec l’histoire, mais cela a à voir avec une compréhension très superficielle de l’histoire... Comme si 2000 agitateurs politiques dans la rue, c’était le peuple... Comme si les "révolutions colorées", c’était le peuple...
Ben non, c’est souvent des bons bougres manipulés, comme sous la révolution Française lorsque le duc d’Orléans payait les parisiens pour les faire manifester...
Je sais très bien qu’il existe des peuples, je connais cette notion.
En revanche, ce Monsieur le peuple, je ne l’ai jamais rencontré (hormis dans la bouche des démagos, bien-sûr). Le peuple est une collectivité. Donc il ne doit pas être envisagé comme une seule personne, mais comme un ensemble de personnes (voire même un ensemble d’ensembles de personnes).
Par conséquent, on ne peut prêter au peuple des attributs personnels comme le font les démocrates, sous peine de sophisme radical (voire racialiste...) : Le peuple n’a ni intelligence, ni volonté, ni opinion, il ne peut ni rien décider, ni rien gouverner...
Machiavel : c’est toi qui propose un système, c’est donc à toi de montrer qu’il est fonctionnel. Moi, ce que je vois, c’est que notre pseudo-démocratie a des résultats vraiment piteux... La démocratie ne marche pas, faisons plus de démocratie !
Une assemblée n’est pas une personne, donc une assemblée ne peut pas avoir pas d’opinion, vu qu’une opinion est personnelle. Autant d’homme, autant d’opinions, dit-on, et c’est bien vrai.
C’est toujours le même sophisme. Ce n’est pas parce que tu comptes un nombre de pour et un nombre de contre dans une assemblée que tu trouves l’opinion de l’assemblée... C’est un pur artifice.
Si X est concerné, il a le droit à la parole. Moi je te signale que nos faiseurs d’opinion dans les médias, ils ne sont concernés par à peu près rien, mais ils se mêlent d’argumenter sur tout, et à des centaines de milliers de personnes simultanément, qui plus est. Mais toi, si tu évoquer ce même sujet, tu le fais avec tes 3 amis et ta familles.
Comme on dit, la dictature, c’est ferme ta gueule, la démocratie, c’est cause toujours.
Déjà, il faudrait une certaine équité des moyens d’expression pour que cela soit fonctionnel, mais ce n’est manifestement pas le cas. Tu ne peux pas lutter avec une propagande télédiffusée...
C’est vraiment une subtile manière d’imposer à quelqu’un ce qu’il ne veut pas. Je comprends mieux Sartre quand il disait que l’enfer c’est les autres...
Mais dois-je comprendre que tu envisage une Ecclésia à 60 millions ? Et après tu me dis que tu ne transposes pas ce principe d’une cité de 10 000 habitants à un pays de 60 millions d’habitants ? Peu m’importe Athènes. Parle-moi de ton régime, adapté pour la France d’aujourd’hui.
On l’a déjà le référendum révocatoire, c’est tous les 5 ans...
Maintenant, ça n’y change rien, que tes magistrats délégués soient issus du suffrage universel ou bien du tirage au sort, ce n’est toujours pas le peuple qui gouverne...
Donc, bon, quand tu votes pour une résolution ponctuelle, ta voix compte pour 0,0000025% des suffrages (En France)... Donc si c’est sur une décision qui ne te concerne pas, c’est un peu trop. Mais si c’est sur une décision qui te concerne expressément, c’est carrément trop peu... Donc c’est jamais comme il faut. Soit trop, soit pas assez. Au final, chacun se croit permis de se mêler de tout, et donc t’es quasiment obligé d’aller demander la permission au voisin pour aller aux toilettes chez toi...
Bref, ça fonctionne pas votre truc... La politique se fonde d’abord sur l’accord trouvé entre les gens concernés par un problème. Or un suffrage, ce n’est jamais un accord, juste une computation de voeux. Donc la démocratie par le vote, c’est très instable, il n’y a pas de concorde possible à terme, au contraire. C’est pour cela qu’on l’appelle la tyrannie de l’opinion. La computation des opinions se passe de tout accord... Et donc les dissensions persistent...
De plus, sachant qu’il faut 6 mois pour organiser un référendum, tu prends combien de décision par an ? 2 ?
Ben oui, c’est pas assez, alors fatalement, tu délègues, et donc le peuple, non seulement ne peut pas gouverner, puisqu’il n’est pas la nature d’une personne et donc ne saurait faire appliquer une loi, mais en plus prélever son opinion par la computation de ses voeux est si lourd, avec toute les restrictions que l’on peut faire sur le sens qu’a cette computation, que tu vas encore déléguer cette pseudo-faculté de vouloir à 99%...
Donc tu n’approches quasiment en rien d’une démocratie, et tu en retires tous les inconvénients (tentative de manipulations des intellects pour servir à ses intérêts par une propagande massive, instabilité politique, innefficacité à régler les problèmes concrets, démagogie et prolifération des sophisme,...etc). Franchement, ça va faire plus de 40 ans que la "démocratie" actuelle ne parvient même pas à régler le problème de l’emploi, ceci alors que c’est une mission essentielle de l’Etat que d’assurer le plein-emploi, mission inscrite dans la constitution...
Ca ressemble plutôt à la chasse au Dahu votre système...