Excuse-moi, mais tu es en train de calquer le système politique d’une petite cité antique de 10 000 (?) citoyens, dégagés de leur tâches quotidiennes par le recours systématique à l’esclavage, sur un pays de 60 millions d’habitants ? ... Enfin, bon, tu vois donc bien que tu es toujours à faire des approximations de démocratie sans jamais la trouver nulle part... malgré des usines à gaz toujours plus sophistiquées...
M’enfin, une élection, un référendum, ne me disais-tu pas céans que ce n’était pas une démocratie ?
Le règne de Louis XV ne fut pas si catastrophique. Il a par exemple dépêché une expédition pour mesurer le dix-millième du quart d’un méridien terrestre, afin de définir le mètre. A cette époque, les expérimentations sur l’électricité allait bon train. D’autre part, je ne pense pas que l’on puisse imputer la guerre de sept ans à Louis XV.
Il ne faut pas considérer les coups d’états, ou les faits de guerre, comme la règle institutionnelle.
Je te parle de la règle institutionnelle, dans les conditions normales. Je te parle de la manière dont l’institution envisage, dans des conditions légitimes, la passation du pouvoir.
Et bien, dans ce cas, je considère qu’institutionnaliser une mise aux enchères périodiques, c’est vraiment de la connerie, car cela permet à certaines puissances de mettre en place des stratégies afin s’en emparer de l’Etat, et donc du pouvoir.
Comme disait Pascal, "On a fait que le plus fort fut juste", et donc on a fait l’État de droit...
"La politique, c’est la poursuite de l’activité guerrière par d’autres moyens." Genre de réflexion typique du manichéisme contemporain (ce que je désigne sous le terme de polémosophie, sorte d’idéologie selon laquelle l’habileté vient par la guerre). Mais c’est que tu es pollué par la définition actuelle de la politique, axée sur les combats électoraux (Art 4 de la constitution : les partis concourent au suffrage). C’est en effet le modèle de la démocratie libérale.
Mais la bonne définition de la politique est "l’art de mener la cité". C’est un métier, comme l’est celui du boulanger ("l’art de fabriquer du pain"). Ce sont les libéraux qui prônent ainsi l’activité guerrière en tout métier (y compris dans la fabrication du pain). Mais cette absence d’amour pour la tâche donne des résultats assez mauvais, fort éloigné de l’Art Français.
T’es un bon vieux libéral, un bon représentant de nos polémosophes contemporains.
@Machiavel : une monarchie constitutionnelle, avec tous nos droits sociaux. Le monarque ayant le rôle de lutter contre la corruption et d’assurer un fonctionnement équitable de nos institutions.
C’est ainsi que l’entend Louis XX, l’héritier légitime au trône : il considère qu’à notre époque, un pays sans élection est impensable.
@Bourre-Pif : Tu as oublié Mr Guillotin... Le père Eiffel et son gros tas de ferraille... Tu as oublié Jules Ferry et sa colonisation. Et toute les magouilles de la France-Afrique...
La Franc-maçonnerie s’est bien servi de l’Etat Français, et nous a créé au passage quelques dettes pour plusieurs générations...
On ne peut pas servir deux lièvres à la fois. Il ne me gène pas que des gens veuillent être franc-maçon. Mais alors ils ne doivent pas être au service de l’état. Pas de double serment de secret.
Toute boîte exigera de toi le secret professionnel. Comment n’en serait-il pas de même pour l’Etat ? L’état exige une certaine discrétion de ses agents pour être pleinement opérationnel. C’est du conflit d’intérêt manifeste.