@Machiavel : une monarchie constitutionnelle, avec tous nos droits sociaux. Le monarque ayant le rôle de lutter contre la corruption et d’assurer un fonctionnement équitable de nos institutions.
C’est ainsi que l’entend Louis XX, l’héritier légitime au trône : il considère qu’à notre époque, un pays sans élection est impensable.
@Bourre-Pif : Tu as oublié Mr Guillotin... Le père Eiffel et son gros tas de ferraille... Tu as oublié Jules Ferry et sa colonisation. Et toute les magouilles de la France-Afrique...
La Franc-maçonnerie s’est bien servi de l’Etat Français, et nous a créé au passage quelques dettes pour plusieurs générations...
On ne peut pas servir deux lièvres à la fois. Il ne me gène pas que des gens veuillent être franc-maçon. Mais alors ils ne doivent pas être au service de l’état. Pas de double serment de secret.
Toute boîte exigera de toi le secret professionnel. Comment n’en serait-il pas de même pour l’Etat ? L’état exige une certaine discrétion de ses agents pour être pleinement opérationnel. C’est du conflit d’intérêt manifeste.
Tu pars du principe qu’une monarchie est une Tyrannie ? Mais la Norvège n’est pas une tyrannie, que je sache... C’est même un des états les plus avancés socialement. La Tyrannie, c’est justement de laisser pourrir notre patrimoine, car sa bonification correspond à notre intérêt commun : c’est notre Bien commun !
Je ne sais pas si la Franc-maçonnerie domine totalement l’Etat. En tout cas, je me demande si elle n’y est pas suffisamment implantée pour le neutraliser la plupart du temps. Cela dit, quand on voit que 60% des parlementaires sont Franc-maçons, quelle que soit l’alternance politique, il y a de quoi se demander si la pluralité des partis politiques n’est pas en fait totalement factice et si nous ne vivons pas sous l’empire d’un parti unique maçonnique...
La question de savoir qui domine l’Etat est la question essentielle (et surtout, dans quel but). L’élection a quand-même certains inconvénients, surtout quand on voit l’état de la presse d’information qui ressemble plutôt à un gigantesque organe de propagande, d’autant plus qu’on a le choix qu’entre des gens proposés par des partis eux-mêmes noyautés.
C’est évidemment le délégué qui gouverne, mais sous le contrôle du Roi. Tu peux toujours porter réclamation auprès du Roi si le délégué fait mal son boulot, lequel Roi a tout pouvoir de rectifier le Tir. Il y a de beaux exemple, comme les lettres de Molières à Louis XIV pour faire cesser l’interdiction du Tartuffe.
Dans ton système, à qui tu portes réclamation ? Au peuple ? Ben non, c’est personne de concret, le peuple. Tu porte réclamation à un médiateur qui n’a aucun pouvoir...
Je n’ai certes pas vécu la période de Périclès. Il n’empêche qu’il y a des faits qui sont rapportés. L’auto-destruction de la Grèce dans la guerre du Péloponnèse. L’amassement de l’argent dans le Parthénon. Le détournement de l’argent de la Ligue de Délos. L’essor des sophistes tels Gorgias.
Je peux donc juger que ces faits ne sont pas très glorieux...
Les pérégrinations de Socrate sont en soi la démonstration de la force des sophismes qui s’étaient emparés des esprits à Athènes en ces temps-là : La tyrannie de l’opinion encombre les intellects de sophismes, jusqu’à les rendre ineptes à toute pensée construite.
C’est que, pour bien penser, il faut du calme, de la contemplation, et de la sérénité, chose que le brouhaha ininterrompu de la pseudo-démocratie ne permet pas (c’est un peu comme la Cour, en fait, il faut y flatter le Roi Opinion, Roi qui plus est invisible...)
On ne donne pas les clés de l’Etat, le plus fort s’en empare.
Comme Hitler en 40 ?
C’est justement là la connerie de ta théorie. La tête de l’état ne doit pas être mise aux enchères, elle doit passer de main en main selon une règle du jeu non manipulable par certaines puissances...
L’État de droit a-t-il à voir avec l’isonomie grecque ? En tout cas, en France, il fut fondé sur un mélange d’hétéronomie (loi divine), la ratio juris (calcul de la loi), le tout modulé selon l’intelligence morale des situations.
Il est vrai que la loi divine insiste sur l’égalité de chacun devant la loi. Cependant, la loi peut être adaptée à la situation de chacun (proportionnalité des impôts, modulation des droits sociaux, devoirs plus ou moins grand selon le statut social,..etc).
En fait, la loi se doit de dépasser la notion d’égalité, car elle doit encore organiser la complémentarité des citoyens, afin de fonder une société fonctionnelle.