La seule chose qui m’intéresse, c’est le fond du sujet, pas la forme. Tant que mon interlocuteur reste sur le fond et échange argument contre argument, pas de problème, mon ton reste le même, mais il finit assez vite à se détériorer lorsque celui ci commence à éluder, dévier et ignorer mes arguments parce que les siens s’épuisent.
Cela ne veut pas dire que mon interlocuteur soit sophiste, mais qu’il use de méthodes sophistes, que ce soit volontaire ou non. Pas pour reconnaître que j’ai gagné, c’est idiot, en philosophie on ne gagne pas un match, mais on fait gagner une idée par la supériorité de sa logique causale. Car, le but de la philosophie est de trouver le sens de la logique causale des relations, tant physiques qu’humaines. En matière de la science dure, la philosophie consiste donc à trouver la logique de la logique physique. Qui ne peut alors parler que du sens de la relation. Sa raison d’être.
Or, cette raison ne peut être que de forme binaire, rationaliste et ce, même dans le domaine des sciences humaines. La complexité du cerveau et des relations humaines ne change pas ce principe, il lui permet simplement d’introduire la confusion et l’aberration dans la logique, soit, la dissociation de relation de causalité, mieux connu sous le nom de dissonance cognitive ou déni de réalité. Cela signifie que tant que je ne peux pas formaliser ma pensée sur le mode de la logique, toujours binaire, je la rejette. Ce n’est que la multiplicité et intrications des relations, qui permet de donner l’apparence que les relations humaines ne sont pas d’ordre purement logique, binaire. C’est le même principe qui donne l’impression du hasard et du chaos.
Je n’affirme pas avoir toujours raison, je me trompe aussi et pas plus tard qu’avant hier sur un sujet très simple (le jeu de go) et qui va m’obliger à présenter mes excuses à la personne à qui j’ai soutenu mon erreur. Cela, parce que je n’ai pas respecté, obéit, au principe de relation de causalité. Mon maître n’est pas un être humain, c’est le principe de relation de causalité. Cela implique que je ne prétend pas être le maître des autres, mais au contraire, d’inviter les autres à prendre comme maître le principe de relation de causalité, car c’est le seul qui permet de se défaire des sophistes et du sophisme. De la relation maître-esclave, manipulateur-manipulé, donc, de passer de la dictature à la démocratie. Je pense écrire un article pour l’expliciter plus clairement. Cela dit, mon temps passé sur Agoravox finit de me faire voir que cela n’est pas suffisant, que le principe de responsabilité doit être porté et qu’il faut donc que je m’investisse personnellement, physiquement pour faire passer le message. Eric Gueguen explique la raison de ce refus, mais c’est un fait exprès, le résultat d’une manipulation pour permettre la poursuite de l’exploitation. C’est un point (devoir m’impliquer totalement) que je refusais d’admettre, ce, pour des raisons qui touche à mon être profond. Et est la raison obscure de mon agressivité.
libre à vous de soutenir un cas d’espèce de confusionnisme...
pour l’illustrer, remarquez comme le conférencier doit donner des exemples à l’appui pour se convaincre lui et l’assistance que le sens du mot puissance est bien celui du dico dans le sujet traité. Et ce, pour la raison que j’en donne.
je reviendrai vous en dire un peu plus de mes raisons qui me font être "infect" comme vous l’écrivez, en attendant, sachez que si vous êtes d’accord avec ce que j’écris sur la citation de Rousseau, cela signifie que vous ne pouvez qu’être d’accord avec ce que j’écris sur le principe de responsabilité, définit par l’équilibre entre droits et devoirs.
Je fais une critique sur la conférence d’un prof qui n’est pas maQiavel, mais que celui-ci trouve "passionnante", alors que je dis le contraire et l’étaye par des arguments. Que l’on peut contester, mais qu’il ne fait pas. Vous allez sans doute dire que je ne fais que le souligner. VOUS AVEZ RAISON !
Une remarque : je conseille à certains de mettre en rapport la
conférence de Coussedière au Cercle Aristote. Il y développe un argument
intéressant : le fait que l’assimilation politique et culturelle de
l’étranger vient bien plus de l’intérieur d’un être qu’elle ne lui est
imposée de l’extérieur. C’est exactement la même chose lorsque l’on dit
que l’autorité va de bas en haut.
j’imagine que c’est une réponse indirecte qui m’est faites !Vous m’incitez à aller un peu plus loin dans l’explication et je vous en remercie.
La confusion, que vous soutenez ici, c’est que, ne parlant plus d’un rapport de force, il n’y a plus de hiérarchie de celui-ci, tout simplement parce qu’il y a adhésion (donc, même chose que vous). Par contre et c’est le point central de la confusion, la compétence reconnu ne fait pas changer le sens hiérarchique du haut vers le bas, du maître vers l’élève ou le disciple. Simplement, la raison de la hiérarchie n’est plus la même, il ne s’agit plus de rapport de force brute, mais de rapport de compétence ou savoir relationnel. De fait, l’autorité se fait toujours du haut vers le bas pour celui qui l’accepte, sauf pour celui qui détient l’autorité, car celle-ci se fait par l’esprit ou compétence intellectuelle et non plus sur la force physique ou domination. Bon, je ne développerai pas plus, il faut d’abord assimiler cela.
Je sais que pour vous c’est trop subtil et complexe, mais bon qui sait, il s’en trouvera un pour qui cela sonne clair.
C’est la raison qui parle
dans ces moments, et notre époque à du mal à concevoir qu’une volonté
puisse se soumettre à une loi qui ne vient pas d’elle.
Je vous invite à méditer très profondément cette phrase...
traiter du rapport entre pouvoir et puissance est plus subtil.
La puissance n’est pas la capacité à faire, mais l’énergie requise pour faire, qui découle de la capacité à produire cette énergie.
Cela veut dire, que si la capacité à produire l’énergie nécessaire est trop faible, par rapport à l’énergie requise pour faire, donc, s’il y a manque de puissance, alors, le système chute.
Là aussi, on ne peut parler de la puissance seule, cela ne veut rien dire, elle n’a de sens que dans son rapport au pouvoir. Idem pour le pouvoir, mais avec cette subtilité supplémentaire, que sa relation avec la puissance dépend de sa capacité à produire l’énergie requise pour faire, donc, sa capacité à détenir de la puissance.
Donc, un pouvoir peut être absolu, mais si sa capacité à produire de l’énergie est faible, sa puissance sera faible.Seule l’autorité qui peut lui être reconnu peut dépasser (parfois de très loin) cette limite.
C’est simple, il n’y a pas de confusion possible, mais c’est complexe et à priori, trop complexe pour des esprits comme maQiavel qui n’entendent que les choses compliqués, parce qu’ils n’ont pas besoin de les comprendre, étant donnée que personne ne peut les maîtriser, mais avec l’avantage de leur permettre de dire ce qui leur passe par la tête.