bon, pour celui qui aurait du mal à saisir, l’équilibre entre droit et devoir se résume ainsi.
pour le détenteur de la force, défendre est son devoir, l’impôt est son droit.
pour le protégé de la force, la sécurité est son droit, l’obéissance (à travailler et payer l’impôt !) est son devoir.
Simplement,
ici, le détenteur de la force, parce que détenteur de la force, n’a pas
obligation à respecter l’équilibre et peut abuser de son pouvoir, en
fonction de sa puissance.
Dans le système actuel, la
bourgeoisie à modifié le sens de la relation ! Comment ? pour le dire en
quelques mots, en montrant que la noblesse (détentrice de la force)
n’accomplissait plus son devoir. Bon, c’est plus subtil, mais le
commentaire n’a pas pour but de développer, pour cela, mieux vaut lire
mes articles traitant de la responsabilité.
Pour ce qui est de
l’autorité véritable, celle ci se distingue de l’autoritarisme en étant
son propre centre de gravité, donc, vers où tout converge. Il n’y a pas
de haut et de bas, la hiérarchie est abolit, seule compte la compétence
reconnu à la personne, qui peut alors exercer son autorité sans devoir
élever le ton.
de fait, le principe
s’applique aussi au chef de guerre, dès l’instant où sa compétence de
général est reconnu, on peut parler d’autorité véritable et s’exerce
comme les autres.
Le jeu est simple et clair, mais à la manière
d’un kaléidoscope, c’est la multiplication des relations qui complexifie
exponentiellement le jeu.
Je terminerai en corrigeant la citation de Rousseau
Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maitre, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. De là le droit du plus fort.
Là aussi, c’est faux, mais le sophisme est très subtil et si je considère Rousseau comme un vrai philosophe (donc, non sophiste), le fait d’une confusion involontaire.
En fait, le plus fort ne doit pas transformer sa force en droit, mais en devoir et c’est ce dernier qui lui donne toute sa puissance d’action. Car s’il transformait seulement sa force en droit, alors, il finirait par perdre sa puissance.Ceci, parce que moralement, la force brute ne peut pas être un droit, mais l’absence de droit. Elle ne peut prendre la forme du droit, qu’en étant reconnu en tant que devoir d’être appliqué. Donc, vu comme une violence nécessaire (c’est ce qui est vendu aux CRS pour taper sur les manifestants !).
Pour transformer sa force brute en devoir, il doit la justifier par la menace d’une force qui soit pire que la sienne et donc, faire passer sa propre force comme une nécessité pour éviter une menace supérieure. Sa force devient alors un devoir reconnu par les autres et qui appellent cette force, duquel il pourra alors justifier son droit d’en tirer profit.
Toutefois, l’obéissance reste effectivement un devoir, mais par la sécurité que le détenteur de la force procure à ceux ci, qui est alors, le droit qu’ils tirent du détenteur de la force.
Difficile de remettre de l’ordre dans la logique, après quelques millénaires de manipulation !
Curieux de ce qu’allait dire ce professeur, des fois qu’il sorte du lot et puis surtout pour y apprendre quelques citations d’auteurs célèbres et ainsi enrichir ma maigre érudition, il a fallut à peine dix minutes pour refroidir complètement mes espoirs. Au final, que des lieux communs, des concepts éculés et biaisés et un propos confus, contraire au but affirmé par l’auteur en début de son exposé.
Un exemple, parce que reprendre tout son exposé serait trop long. Il dit que la véritable autorité n’est pas transférable, parce que attaché à la personne, contrairement au pouvoir, ce qui est soutenable. Dont acte. Mais alors, pourquoi croit t’il nécessaire de dire que l’autorité se fait du bas vers le haut ? Sans doute pour dire quelque chose qui sorte de l’ordinaire, des sentiers battus et rebattus. Faire une tentative audacieuse où il interpelle son audience qui, sans doute surpris devant cette audace, ne trouve rien à redire.
Sauf que c’est absurde, car si l’autorité n’est pas transférable parce que une qualité propre à l’être, alors, cela veut dire qu’il n’y a pas de hiérarchisation possible, dans un sens ou dans l’autre. Il prouve avec cette idée simpliste qu’il balance comme des dés en espérant sortir un 421, qu’il ne maîtrise pas son sujet.
Loin s’en faut, car au lieu de clarifier la distinction entre deux termes synonymes et qui portent à confusion, il relai cette dernière. En effet, il garde la définition de la puissance comme la capacité à « faire » soi même et à « faire faire » aux autres, mais qui procède du pouvoir. La confusion est ici très grande et est voulu ainsi par les maîtres sophistes qui ont définit le sens des mots, précisément pour interdire toute compréhension claire. Donc, bien qu’il affirme que le rôle du philosophe est de mettre de la clarté (sauf pour les sophistes) il fait tout le contraire, notamment en relayant cette confusion des termes.
Ainsi, dans le langage courant, la définition du mot puissance est prise pour le mot pouvoir. On ne dit pas "je suis puissant pour faire ceci ou cela", mais "je peux faire ceci ou cela". De fait, la puissance n’est pas, dans le langage courant, la capacité à faire soi même ou faire faire aux autres, mais exprime le niveau de cette capacité à faire ou faire faire aux autres. La capacité étant la définition du pouvoir. Cette distinction sera d’ailleurs soutenu par l’emploi du mot puissance dans le domaine scientifique. La distinction est subtile et perverse, faut bien le reconnaître.
Enfin, on notera, pour appuyer cette distinction, qu’on parle de la puissance d’un état quand à son niveau d’action par rapport aux autres, c’est à dire, que c’est la graduation dans le niveau de puissance qui distingue le pouvoir et non l’inverse. Autrement dit, tout état est doté du pouvoir (capacité) d’agir, mais c’est son niveau de puissance qui détermine, relativement aux autres, son niveau d’action. Une super puissance n’interdit pas aux autres d’agir en tant que puissance, mais limite leur pouvoir, soit donc, leur capacité a faire et faire faire.
Mais voilà, le mal produit par ce genre de confusion volontaire est très profond et je doute qu’il y ait quelqu’un ici pour suivre. Mais il suffit d’avoir à l’esprit que, même en gardant les définitions admises, le pouvoir précède la puissance, car c’est bien la détention du pouvoir qui donne la puissance et fait que la capacité n’est pas dans la puissance, mais dans le pouvoir. La puissance détermine donc le niveau de cette capacité.
L’ironie de l’histoire, c’est que ce sophisme confusionnel, est motivé pour les raisons qu’il donne dans sa conférence, à savoir, tromper les gens pour mieux les manipuler, mais au lieu de dénouer ces fils, ils les serres un peu plus.
La preuve que la mondialisation est un fait et non une théorie, tient dans le fait que nous vivons tous sur la même planète. Si avant on en avait pas tant l’impression, c’est que les gens vivaient dans la quasi ignorance des autres peuples et d’autre part, parce que tant le développement économique que l’essor démographique permettait de ne pas en tenir compte. Mais les maîtres des nations, eux, en ont toujours tenu compte. Vous pouvez aimer rester dans votre conscience d’esclave à toujours chercher un maître pour vous protétger, mais devriez cesser de vouloir la même chose pour les autres.
Sinon,vous confondez, comme pratiquement tout le monde, le marteau et la main qui le tient. Autrement dit, la Chine, le Qatar, ne sont pas des sujets pensants, mais des objets obéissant à des sujets pensants. Cela signifie qu’un pays n’achète rien, seulement ses maîtres, tout comme pour l’Europe les USA ou la France.
La souveraineté nationale n’est que celle de vos maîtres, en aucune manière la votre. Les 30 glorieuses n’ont été qu’une intermède dû à l’URSS. Une fois sa chute acté, le système n’a fait que revenir à ses pratiques normales, soit, l’exploitation abusive et la précarité sociale. Bref, la mondialisation n’a rien à voir la dedans, c’est tout simplement la dynamique naturelle du système capitaliste, où vous avez juste bénéficié d’une période exceptionnelle et contraire au système.