Qu’est-ce que la souveraineté ? C’est la qualité de posséder, en droit
comme en fait, du pouvoir suprême ! Autrement dit du pouvoir
"politique".
la souveraineté n’a rien à voir avec le droit, si tant est que seul est souverain, au niveau de la collectivité, celui qui dispose de la force ultime. C’est ce qui fait distinguer le souverain de ses vassaux.
Ensuite, distinguer souveraineté nationale et souveraineté populaire par le biais de la démocratie est du pur sophisme intellectuel.
La souveraineté populaire ne peut être réduite à la souveraineté nationale, c’est à dire, qu’elle peut très bien être de nature universelle, si tant est qu’un chinois est tout autant un être humain vivant en société et partageant la même condition d’être humain.
Par contre, la souveraineté nationale ne dit rien sur la nature du système politique, c’est à dire, qu’elle peut tout autant être de nature démocratique que dictatoriale. Mais l’histoire enseigne qu’elle à toute les chances d’être de nature dictatoriale et ce, en raison du principe même de la nation qui repose sur la propriété particulière et en aucune manière sur la propriété collective, qui est une "contradiction dans les termes", un leurre, une escroquerie sémantique.
Pis alors, dire que la mondialisation consiste à accroitre la concurrence entre les nations, mais chose incroyable, la souveraineté nationale ne consiste pas à se mettre en concurrence avec ses voisins, comme si, pfff, tout d’un coup, l’histoire n’était pas faites de cette lutte constante entre les maîtres des nations. Comme si, par miracle, les monarchies du passé étaient plus démocratique que les dictature d’aujourd’hui.
Pis, dire qu’il faut retrouver son indépendance nationale, sa souveraineté nationale et que pour ce faire, il faut renoncer ou du moins, réduire son goût pour la consommation, en d’autres termes, inviter à vivre en autarcie pour être sûr de la souveraineté de la France (qui n’est et n’a jamais été que celle du souverain et non de ses sujets). Qu’ainsi, on pourra sans coup férir, revenir vers la souveraineté populaire, parce que forcément, avant il y avait la souveraineté populaire, sinon, on ne pourrait pas combattre quelque chose qui n’a jamais existé.
Finissons sur l"idée de "l’être collectif", voilà une expression qu’elle est belle
Mais qui est donc cet "être collectif" ? La souveraineté populaire ? La souveraineté nationale ? ou plutôt, la souveraineté du souverain, c’est à dire, le roi, pis le riche bourgeois qui a pris sa suite ?
Et enfin, vous croyez que c’est en plaçant des gens avec un mandat impératif (quelle autre belle expression), que vous aurez la souveraineté populaire, alors même que vous admettez que dans un pays populeux il est pratiquement impossible d’obtenir l’unanimité ?
Et bien non, tant que vous placez des êtres pour définir les règles, vous serez toujours face à des conflits d’intérêts particuliers qui le disputerons à l’intérêt général, en jetant la confusion entre les deux.
En démocratie, la souveraineté est celle de l’intérêt général définit et celui ci ne peut être que ce que Rousseau appelle le "contrat social", puisque nous vivons en société !. C’est à dire, permettre à tout un chacun de subvenir à ses besoins primaires et plus si affinité, mais selon le principe d’équité, car sinon, on retombe systématiquement dans la dictature qui consiste uniquement à imposer l’iniquité et rien d’autre.
Or, il n’y a d’équité que dans l’équilibre entre droits et devoirs. En démocratie, la souveraineté est envers soi même seulement, c’est à dire, dans son choix de vie, qui fait qu’il n’existe pas de souveraineté populaire ni nationale, sauf pour maintenir la dictature.
Mais une fois le choix (de vie) fait, alors, on entre dans la responsabilité de ses choix qui se fait envers autrui (non envers soi même, puisque c’est là que réside la souveraineté), sauf à renoncer à vivre en société ou en démocratie.
Non, il ne s’agit pas d’oubli, car c’est volontaire !
Par contre, je vais juste rebondir un instant sur la notion de "vérité", en la mettant en parallèle avec celle de "réalité".
Les deux termes sont synonymes et prêtent à confusion.
La vérité, c’est l’intention de l’être, et est propre à chaque être,
la réalité, est la forme que prend cette intention, son apparence donc, et elle est commune à tous les êtres. Car une forme physique ou apparence, n’a de raison d’être qu’envers autrui, pas vis à vis de soi même.
La réalité, est ce qui permet aux être de se fixer dans une relation commune, sans laquelle, chaque être ne pourrait exister indépendamment des autres et donc, ne pourraient pas se rencontrer en tant qu’entité particulière à l’autre. C’est à dire, différencié par leur propre espace-temps (mais toujours relationnée au autres, car la source est unique !).
Or, cette différenciation entre l’Etre et les êtres, n’est possible que par le principe de relation de causalité et seulement par lui.
L’indifférenciation, est donc le principe de relation de non causalité, étant donnée, que si aucun effet n’est constaté, c’est qu’il n’y a eut aucun évènement changeant l’état antérieur (restons simple, car aller plus loin, c’est entrer dans la complexité).
L’état schizophrénique, consiste donc à séparer une relation de causalité insupportable, parce que modifiant l’état antérieur que l’on veut préserver, mais comme l’esprit a enregistré la relation de causalité, il ne peut alors que dissocier les deux états. Mais les conséquences sont plus désastreuses encore, car alors, la personne se retrouve avec deux états qui sont intriqués l’un à l’autre, mais que l’on refuse de lier (parce que attaché à l’état premier, qui devient alors une prison) et donc,crée une situation conflictuelle grave, car se disputant le même espace-temps qu’est le corps physique avec sa limite temporelle intrinsèque. (là aussi, aller plus loin fait entrer la complexité).
pour l’imager, c’est comme vouloir jouer deux parties d’échec en même temps et sur le même plateau. Alors, l’esprit peut varier les solutions, comme l’état bipolaire (externalisation), consistant à alterner les états, donc, changer les pièces du plateau après chaque mouvement. Une autre, consiste à créer deux dimensions intérieures, le plus souvent conflictuelle, sauf quand la personne arrive à subordonner un état à l’autre, mais dont le résultat (dans le premier cas) est une incohérence totale de son action, car essayez de jouer deux parties d’échec sur un même plateau, en même temps !. Au niveau économique, cela consiste à jouer la solidarité sociale et la concurrence économique, dans le même espace physique (plateau) et avec les mêmes personnes (jouer en même temps). C’est impossible, sauf en état schizophrénique. la seule alternative est alors la subordination d’un état à l’autre, mais n’arrête pas le conflit pour autant !
Sinon, je répond dans un précédent commentaire à votre exemple
La difficulté, n’est pas tant de voir, mais d’en tirer les conclusions qui s’imposent, quand elles sont à l’opposé de ses certitudes acquises.
Comme pour vous, reconnaître l’intelligence et la conscience relationnelle des animaux et par extension, de devoir modifier votre regard sur eux. C’est à dire, élever la condition animale et ramener la votre à plus de modestie.
mais en fait, pour bien comprendre, il n’y a que le principe de relation de causalité, parce que celui ci vous explique le principe de consubstantialité, c’est à dire, que si vous modifiez une relation causale première, la conséquence est de modifier toute la chaine de relation de causalité qui en découle. A priori tautologique, mais pourtant, superbement ignoré. Bref, vous changer de paradigme ontologique. Vous pouvez refuser, mais alors, vous placez votre esprit dans la dissonance cognitive qui peut prendre des proportions très graves.
Petite correction au titre, écrire "Les affirmations extraordinaires, demandent des preuves extraordinaires", ne tient pas.
Une preuve est toujours ordinaire, sinon, ce n’est pas une preuve, or, la seule chose qui soit ordinaire, c’est la réalité. Et la réalité n’est pas extraordinaire à elle même, mais uniquement pour celui qui la découvre.
Les affirmations extraordinaires, demandent des preuves ordinaires, et procurent une sensation extraordinaire.
Le titre fait la confusion entre l’effet extraordinaire, d’une affirmation extraordinaire qui demande d’en apporter la preuve, avec la preuve elle même.