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Olaf

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Consultant, blogueur, journaliste, j'ai écrit le Grand Secret de l'Islam, fruit d'une collaboration de deux ans avec le Père Edouard-Marie Gallez, docteur en histoire des religions et spécialiste des origines de l'islam.

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  • Premier article le 24/01/2015
  • Modérateur depuis le 28/07/2015
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Derniers commentaires




  • 3 votes
    Olaf Olaf 22 mars 2016 18:00

    @Flash

    Je l’avais pourtant expliqué lors du débat, mais je vais tâcher d’être plus précis : la thèse du P. Gallez ne repose pas sur le fait que le Tabari traditionniste ait été ou non un chrétien rénégat, ou que le verset 9,30 mentionne wa-q ?lati n-na ??r ? ("et les Nazaréens disent") et non wa n- nasârâ ("et les Nazaréens").

    1) Karim a relevé ces 2 erreurs sur des articles du site du P. Gallez, et non dans sa thèse (non pas qu’on ne puisse trouver dans sa thèse ce genre d’erreurs périphériques)

    2) Ces erreurs n’ont absolument aucune incidence sur le fond, rien à voir avec ce qui est exposé dans la thèse. Celle-ci a été initiée par l’étrange coïncidence relevée par le P. Gallez entre d’une part l’esprit messianiste qui anime certains des textes retrouvés à Qumran, et d’autre part le Coran et les traditions musulmanes.

    Ensuite, pour ce qui est de la recevabilité des témoignages que j’ai cités (Homélies de Sophrone, Doctrina Jacobi, chronique de Thomas le Presbytre, Pseudo Sébéos, Lettre de Théodore, Lettre de l’Académie de Jérusalem à la diaspora d’Egypte, Controverse de 644 entre le patriarche jacobite de Syrie Jean 1er et l’émir Saïd ibn Amir, témoignage d’Arculfe, chronique de Théophane - j’aurais aimé avoir le temps de citer également Jacques d’Edesse et Jean de Damas, mais cela n’a pas été possible), je maintiens ce que j’ai dit : c’est un matériel historique bien plus intéressant que les traditions musulmanes elles-mêmes. 

    Car ce sont des témoignages d’époque, contrairement aux traditions musulmanes.

    Car ce sont des témoignages variés, différents et indépendants les uns des autres, ce que ne sont pas les traditions musulmanes.

    Car ce sont des témoignages libres de la contrainte califale, ce que ne sont pas les traditions musulmanes.

    Alors une fois que l’on a dit cela, il ne s’agit pas de prendre tels quels ces témoignages, comme s’il s’agissait du Coran révélé ou d’une parole d’Evangile ... Non. Ce que font les chercheurs, c’est interpréter ces témoignages pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils valent, en fonction du contexte dans lequel ils ont été écrits, en fonction de leur contenu (on fait d’ailleurs la même chose pour les traditions musulmanes, c’est ça la démarche historique). On se livre à une analyse, qui permet d’en tirer les conclusions que j’ai présentées. Vous aurez remarqué que ce que j’ai présenté comme thèse n’est pas le verbatim de ces témoignages, mais leur interprétation raisonnée. D’autres interprétations, d’autres hypothèses pourraient être formulées, et mises en concurrence avec la mienne. Et l’on pourrait réellement débattre et argumenter dans un esprit scientifique.

    Mais cette démarche semble absolument inconcevable à Karim, et plus généralement, semble inconcevable dans la façon de raisonner que j’ai constatée chez de très nombreux musulmans (pour ne pas dire tous). Ils ne se livrent pas à une analyse des faits, du contenu, du contexte, mais ils ne regardent que la "recevabilité", l’autorité du messager. Comme si tout devait être à l’image du Coran révélé, comme si la recherche de la vérité, le travail historique se faisait en lisant ce qui a été écrit par d’autres, sans souci du contenu, sans analyse critique. 

    C’est ainsi que Karim pense avoir réfuté cette thèse : "elle n’existe pas", "c’est du vent", "c’est de la foutaise". Une attitude de déni primaire qui ne le sert pas ...



  • 5 votes
    Olaf Olaf 22 mars 2016 15:40

    @Flash

    Je n’ai aucun pb avec les critiques, surtout quand elles sont fondées !

    Sur la question du salut, c’est principalement la question du salut du monde que j’évoque, celle du salut personnel spirituel que vous évoquez est bien moins importante dans la genèse du messianisme politique.

    Sur les questions de rigueur historico-critique sur la tradition chrétienne, je dirais, comme je l’ai dit à Karim, que ...

    1) c’est hors sujet et hors principes de rationalité scientifique s’il s’agit de se livrer à l’attaque de la crédibilité ou de l’autorité de Gallez (ou la mienne, si tant est qu’elle vaille qq chose ...) ; en matière de recherche historique, de recherche de la vérité, on discute des faits et du contenu, pas du messager 

    2) c’est tout à fait dans le sujet si l’on considère que pour appréhender l’émergence des judéonazaréens, il faut pouvoir prouver l’antériorité de la foi chrétienne et sa consistance historique. J’attendais que Karim m’entraîne sur ce terrain, c’est un des fondements de la thèse du P. Gallez, c’est là qu’il aurait du porter le fer. 

    Mais il en est resté aux façons de raisonner courantes en islam, à l’opposé de toute rationalité scientifique, à savoir questionner la crédibilité ou l’autorité du messager comme on le fait dans les critiques d’isnad. Sans s’intéresser au contenu du message. Si le messager est crédible, alors on croit en bloc, quoi que dise le message. C’est à mon sens un des dégâts dans les consciences musulmanes de ce dogme du Coran incréé.



  • 3 votes
    Olaf Olaf 22 mars 2016 13:39

    @cathy

    Juif est la traduction du latin Iudaei (issu lui même du grec Ioudaioi). Il signifie initialement "judéen" au sens géographique, "habitant de la Judée". Par extension, il prenait aussi le sens de "religieux de la Judée", et vu que le Temple et le Sanhédrin étaient à Jérusalem, en Judée, il prenait aussi le sens politico-religieux de "partisan du Temple", "partisan des chefs du peuple", "partisan de la classe sacerdotale", voir "pharisien" (les pharisiens enseignaient à Jérusalem).

    A partir de la destruction du Temple en 70, certains Judéens font le deuil de la religion sacrificielle au Temple, et réorganisent la religion autour de l’apprentissage de la Loi, de la lecture et du commentaire des textes. C’est la réforme rabbinique, principalement issue du mouvement pharisien. Ces Judéens accapareront peu à peu l’exclusivité de la descendance du peuple hébreu. Notamment car les autres courants religieux issus de ce peuple (essénisme, judéo-nazaréisme, judéo-christianisme, mouvement sacerdotal ...) auront soit disparu dans l’Histoire, soit se seront fondus dans des mouvements plus vastes (cas du christianisme universel qui a absorbé le judéo-christianisme, où du rabbinisme qui a absorbé le parti sacerdotal qui s’était réfugie en Crimée - c’est l’histoire de l’empire Khazar). De là est née l’idée fausse que le judaïsme aurait été de tout temps la même chose, que la religion des Hébreux aurait été le "judaïsme", et pourquoi pas, que Jésus n’était pas "Juif" lui même. C’est une insulte à l’histoire.

    Les Hébreux du 1er siècle (et avant) ne nommaient pas leur religion "judaïsme", pas plus que le mot de "Juif"/"Judéen" ne pouvait y désigner n’importe quel hébreu, comme les traductions malhabiles de la Bible l’indiquent. Y donner au mot de "Judéen" le sens de "Juif" conduit à des incohérences et des incompréhensions. Comme celles-là : 

    "Après cela, Jésus parcourait la Galilée ; il n’avait pas pouvoir de circuler en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le tuer." (Jn, 7,1)

    "On chuchotait beaucoup sur son compte dans les foules. Les uns disaient : « C’est un homme de bien » D’autres disaient : « Non, il égare la foule. ». Pourtant personne ne s’exprimait ouvertement à son sujet par peur des Juifs." (Jn, 7,12-13)

    Si Juif devait signifier "hébreu", la première citation serait incohérente puisque les Galiléens étaient tout aussi "Juifs" et religieux que les Judéens "juifs". De même dans la seconde : pourquoi une foule de "Juifs" aurait peur des "Juifs", c’est à dire peur d’elle-même ?



  • vote
    Olaf Olaf 7 janvier 2016 16:24

    @AHMED_AMINE

    Bonjour Ahmed

    Votre remarque appelle 3 questions de ma part, si vous voulez bien :

    1. Si contestez l’existence du voyage nocturne de Mahomet, qu’est ce qui selon vous peut justifier le statut de ville sainte en islam qu’a Jérusalem ?
    2. Que pensez vous de la véracité de la sîra puisque vous en contestez un épisode important ?
    3. Sans la sîra, et donc sans la possibilité de contextualiser le Coran (en lisant par exemple "Mahomet" pour "envoyé", "La Mecque" pour "cité sûre" ou pour "masjid al haram)", quel sens donnez vous au Coran ?
    Cdt


  • vote
    Olaf Olaf 6 janvier 2016 01:56

    @chafy

    1. Tralali et tralala !
    2. Patati et patata !
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