@Eric_F Dire que quelqu’un (par ex. un hôtelier) à qui on interdit arbitrairement son activité (pandémie qui n’en est pas vraiment une) bénéficie des taux bas parce qu’on le dédommage (partiellement ?), c’est un peu exagéré. Surtout quand on arrête de l’aider mais que les gens ont toujours peur et ne reprennent pas leurs habitudes d’avant (faillite probable).
Il y a une loi (empirique) en économie (courbe de Phillips) que j’ai appris d’Etienne Chouard qui observe que plus l’inflation est élevée, plus le chômage est faible. Cela faisait dire à Etienne Chouard qu’en s’imposant de garder des taux d’inflation bas (2%), la BCE avait en fait pour mandat de s’assurer d’un niveau de chômage élevé (ce qui fait baisser le coût de la main d’oeuvre). Quand on regarde les trente glorieuses en France avec des taux d’inflation élevés, en plus de l’absence de chômage, l’achat de sa résidence par l’emprunt était une excellente affaire. L’emprunt qu’on avait souscrit et qui représentait 1/3 du salaire à la signature représentait rapidement 1/4, 1/6 du revenu qui montait avec l’inflation, et ce remboursement d’emprunt devenait très vite moins cher qu’un loyer (qui eux, suivaient l’inflation). Donc historiquement, l’inflation (tant qu’elle n’atteint pas les niveaux de l’Allemagne en 1929) a bénéficié aux travailleurs. Mais il faut que les salaires restent indexés sur l’inflation ce qu’on cherche par tous les moyens à empêcher aujourd’hui avec un indice des prix calculé de manière scandaleuse par l’INSEE et des policiers ultra-violents qui rendent tout nouveau mai 68 impossible (même si la situation est beaucoup plus grave maintenant).
Quant aux épargnants, ce n’est pas la première fois dans l’histoire qu’on les spolie et si l’on veut effectivement ruiner toute le monde (concentrer encore un peu plus les richesses dans un peu moins de personnes, partie de Monopoly en cours), il faut bien des changements dans les taux d’inflation.
Je ne crois absolument pas à la monnaie. Plus exactement, elle sert justement à ponctionner la richesse de ceux qui travaillent par des oisifs qui veulent tout posséder et décider de tout (à travers des rentes (= vol) parfaitement légales, mais ce sont ceux qui ont prévu de profiter de ce vol qui ont écrit ces lois).
Pour moi, on devrait toucher un salaire horaire et consommer des biens de manière horaire, tout ce qu’on n’utilise pas (bénéfice un peu obligatoire quand on est actif et dans la force de l’âge) va dans l’entreprise France (une seule où tous les risques sont lissés : pas d’assurance nécessaire non plus) et on part à la retraite par mise en rente viagère du capital France qu’on a accumulé (pas d’héritage non plus). Sachant que le chômage est un coût pur pour la collectivité, il faut veiller, dans une économie saine à ce que tous ceux qui veulent travailler (ou ont besoin de travailler car pas encore en rente viagère) aient du travail. C’est la base de l’économie d’utiliser correctement toutes les ressources sans gaspillage. Dans un système monétaire avec propriété privée des moyens de production (pour ceux qui ne peuvent pas imaginer autre chose), il est important que l’état garde le droit de battre la monnaie pour s’occuper de tous ceux qui seraient au chômage (que les entreprises privées ne veulent pas) dans des entreprises d’état forcément moins (voire pas) rentables mais c’est toujours préférable de faire produire un peu tout en sociabilisant les gens qui seraient sinon exclus que de les laisser livrés à eux-mêmes (trafic de drogues, etc) tout en étant à la charge intégrale des autres. Je sais, les journalistes corrompus nous parlent de ces entreprises d’état (comme celles qui existent en Chine) comme des choses horribles dont il faut absolument se séparer sans jamais parler de l’envers de ce qu’ils proposent : c’est-à-dire désociabiliser de manière définitive une part toujours plus grande de la population (diviser pour régner).
Il faut également voir que l’inflation est provoquée au moment du papy boom : c’est un encouragement au travail à un moment où la pénurie de main d’oeuvre (par passage à la retraite des boomers) est crainte. J’ai aussi oublié de mentionner qu’on détaxe volontairement les carburants ’bio" (E85, etc...) qui entrent en concurrence avec les produits alimentaires. Donc l’inflation est réellement recherchée, ce n’est pas une fatalité.
2 intervenants qui ont tout faux. La BCE comme la FED ont très bien compris ce qu’ils ont fait et ce qu’ils font. Pendant des années, on a fait marcher la planche à billet : on a créé de l’argent à partir du vide, et l’inflation était contenue... Pourquoi, commence cela a été possible ?
Car cet argent créé ex nihilo n’était versé que pour acheter de la dette (sur le marché secondaire en Europe). Et qui possède des obligations d’état ? Les riches, ceux qui n’ont pas de problèmes de fin de mois. Donc on peut arroser les riches d’argent, on ne créera jamais d’inflation. On rend juste les riches encore plus riches par rapport aux pauvres. C’est-à-dire qu’on crée une hyper-classe, un grand écart et l’inflation ne prend absolument pas avec cette création monétaire qui n’atteint jamais l’économie réelle (salaires, nourriture, biens de consommation). C’est une inflation de la valeur du porte-feuille des riches (actions, immobilier, entreprises) qui s’enrichissent donc comparativement aux pauvres qui stagnent.
Malheureusement, pour pouvoir continuer ce cercle vertueux (pour les riches, donc pour les vrais décideurs), il va falloir assainir la dette des états pour pouvoir refaire marcher la planche à billets. Et comment faire alors qu’on nous annonce justement que les taux vont exploser et que les états vont faire faillite à cause de l’explosion du service de la dette ?
Simple, on crée une énorme inflation mais en limitant les taux. Donc la dette des états ne vaudra bientôt plus rien par rapport au PIB et les dettes vont donc se dégonfler (leur valeur va monter en dollar ou en euros, mais comme le dollar et l’euro vont chuter plus vite, leur valeur va chuter par rapport à l’économie).
Et après ? On pourra recommencer à aider les riches une fois les dettes assainies (nouvelles faillites de "too big to fail" ayant trop pris de risques, donc banques arrosées, arrosage des fabricants d’arme après le conflit organisé, arrosage des laboratoires après création de peur mondiale sur des nouveaux virus, probablement créés par les laboratoires eux-mêmes). Bref, arrosage avec de l’argent public. La différence, c’est que les riches vaudront alors plusieurs fois la valeur de tous les états réunis et si la main d’oeuvre n’est plus utile (IA, robotique, etc...), ils vont probablement ne pas s’embarrasser avec nous... à merde, c’est peut-être déjà le stade actuel : piquouse pour les pays qui ont les moyens de les acheter (morts par le vaccins sur le long terme) et pénurie alimentaire dans les pays pauvres qui n’auront plus les moyens d’acheter la nourriture (arrêt volontaire d’usines pour fabriquer les engrais, guerre ultra souhaitée avec des pays producteurs et exportateurs de blé, etc...).
En fait, ils gèrent très bien, mais évidemment pas dans l’intérêt général. C’est une gestion oligarchique, et on ne peut rien espérer de plus d’un système pyramidal, surtout quand tout le monde est formaté pour croire que organisation et travail en équipe nécessitent obligatoirement une hiérarchie. La faute à notre éducation élitiste, hiérarchique.
@ged252 Oui, exactement. Plus on est haut dans la pyramide, plus le salaire est important (= plus on exploite de personnes) et plus vous avez de postes de sous-fifres (avec une carrière possible pour les plus larbins) à pourvoir. Et c’est ça le prestige : argent pour soi pour épater la galerie et promesses d’argent pour les autres si obéissants. C’est ce que j’appelle un monde de prostitution intégrale, même si on ne fait pas toujours l’acte : il faut plaire aux supérieurs dans tous les cas et se compromettre en permanence (si on tient à réussir évidemment, l’autre voie étant l’auto-exclusion).
Le réel problème n’est absolument pas soulevé. Le réel problème : pourquoi ceux qui font le ménage (travaux difficiles, vraiment utiles, déconsidérés et sans aucune opportunité) sont moins bien payés que ceux qui font de la télé, métier facile voire amusant (pas vraiment un métier en fait) ?
Comme il n’y a aucun mérite dans cette société et que la morale a complètement disparu, tout le monde voudra un métier facile (peu importe s’il est parfaitement inutile) et ... bien payé. Problème, comment faire la sélection de tous ces feignants, futurs parasites ? Comme dans tout système pyramidal où les compétences importent très peu, c’est la soumission qui va faire cette sélection (avec les relations évidemment, on a plus de chance de faire de la télé quand papa ou maman en faisait déjà). Accessoirement quand la concurrence est très rude car très peu de postes à pourvoir et très grosses payes (acteurs, etc...) alors cette soumission va jusqu’à la prostitution effective, il est donc impératif d’être beau également.
Maintenant, quand on regarde un peu la manière dont ces salaires extravagants se forment, c’est assez simple : publicité, impôts (pyramide où toute la base cotise, qu’elle regarde ou pas la télé). Car si une boite de production vend une émission bidon plusieurs millions d’euros à une chaîne, c’est parce qu’avant et après, la chaîne passe des pubs qui la remboursent (ou mieux génèrent un bénéfice), pubs payées in fine par tout ce qu’on est obligé d’acheté pour vivre et qui coûterait évidemment nettement moins cher si on n’avait pas tous ces parasites à entretenir. Mais on ne peut pas acheter un produit en ne payant que pour les travailleurs qui y ont contribué : sinon qui voudrait payé l’actionnaire oisif ou le présentateur télé (qu’il ne regarde pas) lors de l’achat de son yaourt ? C’est bien le principe de la soumission, de la pyramide. Toute la base entretient ceux qui sont peu nombreux en haut et qui peuvent avoir des payent déconnectés de ceux qui sont en bas, et ceux du bas n’ont évidemment pas la choix de ne pas les payer.
Effectivement, pour nos "maîtres", il n’y a aucune limite à notre soumission. Je pense réellement que la recherche pourra prolonger l’espérance de vie des humains (contrer le vieillissement) : évidemment, vouloir réduire la population et la rendre immortelle en même temps n’est pas du tout cohérent. Mais pour les idiots qui tiennent à la vie à tout prix (aussi horrible qu’elle devienne), alors il y aura ce chantage : vivre plus longtemps si on est parfaitement soumis, être récompensé par des années de vies supplémentaires.
En gros l’immortalité sera pour nos chefs et les plus soumis d’entre nous. Pour les autres, le Covid nous a déjà indiqué ce qui nous attend. Nous n’aurons plus de vie sociale, nous n’aurons plus le droit de rien faire (car nous aurons refusé quelque chose d’insensé, contrairement aux soumis qui accepteront toujours n’importe quoi). Nous ne serons plus des citoyens et il n’est pas impossible que les chambres à gaz soient remises en fonction. Ce n’est qu’après que les soumis se rendront compte de l’horreur vers laquelle on les aura guidés, à moins que le pilotage sous-cutané soit réellement efficace et empêche tout réveil de conscience.
Mieux que n’importe quel roman dystopique : le monde réel.
A mon avis, le réveil est rigoureusement impossible avant la catastrophe. Cela fait déjà des décennies qu’on récompense les plus larbins (principe de tout système hiérarchique qui évolue donc fatalement vers le nazisme ou ses horreurs), que la majorité de la population se prostitue (cherche à plaire aux gens "importants") en toute circonstance, pour réussir dans leur carrière ou tout simplement pour un emploi de misère. Et ça fait des années que ceux qui ne se soumettent pas aux règles ultra-hiérarchisées de ce monde sont exclus. On passe un pallier de soumission supplémentaire, la différence est que le retour arrière sera rendu impossible si la technique la plus horrible réussit à modifier les corps et les consciences. Beau plan pour un néo-féodalisme avec des chefs-dieux immortels.