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poetiste

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  • 3 votes
    poetiste 30 juin 2011 09:46

    De la fumée pour les abeilles.

     

    Cherche à qui la prise d’otages profite. Procédons par ordre !

    D’abord aux médias, ils ont quelque chose à dire ou à écrire et ainsi peuvent se justifier de leur virtuel et artificiel métier, chasse au sensationnel aussitôt emporté par le vent, un scoop chasse l’autre.

    Ensuite aux politiques à qui l’on attribuera la libération de ces otages, même si c’est au prix de la contribution fiscale du Français de base. Politiques et médias évidemment de connivence pour enfumer les butineurs de scoop.

    Et puis aux ravisseurs eux-mêmes qui ont bien compris les enjeux, côté occidental, où la vie semble avoir cent fois plus de prix que chez eux.

    Il n’y a guère que le quidam de base, consommateur d’informations déformations qui aura tout perdu dans le grand brassage de ces agitations stériles. On l’aura occupé suffisamment longtemps pour qu’il oublie le chômage et sa force vive méprisée.

    Ah ! Le cocufiage est vachement bien établi ! Notre démocratie s’est inscrite dans le libéralisme économique et le libéralisme des mœurs. Que le meilleur gagne ! Enfin, je veux dire : celui qui sait le mieux tirer parti du dysfonctionnement, du besoin qu’il a créé artificiellement chez l’autre.

    Le syndrome colonial ne nous a pas lâchés. Indignons-nous, nous, les colonisés.

    Deux gars libérés ? Mais ils l’ont toujours été. Les Talibans sont des croyants obstinés de leur politique religieuse aléatoire, mais ils ne sont pas complètement idiots jusqu’à détruire des objets de négociation.

    S’enrichir, c’est faire perdre du temps aux plus pauvres et en faire gagner aux plus riches. (Vieux proverbe chinois que je viens d’inventer pour la circonstance).



  • vote
    poetiste 30 juin 2011 00:13

    Une continuité dans la politique du FMI / Pas de cadeau pour la Grèce qui aura son taux de 5 pour cent. On ne prête qu’aux riches, pas aux pauvres. Christine n’a pas dénigré le travail de DSK, sans concession. Elle demande aux grecs de se serrer la ceinture.
    Avantage : elle ne fera pas du gringue aux grooms de Sofitel, elle n’a pas vraiment le profil libidineux. Personne ne lui fera baisser la garde. Du coup, le cas DSK passe aux oubliettes.
    Même Madame trente cinq heures se réjouit de sa nomination. Si elle est élue, elle devra peut être bien aussi attendre de ses emprunts vu la situation désastreuse de l’héritage. Bien vu le compliment !
    Martine candidate à la présidence, c’est aimer le casse pipe quand les politiques ne gèrent plus rien, pilotés par les multinationales. On peut pronostiquer le temps d’usure, si elle passe : deux ans, maxi ! La France est sertie dans l’Europe elle-même sertie dans la mondialisation.
    Quelle place peut avoir un socialisme usé converti au libéralisme sans conditions, dans ce contexte ?
    Ça va encore ronronner tout ça et nous faire du blanc bonnet avec du bonnet blanc.
    Et les petits resteront petits, et les gros grossiront et Madame Lagarde ne me prêtera pas d’argent ; je suis de ceux qui s’appauvrissent.



  • 7 votes
    poetiste 29 juin 2011 20:24

    Effectivement, il y a là un abus d’utilisation de la télévision dans la caste télé au poste de commande.
    Qu’ils fassent la fête entre eux, discrètement, un peu de pudeur !
    Et on en oublie les 63 soldats morts en Afghanistan. Ils n’auraient pas une petite pensée pour eux par hasard ??
    On se la joue important et indispensable sur les plateaux de la maison ronde.
    C’est une réjouissance mimétique télévisuelle en laquelle le téléspectateur n’est pas concerné mais on la lui fourgue quand même.
    Deux gars sortis d’une galère, très bien, mais combien en France n’en sortent pas ? Combien sont bafoués, exclus ?
    La télé a les yeux rivés sur le nombril de la télé : un monde à part.
    Qu’il redescende sur terre le staff de la télé et qu’il s’attache à proposer des émissions édifiantes plutôt qu’une pollution mentale américaine et des publicités où les enfants sont impliqués.



  • 6 votes
    poetiste 29 juin 2011 15:28

    Les armes et les larmes.

    Mon métier était de réparer des machines à commande numérique. Un jour je vais dans une grande fabrique d’armes française, je traverse l’atelier plein de roquettes de fusées et autres gadgets à tuer la Vie.

    A la rencontre du chez d’atelier je lui dis : Ah ! C’est vous les artisans de l’apocalypse ? Je voulais faire de l’humour mais le gars, à ma grande surprise m’a dit : « Oui, vous avez raison, il y a des moments où l’on se pose des questions ».

    Je ne pensais pas enfoncer un tel clou. Je ne sais pas si ce gars a démissionné de son job mais moi, j’ai démissionné du mien car je ne voulais plus travailler pour des artisans du pire.

    J’ai réparé ma dernière machine dans cette boîte et je suis reparti libre, le cœur léger. J’ai fini ma carrière dans le social où je pensais qu’il y avait mieux à faire.

    Entendre sa conscience, c’est une expérience extraordinaire qui ouvre sur un autre monde, qui vous grandit. J’ai reçu ça : gracias a la vida !

    En rentrant chez moi, je traverse une ville dans les rues de laquelle des ouvriers de la CGT défilaient pour réclamer une augmentation de salaire. Ces ouvriers travaillaient dans une fabrique d’armes.

    J’ai compris vraiment ce jour là que la pire des violences se situait dans l’indifférence de la vie des autres et que mes camarades ouvriers n’étaient pas à même de faire le choix que j’avais fait.

    Les hommes de paix, les fils de lumière ne gèrent pas les biens spirituels avec la même efficacité que les banquiers. Quand le rapport de force s’inversera, quand les consciences auront un temps de réponse aussi rapide que ce que l’on appelle le temps réel en matière de spéculation financière, le monde sera sauvé.

    Mais ce n’est pas demain la veille, mon frère humain ! Il en faudra des souffrances avant que l’homme atteigne cela et nous n’y allons pas.

    De guerre en guerre, on arrive à la guerre ultime en laquelle le nerf de la guerre lui-même, (l’argent), prend le commandement des hommes, globalement, mondialement et annihile les consciences.

    L’évolution de la Vie se heurte à un ennemi redoutable : l’homme ! Et cette Vie généreuse et intelligente a fait la folie de croire en la responsabilité de ce dernier pour se prolonger.

    Les uns amassent des fortunes, les autres inventent un dieu à leur image pour prendre le pouvoir. On n’est pas sorti de l’auberge !

    Le veau dort, le veau dort, mais le veau d’or, lui, ne dort pas, il nous prépare la der des der et on n’ose pas imaginer son horreur.

    Un optimiste est celui qui trouve le réalisme pessimiste.

     



  • 2 votes
    poetiste 29 juin 2011 11:08

    De la violence

     

    La violence, étrange pulsion qui peut surgir de soi, provoquée par une impression de danger venue de l’autre. C’est l’instinct de conservation qui agit par un réflexe d’alerte pour une défense de soi. C’est la violence de l’agresseur qui se mesure à la violence de l’agressé.

    Deux attitudes possibles : ou la peur paralyse l’agressé, ou la réaction de conservation agira pour qu’il soit plus violent que l’agresseur afin de prétendre le neutraliser.

    L’agression systématique est une anticipation de protection de soi en laquelle on exerce la violence sur l’autre que l’on considère comme un ennemi potentiel. Cette agression est généralement supportée par l’adhésion à un groupe au sein duquel l’agresseur se conforte. L’instinct grégaire renforce en ce cas la violence du sujet.

    L’agression que l’on pourrait qualifier de « délibérée » chez certains sujets appartenant à un groupe ou une bande dite « extrémiste », n’est en fait que la manifestation de l’instinct grégaire qui vient à la rescousse de l’instinct de conservation pour conforter ses membres.

    Il y a, à l’origine de cette attitude de violence collective, un manque de confiance en soi, un manque de personnalité, une inaptitude à accepter sa propre solitude. Le sujet d’un groupe violent est ainsi happé par une violence collective exacerbée.

    Il va sans dire que des pouvoirs s’établissent dans la confrontation de deux violences subjectives ou collectives. Quand la violence se joue entre deux sujets, l’un supprime l’autre : Caïn tue Abel, Romulus tue Remus. La raison du plus violent est toujours la meilleure.

    Quand la violence devient collective, un meneur, un tyran prend vite le commandement de la bande, ce que l’on peut constater dans les banlieues livrées à elles mêmes où la loi n’est autre que la loi de la jungle, retour à l’instinct animal. Le phénomène est le même en un pays où le dictateur exerce son pouvoir absolu.

    A partir de ces considérations, ou on accepte cette loi de la jungle du chacun pour soi et Dieu pour tous, ou on aspire à la démocratie, à la paix, à la justice.

    Il y a une dichotomie dans le comportement des hommes, toujours tiraillés entre ce que dicte l’instinct et cette aspiration à vivre sans occulter la considération de l’autre, aller vers lui et ne pas craindre sa différence pour en définitive en tirer un enseignement.

    L’instinct parlant toujours en premier, il convient de lui apporter une correction qui ne va pas sans une introspection et non plus sans une notion de pardon, savoir revenir sur l’excès de réaction de notre méfiance vis-à-vis de l’autre ou sur une prise de pouvoir sur lui toujours injustifiée.

    Il n’est pas question de culpabiliser le sujet mais de le renseigner sur lui-même, de lui enseigner la démocratie comme elle doit s’exercer, dans le respect de l’autre, ceci, à tous les échelons de la société.

    La violence du spéculateur financier est extrême, la violence du trader, idem et l’on banalise ces violences, on les occulte en se focalisant sur les violences de banlieue plus spectaculaires mais certainement moins sournoises, plus spontanées, plus « naïves ».

    La violence est le propre de l’homme en tant que mammifère primate omnivore mais elle peut être sublimée pour qu’il accède à un état supérieur spirituel qui fait appel à « l’être » dans sa construction, son ascension et non pas à « l’avoir » de manière forcenée.

    Si l’on n’est pas convaincu que la richesse de l’être vaut toutes les richesses du monde, on n’est pas dans la non-violence. Si l’on n’est pas convaincu qu’il s’agit d’un engagement en lequel on doit se dépasser, on n’est pas dans la non-violence.

    Comment enseigner ça dans les écoles dans un contexte de désarroi qui touche tout le monde en notre pays. Un enseignement sans exemple n’est jamais probant. Que la non-violence soit ! Que la répression ne soit plus l’unique réponse à la violence. On peut en rêver.

     

     

     

     

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